Féminisme à Montreuil : des lieux publics vont porter le nom de trois figures emblématiques

montreuil

Pour rendre honneur à trois figures majeures du féminisme, le conseil municipal de Seine Saint-Denis a choisi de donner leur nom à des lieux publics, au coeur de Montreuil.

C’est la petite actu de la journée.

Simone Veil, Thérèse Clerc et Gisèle Halimi

Le square qui longe l’école Stéphane Hessel et l’avenue de la Résistance, ainsi que le mail Chauzy près du collège Solveig-Anspach ne portaient pas de nom jusqu’ici, et s’appelleront donc Simone Veil (femme d’État à l’origine de la légalisation de l’avortement) et Thérèse Clerc (militante du MLAC, fondatrice de la Maison des Femmes, et de la Maison des Babayagas).

La place Gisèle Halimi (avocate et militante féministe) est quant à elle située entre les rues du Bel-Air, Lenain de Tillemont et Anatole France. Cette place ne portait pas non plus de nom jusqu’ici.

L’enjeu de ces dénominations

Pour la ville de Montreuil, c’est l’occasion de réparer les injustices faites aux femmes et de rendre hommage à des grandes dames qui ont révolutionné la vie des femmes à de multiples reprises.

Face au constat de la prédominance d’odonymes masculins partout en France, tant à Montreuil qu’à Paris, à l’Ouest, au Nord comme au Sud, la ville a souhaité changer la donne dans un objectif de répartition égalitaire.

Autre enjeu crucial de cette décision municipale : « contribuer à la transmission de la mémoire des combats menés par ces femmes« .

Cet hommage sert également de levier de croissance au matrimoine Français, qui, on l’espère, n’a pas fini de grandir.

 

Les cadeaux à offrir à de jeunes parents

cadeaux parents

Noël approche plus vite que la musique ! Votre calendrier de l’avent en chocolat est déjà bien entamé, sauf que vous êtes en manque d’inspiration et que vous aimeriez choisir LE bon cadeau pour un proche qui vient juste de devenir parent… Alors qu’est-ce qu’on offre pour bébé ? Et pour le papa et la maman ? 

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Bonnes emplettes !

Un porte-bébé « Audacieux », pour des parents actifs

Ergonomique et 3 en 1, le porte-bébé audacieux convient aussi bien au papa qu’à la maman et offre trois modes de portage. Parfait pour toutes les occasions, par exemple pour faire les courses, marcher, aller à un rendez-vous… Avec l’audacieux, vous n’aurez plus peur de pratiquer des activités en portant votre bébé, ce sera même beaucoup plus naturel et agréable pour les deux parents.

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Un manteau porte-bébé à capuche, pour les frileux !

Avec ce manteau tout confort, vous allez faire des heureux. Les parents seront rassurés de tenir leur bébé bien au chaud contre eux lors d’une promenade en hiver. Quoi de mieux qu’un peu de chaleur pour traverser la période de Noël en toute sérénité ? Très mignon et élégant à la fois, ce manteau peut également être porté seul. C’est l’incontournable de la saison !

Alors profitez-en, c’est le moment  ➡️ https://bit.ly/33O1sx3 

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Une écharpe de portage, pour les mamans attentives

Si votre amie ou votre proche ne l’a pas encore, cette écharpe confortable à la matière soyeuse (coton) est très facile d’utilisation. C’est un must-have pour toutes les jeunes mamans, qui s’adapte non seulement au poids et à la taille de la porteuse mais aussi à la physiologie du nouveau-né. Efficace, cette écharpe ne demande aucun nouage complexe, et convient aux bébés âgés de 0 à 24 mois.

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Un porte-bébé « Aventurier », pour les fans de rando

Les parents à qui vous souhaitez faire plaisir pour les fêtes de fin d’année sont des serial-marcheurs ? Toujours sur la route, en plein bivouac, à traverser des cols et grimper sur des pics ? Même si ce n’est pas vraiment recommandé de faire l’Everest avec un nouveau-né, les parents devraient quand même avoir la liberté de se promener toute une journée ou quelques heures sur terrain plat. On est aventurier ou on ne l’est pas !

Pour en savoir plus, rendez-vous à cet endroit ➡️ https://bit.ly/3gl5VN4

l'aventurier

Une ceinture porte-bébé, pour les parents plus fragiles

Ce porte-bébé ceinture, équipé d’une sangle de soutien, permettra aux jeunes parents de donner à manger à leur bébé ou de jouer avec lui en toute liberté sans avoir mal au dos. En effet, un système de prévention de potentielles pressions exercées sur le bas-ventre est intégré. Adapté à tout type de morphologie, vos proches pourront vaquer à leurs occupations en toute tranquilité en préservant la sécurité de leur enfant. Disponible en plusieurs couleurs, la ceinture porte-bébé est la nouvelle tendance de l’année !

Faites-vous une idée ➡️ https://bit.ly/39Mvh4V 

ceinture porte bébé

Top 5 des séries à voir en attendant Noël

Noël séries

Noël et ses festivités approchent à grands pas, le grand froid de l’hiver vous paralyse déjà, et emmitouflé dans un plaid sur votre canapé, vous vous demandez ce que vous pouvez bien faire pour vous occuper… Bingewatcher, bien sûr !

Quoi de mieux qu’une bonne dose de cocooning pour se détendre avant l’entrée fracassante de papa Noël par la cheminée électrique.

Découvrez tout de suite notre sélection de séries à croquer avant ou pendant les fêtes !

1. The Bold Type, pour les modeuses féministes

The Bold Type, ou De Celles Qui Osent en Français, est une série en quatre saisons (pour l’instant !) réalisée par Sarah Watson, et sortie en 2017. Elle convient parfaitement aux fans de mode, de haute couture, aux stylistes en herbe, mais elle émerveille également les journalistes, les rédacteurs et rédactrices, et pour finir, les fervents défenseurs et défenseuses du féminisme.

En effet, si la série démarre sur les aventures que l’on imagine à première vue drôles et légères de trois meilleures amies new-yorkaises qui travaillent au sein du même journal, Scarlet Magazine, leur vie va prendre une sacrée tournure au fil des épisodes…

[SPOILER ALERT]

Puisque Jane va nous montrer comment se battre pour être sacré meilleure journaliste,  Kat va s’épanouir sexuellement et professionnellement jusqu’à faire son coming-out, et Sutton fera tout pour sortir de son rôle de simple assistante au bureau pour s’imposer en tant que styliste avant-gardiste.

[FIN DU SPOIL]

La saison 4, sortie en 2020, est disponible sur la toile, alors foncez tout de suite découvrir cette pépite made in women empowerment !

the bold type

2. Le Jeu de la Dame, pour les accros aux échecs

Personnellement, en ce moment, je me réveille tous les jours avec une envie folle de battre mon adversaire du moment, celui avec qui je partage une vie de confinement paisible la plupart du temps… Sauf quand il s’agit de lui mettre la piquette aux échecs.

Effectivement, il semblerait que je me prenne un peu trop pour Beth Harmon, l’héroïne de la minisérie interprétée par Anya Taylor Joy dans Le Jeu de la Dame ou The Queen’s Gambit en anglais.

[SPOILER ALERT]

L’histoire commence au milieu des années 1950, par un tragique accident de voiture au cours duquel la future grande reine de l’échiquier perd sa mère. La petite Elizabeth Harmon est donc placée dans un orphelinat où elle apprend à jouer aux échecs avec le gardien, M. Shaibel. En parallèle, elle fait la connaissance de Joline qui deviendra sa meilleure amie pour la vie, et devient addicte à un tranquilisant distribué à l’orphelinat, auquel elle sera dépendante quasiment toute sa vie. La série dépeint son parcours de winneuse, car de championne locale, elle se crée rapidement une réputation de gagnante internationale, jusqu’à affronter Vasily Borgov, un grand joueur, champion du monde russe des échecs.

[FIN DU SPOIL]

L’essentiel à retenir de cette minisérie palpitante ? Eh bien, pour commencer, que dans les année 50, 60, ce n’était pas évident de se démarquer dans la société quand on était une femme. Grâce à son talent et à son génie, Beth Harmon démonte un à un les clichés sexistes de son époque, pour notre plus grande joie !

le jeu de la dame

3. The Americans, pour les transis d’espionnage

Cette série a tout d’un chef-d’oeuvre… Des acteurs exceptionnels, dont Keri Russel et Matthew Rhys, qui incarnent Elizabeth et Philip Jennings, un couple d’agents russes du KGB qui se bat en secret pour défendre leur pays natal, la Russie. Une bande originale terriblement inspirante et sexy, de Phil Collins aux Rolling Stones en passant par Léonard Cohen, j’ai rarement écouté une BO aussi riche en termes d’influences, et aussi punchy. Si vous ne regardez pas la série, faites-vous au moins plaisir en découvrant les playlist The Americans sur YouTube ou Spotify.

[SPOILER ALERT]

Et pour finir, un scénario à couper le souffle ! Les missions des Jennings sont loin d’être faciles à accomplir, ils devront, pour venir en aide à leur peuple, se mettre dans la peau d’autres personnes, hôtesse de l’air, cow-boy texan, vendeuse de cosmétiques, agent du FBI… Toutes les couvertures sont bonnes à prendre pour déceler les mystères des plans de la CIA ou du FBI.

the americans

4. The Mandalorian, pour les fans de Star Wars

Sortie pour la première fois en 2019, la série The Mandalorian met en scène un grand mec badass qui doit protéger vaille que vaille un petit bébé trop choupi : un petit maître Yoda qui malgré ses 50 ans révolus, en fait plutôt un ou deux. C’est ça Star Wars, des scénarios bien farfelus et des combinaisons de personnages loufoques !

Le pitch en bref : après le déclin de l’Empire et la création de la Nouvelle République, le métier de chasseur de prime ne permet plus très bien de gagner sa vie en terre star warsienne, mais heureusement, Mando, notre héros, a décroché un contrat bien juteux qui n’a rien d’officiel mais lui, il s’en fiche complet. Tout ce qu’il veut, c’est vivre une belle vie de baroudeur, siroter des cocktails aux quatres coins des galaxies.

[SPOILER ALERT]

Sa mission ? Trouver un bébé Yoda et le ramener à ses commanditaires. Rien de plus simple en fait, mais pourtant ce gros dur de Mando va être tellement ému par ce petit bout de chou qu’il décide de le sauver. Il s’attire ainsi les foudres d’une ribambelles d’ennemis qui vont le pourchasser, impériaux, chasseurs de prime locaux, stormtroopers… Parviendra-t-il à tous les éliminer à lui tout seul ? Le suspense est à son comble ! N’attendez plus et lancez la saison 2.

bébé yoda

5. Working Moms, pour les mamans épuisées

Qui a dit qu’avoir un enfant devrait inciter les mères à stopper leur carrière ?

C’est un peu le message principal de cette série déjantée, sorte de mélange entre Friends ou How I Met Your Mother version mamans. Parfaite pour parler parentalité sans aucun tabou quitte à briser les codes de bonnes conduites tristement appliqués à notre société un poil paternaliste, la série Working Moms, signée Catherine Reitman, s’avère non seulement tordante, mais également lucide. Très, très lucide.

Avec ces quatre amies et mères au bord de la crise de nerf (les héroïnes de la série), on est loin des clichés publicitaires et du modèle traditionnel de la ménagère de moins de cinquante ans, femme et mère au foyer. Ce qu’on ADORE dans cette série, c’est le ton cru, direct de ces mères pas vraiment exemplaires mais sûres d’elles et souvent tiraillées entre élever leurs enfants dans la joie et la douleur ou grimper les échelons quitte à être un peu moins présente à la maison… Bref, même si on n’est pas, ou pas encore maman, on adhère à 200 % au propos, et ça fait du bien de voir des problèmes de fond révélés au grand jour et analysés avec brio.

working moms

Sur ces belles paroles, toute l’équipe de Colette Magazine vous souhaite un excellent marathon !

Les BD à dévorer à Noël ! 🎄

Une sélection Colette Magazine

Les fêtes de fin d’année approchent à grands pas. Le père Noël, ce bon vieux grand-père généreux comme pas deux, a-t-il pensé à vous et à votre passion pour les Bandes Dessinées ? Si ce n’est pas le cas faites-vous plaisir, car après tout… On n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Voici donc pour vos beaux yeux une petite liste de belles BD à feuilleter cet hiver au coin du feu.

Ab Absurdo, tome 4 – Marc Dubuisson

Si le dessinateur Marc Dubuisson admet volontiers, lorsqu’on l’interroge, qu’il n’avait pas vocation à le devenir, ce n’est pas si difficile à croire au vu des bonhommes batons à se tordre de rire qu’il nous concocte tous les ans, pour notre plus grand plaisir.

ab absurdo

Sa passion ? Les strips absurdes, par lesquels il nous communique gaiement son point de vue désabusé sur les actualités marquantes de notre quotidien. Mélange subtil entre humour de Ionesco et politique mondiale, Marc Dubuisson dessine au présent.

Fin veilleur du moindre événement français, belge ou planétaire, la spécialité du dessinateur des tomes 1, 2, 3 et 4 de la série Ab Absurdo réside, comme son nom l’indique, dans la démonstration de l’incommensurable absurdité d’une majorité de décisions politiques quelles qu’elles soient.

Donnant à penser, à réfléchir tant à nos actions individuelles qu’à la domination des élites et leurs préjugés, ses bonhommes décoiffent et ne laissent pas indifférents…

Vous pouvez acquérir le dernier exemplaire Ab Absurdo sur le site officiel de la librairie des éditions Lapin. Au programme de ce tome 4 : masques anti-covid, whatsappero décapants, frasques politiques exaltantes. À votre santé !

L’Arabe du futur, tome 5 – Riad Sattouf

Né à Paris en 1978 d’un père syrien et d’une mère française, Riad Sattouf a grandi en Lybie et en Syrie et a reçu une éducation musulmane, avant de revenir en France pour découvrir… Tintin, ces aventures extraordinaires qui marqueront sa vie et fixeront son destin.

larabe du futur 5

S’il passe son bac à Rennes puis entre en écoles d’arts appliqués à Nantes, c’est aux Gobelins que ses talents seront repérés et appréciés. De succès en succès, il en arrive à créer son propre atelier avec Blain, Sapin et Sfar en 2002.

En 2009, il réalise les Beaux Gosses, une comédie française d’une lucidité rare sur la jeunesse de l’époque, vu et re-revu par bon nombre d’enfants issus de la génération Y (dont je fais partie). C’est grâce à ce long-métrage que le grand public découvre avec enthousiasme un acteur prometteur : Vincent Lacoste.

En parallèle, il dessine pour Charlie Hebdo dans sa propre rubrique intitulée « La vie secrète des jeunes ». Si à l’époque les beaux-gosses rencontrent un succès mitigé au box office, cela permet néanmoins à Riad Sattouf de revenir à la bande-dessinée.

En 2014, l’Arabe du Futur paraît, et grâce à son oeuvre autobiographique, la renommée du dessinateur devient internationale. Ses dessins, simples, drôles et efficaces, mettent en scène sa jeunesse en Lybie sous le régime de Khadafi, et en Syrie, sous Hafez-al-Assad (1974-1978). Son adolescence unique en son genre pique notre curiosité, et nous fait rire, rêver, pleurer.

Le tome 5 signe l’avant-dernière aventure du dessinateur, qui serait actuellement en train d’écrire le sixième et dernier tome. Encore une fois, on y voit un jeune adolescent troublé dans sa quête existentielle par sa difficulté à trouver sa place dans le monde, ému par sa mère qui tente de le récupérer, et se remémorant les paroles de son père et des traditions syriennes…

Des heures ne suffiraient pas à vous convaincre d’y plonger. Alors, osez vous faire vous même votre propre opinion, et faites-en l’acquisition dans la librairie la plus proche.

L’Arabe du futur, tome 5 aux éditions Allary.

Sapiens, la naissance de l’humanité, tome 1 – Harari, Vandermeulen et Casanave

sapiens la naissanceEt si on s’arrêtait deux minutes sur… L’humanité ?

Est-on sûr de tout savoir, tout connaître ? Ce n’est sûrement pas pour rien que notre vieil ami Socrate disait :  « je sais que je ne sais pas ». Si ce fameux  « ἕν οἶδα ὅτι οὐδὲν οἶδα » (la même chose, en grec ancien) donne à philosopher, avec le premier tome de Yuval Noah Harrari, David Vandermeulen et Daniel Casanave, c’est l’Histoire tout entière qui est élégamment mise en lumière.

Avec humour, ces trois acolytes nous narrent des faits historiques et scientifiques ayant forgé l’évolution de notre espèce.

Parfait pour traverser une crise d’ado, cet ouvrage permet de nous remettre les pieds sur Terre à la recherche de notre origine première. Si vous êtes de nature à vous demander en permanence :

« POURQUOI NOUS LES HUMAINS ON N’EST PAS COMME LES ANIMAUX ? »

« POURQUOI NOS VIEUX ÉTAIENT SUPER-AGGRESSIFS DANS LE TEMPS ALORS QUE MAINTENANT TOUT LE MONDE EST HYPER RELAX ? »

« COMMENT LES PREMIERS HOMMES FAISAIENT L’AMOUR ?! »

Alors oui, je crois que cette BD apaisera vos esprits torturés.

Calmez-vous, prenez une tisane, et découvrez les secrets de l’Homme grâce à ce bijou dessiné, Sapiens, la naissance de l’humanité, paru aux éditions Albin Michel.

La Rose la plus rouge s’épanouit – Liv Strömquist

Si certains d’entre nous étaient déjà tombés raides dingues de la dessinatrice et son Origine du monde, ceux qui ne la connaissent pas peuvent encore la découvrir grâce à sa dernière bande dessinée intitulée la Rose la plus rouge s’épanouit.

la rose la plus rouge sepanouitÀ nouveau l’autrice suédoise nous surprend avec ce délicieux hommage à la poétesse américaine Hilda Doolittle. L’objectif ? Analyser l’amour à l’ère du capitalisme et de la société de consommation.

Sommes-nous toutes des roses destinées à rougir puis à fâner éternellement ? Au temps des applis de rencontre et du polyamour, quelle place est censée occuper le sentiment amoureux ? N’est-ce qu’un sentiment passager, voué à ne pas s’éterniser ?

Et puis d’ailleurs, pourquoi l’amour, ça ne finit pas toujours très bien, en général ?

Tant de questions auxquelles la dessinatrice vous propose des pistes multiples, pour mieux se frayer un chemin dans l’éros, et observer les coulisses et les mécanismes de la passion.

Alors, suivez le guide et pénétrez dans l’univers humoristique et coloré d’une dessinatrice suédoise qu’on ne prend même plus la peine de nommer, à force de succès.

La Rose la plus rouge s’épanouit de Liv Strömquist, aux éditions Rackham

Peau d’Homme – Zanzim et Hubert

Détour en Belgique, cet hiver, avec une pépite signée Zanzim et Hubert. Abordant le féminisme non pas de plein fouet mais de manière décalée, le dessinateur Zanzim et le scénariste Hubert nous emmènent à Florence à la Renaissance.

peaudhommeÀ l’intérieur de cette ville se joue une transition douloureuse mais nécessaire entre la religion, liée aux traditions, aux coûtumes ancestrales, et l’humanisme, qui vient transgresser la religion et bousculer la notion de Dieu pour mettre en valeur l’Homme et la dignité de son esprit.

Le lecteur suit l’évolution d’une jeune fille condamnée à un mariage arrangé. Celui-ci doit avoir lieu dans très peu de temps…

Mais sa famille est loin d’être ordinaire : toutes les femmes qui la composent ont la possibilité, magique, de revêtir une apparence d’homme, afin de vivre quelques heures dans la peau de leurs confrères masculins.

Cette jeune fille évoquée plus haut ne se marie pas immédiatement et à la place, se fond dans sa peau d’Homme grâce à laquelle elle va vivre une épopée singulière…

Si vous n’avez pas encore l’eau à la bouche avec ce synopsis déjanté, sachez qu’au fil des pages, de nombreux problèmes actuels seront traités avec beaucoup de finesse, mais aussi beaucoup d’informations et de documentations sur l’époque de la Renaissance.

Bonne lecture !

Peau d’Homme, Zanzim et Hubert aux éditions Glénat.

 

[Gaming] Vivre avec un joueur compulsif

Vivre avec un addict aux jeux vidéo, ce n’est pas si simple… Si la communication est nécessaire pour sauver un couple, ce n’est pas non plus une baguette magique. Alors si l’accro ne change pas de dico, personne ne vous blâmera si vous envisagez de partir. Mais avant cela… Analysez objectivement votre situation !

Première partie : plongez au cœur des pensées [fictives !] d’une jeune femme lambda, éprouvant des difficultés à dialoguer avec son conjoint concernant son problème d’addiction aux jeux vidéo… Parce qu’on est nombreuses, nombreux à être passés par ce type de phase, on ne va pas se mentir.

L’échappée belle : un scénario catastrophe

Matinée.

Vous vous levez, vous vous sentez belle et jeune. Vous marchez dans la rue par un soir de décembre, vous rentrez des courses ou d’une balade nocturne improvisée, et devant vous sur un fauteuil, une chaise un canapé, un homme se dédouane de sa vie… devant la télé.

Avisé de tous les conseils que l’on peut donner à un enfant de cinq ans sur les dangers du virtuel et de l’addiction aux jeux vidéo, il n’a que faire de vos blâmes répétitifs.

Et d’ailleurs, vous vous en voulez à chaque fois de lui adresser le moindre reproche, de peur qu’il ne finisse par retourner le problème contre vous en pointant du doigt vos faux problèmes « sérieux » de dépendance affective.

Cela dit, de l’affection et des sentiments, récemment, vous ne savez que penser.

Si votre moral est au beau fixe, votre cerveau vous intime d’y songer. Qu’en est-il des joies, sur le balcon, à la mer, l’été ? Ou encore, les soirs d’automne emmitouflés ? L’un contre l’autre vous rêviez à des destins croisés, à jamais entremêlés par l’amour.

Fil délicat qu’on voit filer.

Mais aujourd’hui vous êtes là, et seule sur votre canapé, face à cet être vissé sur son derrière !

Vous vous surprenez à réfléchir… Quel amour, pour quel avenir ?

Vous imaginez non pas une île déserte, mais un fabuleux appartement, lumineux et coloré, un lieu de vie où respire le bonheur, éternel emblème de vos rêves.

Vous êtes à la tête d’un projet que vous avez toujours voulu mener, vous êtes bien entourée, même si le soir vous êtes seule… Le jour, vous décidez. Vous vous sentez jeune. Le poids d’un âge que vous n’avez pas ne vous pèse plus sur les épaules.

Vous ne sermonnez plus en espérant des changements chez la personne avec laquelle vous vivez. Car tout simplement, vous êtes trop jeune pour le faire. Alors vous arrêtez.

Vous n’attendez plus.

Au petit jour, les rayons du soleil heurtent vos paupières et votre sourire éclate votre séjour, vous appartenez à vous-même, vous êtes au monde pour agir en liberté. Il n’y a personne, aucun avachi sur la chaise, juste vous et le monde, vos amis, les êtres chers.

Retour sur le canapé :

Vous êtes seule pendant ce même court laps de temps dans lequel vous hésitez encore entre attendre qu’il ait fini de jouer ou commencer ce nouveau film sur votre ordinateur.

Ou écrire. Ou chanter. Ou danser.

Mais avec lui devant vous, si occupé, vous avez l’impression de ne plus pouvoir bouger.

Vous ne savez pas comment il le prendrait, comment apprécierait-il l’idée que vous puissiez vous occuper sans lui. Vous avez peur qu’il réagisse avec enthousiasme et coupe en plein cœur votre élan de création.

En parallèle, vous avez peur qu’il y soit parfaitement indifférent.

Vous êtes figée.

Vous pensez à toutes ces femmes au travers des siècles, à l’héritage immense qu’elles vous ont légué, cette perche d’indépendance qu’elles vous ont tendue, cette soif de vivre pour soi au lieu d’assouvir en permanence les désirs d’autrui.

Cette libération, vous la prenez du bout des doigts, vous recommencez à penser à l’avenir.

Cette fois-ci, vous êtes deux, l’un est un autre homme, et parfois même, il se transforme en femme. Avec cet Autre, vous forgez une complicité telle que vous écrivez des pièces de théâtre sur l’amour que vous lui vouez.

L’Autre est humain, il vous comble de bonheur par des gestes pourtant simples, pensez-vous, il vous adresse la parole par des phrases directes et concises, il vous apaise.

Vous pensez à toutes les épreuves que vos amants précédents vous ont fait endurer. Dans vos méninges, l’homme du passé, le premier, resurgit.

Il est là, debout, face à votre conscience. Il prononce ces paroles magnifiques, dessine le fabuleux tableau… Quand soudain il révèle sa vraie nature. Il vous trompe, une fois selon lui, trente selon ses amis.

La réalité vous rattrape.

Cet autre dont vous rêvez quelquefois, qui n’est pas votre ancien amant mais un inconnu idéal, un inatteignable oasis, existe-t-il seulement ?!

Vous pensez à une main qui vous est chère, vous prenant la hanche, il vous fait danser dans un étrange couloir. La sensation est agréable, mais comme à chaque fois, vous la faites disparaitre. Vous ne voulez pas assumer vos émotions, car on vous a souvent reproché d’être ailleurs, lunatique, introvertie.

Et vous, que voulez-vous faire face aux jugements des autres ? Garder les pieds sur Terre. Vous voulez à tout prix que l’on voit comme une sérieuse créature kantienne. Adieu les peintres fous, et les poètes maudits.

Peu à peu, vous atterrissez chez vous.

Vous n’êtes plus qu’une femme : LA femme que vous êtes, dans l’appartement que vous habitez, avec les projets que l’on vous connait.

Vous êtes seule sur le canapé, seule mais en couple, cette étrangeté.

Devant vous un homme joue comme il jouerait sa vie, et vous n’osez pas le lui dire, mais vous ressentez quelque chose au fond de vous… Comme s’il se jouait de vous.

Alors, avalant vos merveilleuses pensées, vous vous forcez à rationnaliser et à vous occuper. Vous jetez un œil aux livres, aux plateformes de visionnage habituelles, puis, vous vous mettez à marcher. Nul ne vous guide sinon vous-même.

En vous fleurit l’idée d’un départ.

Plus que jamais indécise, vous mimez un sourire à l’homme assis qui vous regarde pour la première fois depuis des heures.

Dans votre cinéma encéphalique, vous partez.

L’addiction, ennemie anaphrodisiaque et toxique

Au travers de mes lectures digitales crépusculaires, j’ai parcouru des sites et des sites, et je suis tombée sur un nombre illimité de forums publics évoquant les « joies » du couple.

La plupart du temps, les messages échangés sur ces interfaces me permettaient de relativiser certaines scènes de la vie quotidienne…

Et pour cause, plusieurs fois il m’est arrivé de veiller tardivement, parfois jusqu’à quatre heures du matin, le cerveau en proie aux doutes et aux questions existentielles.

Je m’amusais alors avec Google, écrivant toutes sortes d’expressions, d’interrogations, prenant le géant des GAFAM pour une madame Irma des temps modernes.

« COMMENT SAVOIR SI C’EST L’HOMME DE MA VIE ? »

« C’EST QUOI L’AMOUR ? »

« COMMENT L’INCITER À FAIRE LA VAISSELLE ? »

Je vous passe les détails sordides de mes requêtes noctambules.

Le fait est qu’à force de chercher des réponses précises et détaillées, j’ai fini par atterir sur une pléïade de plateformes anonymes, sur lesquelles une personne, membre d’un couple, exprimait au monde entier tout le mal-être qu’elle éprouve vis à vis de son ou de sa partenaire.

Bien que d’après l’adage, dans un couple, il existe toujours des hauts et des bas, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que les bas prenaient visiblement une place de choix dans certains couples. J’ai réalisé que ces discussions virtuelles anonymes traitent souvent…

De problèmes d’addictions.

addiction

Parmi celles-ci, les jeux vidéo reviennent très fréquemment, et ce presqu’autant que les addictions liées à la drogue et à l’alcool.

Dans tous ces témoignages divers, éparpillés, qu’en plein jour nos amis nous déconseilleraient de consulter, se sont révélées des frasques plus qu’émouvantes, révélatrices d’une société en perte d’humanité d’un côté, ou en recherche d’affection de l’autre.

Comment mettre fin à la dépendance aux jeux vidéo ?

Si on blâme les alcooliques, les drogués, on se garde bien souvent de parler du pouvoir magnétique que peuvent avoir sur nous les écrans. Tactiles ou non, nos yeux s’écarquillent pour mieux percevoir les secrets d’une toile utilisée tous les jours par 4,54 milliards d’araignées.

Vous devez vous demander quels sont les chiffres liés aux jeux vidéos. Sachez qu’à ce propos, le cabinet NewZoo estime que le nombre de joueurs dans le monde devrait bientôt s’élever à 3 milliards !

Et si la pratique des jeux s’avère saine pour 95% des joueurs (et heureusement !), il n’en demeure pas moins qu’il existe des cas beaucoup plus graves, parfois plus isolés. Ce n’est pas pour rien que l’OMS a officiellement reconnu l’existence du trouble du jeu vidéo (gaming disorder, en anglais) en mai 2019.

Pour information, en voici les trois principaux symptômes :

  1. Perte de contrôle sur le jeu.
  2. Priorité accrue accordée aux jeux (prenant le pas sur d’autres hobbys ou activités quotidiennes).
  3. Pratique constante du jeu en dépit de répercussions dommageables.

Dans le cas où vous seriez vous-même accro et que vous tombez sur cette article après une nuit blanche de games : il existe heureusement des associations expertes sur le sujet, ainsi que des psychologues ou encore des pédopsychiatres qui peuvent vous écouter afin que vous preniez en charge votre addiction.

Parmi les associations, on peut citer :

  • SOS Joueurs, à but non lucratif, ses services d’aides (avocats, assistants sociaux, psychologues…) sont gratuits.
  • L’Open-asso, soit l’observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique, qui propose aux parents des conseils de prévention ainsi que des formations autour de plusieurs thèmes liés aux dangers du numérique.
  • Fil Santé Jeunes, une association d’utilité publique financée par Santé Publique France et la Direction générale de la Cohésion Sociale. Celle-ci offre aux jeunes et aux professionnels de la famille un accompagnement personnalisé et des conseils au 0800 235 236.
  • L’asso Grans Gaming, qui s’engage à rassembler des joueurs au moins une fois par mois pour qu’ils ne restent pas enfermés chez eux, et à donner des conseils, des informations pour sortir la tête de l’eau.
  • L’association 3-6-9-12, composée de praticiens de terrain, de chercheurs et d’universitaires, contribuant à une éducation du public aux écrans aux travers de conférences, de formations, d’interventions scolaires et d’actions innovantes autour des écrans.

Si vous préférez faire appel à un psychologue, il existe des pros de l’addiction aux jeux vidéos, comme la clinicienne Vanessa Lalo, ou encore le spécialiste Milan Hung. N’hésitez pas à poursuivre vous-mêmes les recherches d’experts en addictions aux jeux vidéo, notamment sur la plateforme Doctolib.

À noter :  bien sûr, à défaut d’experts, un psychologue ou un psychiatre généraliste peut très bien vous accueillir, vous écouter et vous orienter si besoin.

Si la peur des psys est malheureusement encore trop répandue, en voir un peut s’avérer plus que bénéfique pour votre santé. Vous n’osez pas ? Sachez qu’en ce moment, il est possible d’opter pour les consultations vidéo, plus indirectes et peut-être plus adaptées à un premier rendez-vous. C’est à vous de choisir, selon l’endroit où vous vous sentez le plus à l’aise au début.

Gardez à l’esprit ceci : pour qu’une thérapie ait de l’effet, il suffit d’être rigoureux, en allant consulter une fois par semaine. Les séances peuvent être plus espacées selon votre budget, néanmoins, soyez assidu / assidue, et montrez que vous êtes prêt – prête à changer.

psychologue gaming

In love d’un / d’une accro : que faire ?

Dans le cas où vous êtes la copine, ou le copain, d’une personne addicte aux jeux vidéo, les questions que vous vous posez, vos tiraillements, sont légitimes.

Libre à vous d’accepter cette dépendance, pouvant s’avérer pesante et même destructrice à long terme, tant pour vous que pour le binôme que vous formez avec votre partenaire. Vous pouvez l’écouter parler, s’il se sent seul et qu’il n’arrive pas à sortir de son addiction, mais cela ne doit pas vous nuire personnellement.

En d’autres termes, vous pouvez être un soutien… Mais vous n’êtes pas une éponge !

Parfois, il faut savoir lâcher prise.

Toute personne mérite d’être prise au sérieux, que vous soyez célibataire ou en couple. Alors si la personne que vous aimez s’est déjà engagée sur un autre terrain que celui du couple que vous envisagez de construire, peut-être vaut-il mieux vous poser et prendre du recul.

Cette personne que vous chérissez sans qu’elle ne vous rende heureuse ou heureux pour autant, êtes-vous dans la certitude qu’elle vous aime réellement ?

N’a-t-elle pas un long chemin d’introspection, de déconstruction et d’apprentissage de la vie à faire avant d’aimer qui que ce soit d’autre ?

Et d’ailleurs, cette personne, s’aime-t-elle seulement elle-même ?

vivre en couple joueur

Surtout, n’hésitez pas à en parler autour de vous, quelqu’un avec qui vous vous sentez en confiance. Cela peut également être un psy… Au cas où vous ne l’auriez toujours pas compris, il n’y a rien de tel qu’une thérapie pour mûrir vos pensées et gérer vos émotions !

Si l’addiction provoque un sentiment de solitude chez le dépendant lui-même, vivre avec une personne accro (à quoi que ce soit, finalement) peut s’avérer néfaste pour votre bien-être.

Ne restez pas seule / seul dans cette situation, et prenez votre destin en main.

Quitte à oser, et accomplir vos rêves…

Sans plus attendre !

PS: qui sait, peut-être qu’un beau Heath Ledger se trouvera au bout du chemin. Ou une heath ledgette ? Allez bisous.

Quand l’Écosse sort du lot en rendant les protections périodiques gratuites !

écosse protections

Ah les règles… Ces pertes sanguines, parfois douloureuses, ces liquides rouges mensuels, qui horrifient les puceaux, et mortifient les agences de pub. On s’en passerait bien, mais mère Nature nous les refile tous les 28 jours, pour une étrange histoire de cycle. 

Les menstruations, un tabou qui coûte cher

Si ce fluide mixé de sang, de sécrétions vaginales et de cellules endométriales fait jaser, il n’en reste pas moins coûteux :  selon un article du Monde (2017) une femme Française en aurait pour 1 730 € de protections périodiques au cours de sa vie, et encore, sans parler des sous-vêtements, anti-douleurs, gâteaux qu’elle achète pour y pallier.

En 2020, selon WeDemain, ces achats reviennent à environ 10 € par mois soit 5000 € sur une vie (si on considère qu’une femme aura 500 fois ses règles avant la ménopause). Et selon l’association Règles Élémentaires, 1,7 million de femmes sont victimes de précarité menstruelle en France. Il ne s’agit donc pas de cas isolés, mais d’un vrai problème de société.

règles

Face à la précarité menstruelle des étudiantes, l’Université Paris Est-Créteil a mis en place, le 9 mars 2020, un distributeur de protections périodiques gratuites et éco-responsables, de la marque Natracare.

Une initiative dont d’autres établissements scolaires devraient largement s’inspirer !

À bon entendeur…

Règles : l’Écosse officialise la gratuité des protections

Le Period Products Free Provision Bill a été adopté ce mardi 24 novembre par le parlement Écossais : la gratuité des protections périodiques (serviettes, tampons…) devient officiellement un droit… LÉGAL !

Une législation fièrement adoptée par la Première Ministre écossaise, Nicola Sturgeon, et initialement portée par la députée travailliste Monica Lennon. Cette loi compte endiguer définitivement la pauvreté périodique en « préservant la dignité des personnes » comme indiqué sur le site officiel du parlement.

Si la mesure coûterait autour de 24 millions de Livres par an soit 28 millions d’euros, il s’agit d’un grand pas dans la lutte contre la précarité menstruelle, une première attendue au tournant par plus de 2 millions de femmes écossaises.

Alors, quels pays sauront suivre leur exemple ?

Le suspense est à son comble…

En attendant, UN GRAND MERCI À L’ÉCOSSE !

L’avant-gardisme en termes de protection des droits des femmes, c’est la grande classe.

 

 

The Crown – Devenir princesse, diktat ou conte de fée ?

the crown princesse

The Crown saison 4 met en lumière le mariage arrangé entre le Prince Charles et Diana Spencer en 1981. De l’anonymat à la consécration, la princesse Diana a traversé bien des états, tant géographiques qu’émotionnels pour plaire à la famille royale britannique. Avant la tragédie parisienne de 1997, qu’en est-il de sa fulgurante ascension ? 

Diana Frances Spencer naît en 1961, fille cadette d’Edward Spencer, vicomte Althorp, et de son épouse la vicomtesse Frances Burke-Roche. Issue d’une lignée de l’aristocratie anglaise, elle ambitionne de devenir danseuse de ballet, et dès l’enfance, rêve d’un destin monarchique.

Peu conforme à un système d’éducation classique, elle envoie valser sa scolarité en Suisse et retourne à Londres. Là, elle devient femme de ménage, puis nourrice, et enfin assistante dans un jardin d’enfant. Repérée par la famille royale britannique, la reine est sous le charme de sa tendresse et de sa modestie, estimant qu’elle ferait une parfaite épouse pour son fils, le prince Charles.

Un conte de fée arrangé

Alors qu’ils ne se sont vus que treize fois, le Prince Charles et Lady Diana Spencer subissent une union forcée. En 1981, ils se marient à la Cathédrale Saint-Paul, à Londres. Suivi par des millions de téléspectateurs à travers le monde, ce mariage déplait au fils aîné de la Reine, qui n’a fait qu’obéir à la volonté de son oncle « Dickie » lui ayant intimé l’ordre d’épouser une fille au sang bleu sans histoire.

mariage diana charles

La femme qu’il aime en réalité, Camilla Parker Bowles, représente un danger pour la réputation de sa famille : celle-ci est déjà mariée au major Andrew Parker Bowle. Le royaume se passerait bien d’un scandale d’infidélités. Toutefois, rien n’y fait, l’héritier du trône ne renonce pas à sa passion pour elle et trompe la princesse Diana à de multiples reprises.

Une princesse mal dans sa peau

Les infidélités s’enchaînent et la princesse, pas dupe, s’isole et souffre de troubles d’alimentation. Se réfugiant dans la nourriture, elle tente de cacher sa boulimie en se faisant vomir à de multiples reprises.

Si à l’origine, Diana Spencer se réjouissait à l’idée de son mariage et des bénéfices de son nouveau titre, elle subit finalement les conséquences des codes de conduite directement liés à son statut. Piégée à Buckingham et enchaînée à un mari qu’elle aime sans réciprocité, elle va jusqu’à commettre des tentatives de suicide.

lady diana

Éprouvée par le manque d’amour de Charles, Diana trouve du réconfort dans l’affection qu’elle porte à ses deux fils, les futurs princes William et Harry. Malgré cette heureuse maternité, sa vie est dictée par des événements médiatiques, elle doit sans cesse se surpasser pour fondre dans le moule imposé par son titre de princesse.

Victime de son propre succès

Sans arrêt poursuivie par d’innombrables paparazzi, la princesse Diana jouit d’une immense célébrité et est adulée partout dans le monde.

Son engagement maternel et sa charité illimitée font d’elle une princesse humaine et proche du peuple. Sa compassion, sa modestie, son charisme naturel lui valent un succès mondial qu’elle n’aurait jamais vu venir.

Son humanité sans borne la rend hélas vulnérable, chacune de ses actions est scrutée dans le moindre détail.

Jaloux de la gloire qu’on lui attribue, le Prince Charles lui mène la vie dure. Ce dernier la perçoit comme une rivale qui tenterait de lui voler la vedette en permanence… Or la princesse Diana aime la danse, les enfants, les rencontres, elle fait preuve de spontanéité et de modernité, tandis que le roi en devenir s’avère vieux jeu et fidèle aux règles monarchiques.

Un respect des coutumes ironique puisqu’il souhaite à tout prix se séparer de la princesse pour vivre aux côtés de son amante, la duchesse Camilla.

Breaking news : le prince charmant n’existe pas

Le prince de Galles ne démontre aucun respect pour sa femme et ne semble pas préoccupé outre mesure par l’éducation de ses enfants. Celui que Diana Spencer trouvait si « sexy » et attentionné au début a fini par lui pourrir plus ou moins l’existence. Premièrement en ne l’aimant pas, et deuxièmement en ne lui cachant pas sa liaison avec Camilla.

prince charles camilla

L’homme parfait, le prince charmant, cet être inquittable et idéal sur le papier n’existe pas et n’a jamais existé. Et pour cause, le prince Charles sort tout droit d’un conte de fée auquel il n’a jamais souhaité être destiné. Lui non plus n’a pas été entendu, ni assez choyé par ses proches, il s’est rendu à l’évidence d’une existence rythmée par des traditions ancestrales et pour le moins rébarbatives.

Elle, de son côté, avait mis tout son coeur à l’ouvrage en l’épousant. Comment aurait-elle pu deviner la tristesse et la solitude qu’elle éprouverait après ses noces ? Une princesse éduquée depuis l’enfance aux bonnes manières de la cour, nourrie dès le plus jeune âge par la fausse perfection de tout destin princier ?

Une invention qui en dit long sur la société

Comme dans la vraie vie, le prince charmant n’est qu’une invention sordide d’une société masculiniste et paternaliste.

Si la conception même d’un être aussi angélique est encore trop largement répandue, c’est sans doute parce qu’encore trop de jeunes filles sont amenées à se conduire à la perfection.

Élevées dans l’idée qu’un jour, tous leurs efforts seront récompensés par un seul être, quasiment divin, qui chérira à tout jamais leur attitude de bonne fée, tout cela pour que les hommes, en parallèle de leurs gestes attentionnés, puissent s’épandre sans crainte dans la flemme et le laisser-aller.

Conclusion : devenez qui vous êtes

Nietzsche a encore frappé puisque la solution pour sortir la tête de l’eau dans tout les cas est de se concentrer avant tout sur son propre devenir plutôt que de s’intéresser à ce que quiconque pense de vous.

Vous me rétorquerez probablement que c’est facile à dire et plus difficile à faire quand des photographes vous suivent partout dans la rue, quêtant le moindre scandale. Le fait est que tout épanouissement s’avère issu d’une complète et sincère affirmation de soi dans le monde en tant qu’être humain indépendant de l’Autre avec un grand A.

La conclusion évidente que nous pourrions tirer du mariage dévastateur entre Diana Spencer et Charles de Galle serait sans doute la suivante : épousez ou n’épousez pas qui vous voudrez, votre partenaire ne définit jamais la personne que vous êtes.

Quand bien même vous avez les mêmes centres d’intérêt que la personne avec laquelle vous vivez des jours heureux, n’oubliez pas de développer votre jardin personnel, décorez-le de culture, de passions, de musique, d’art… Ceci n’est évidemment pas un ordre, mais plutôt un ressenti, un conseil, à prendre avec tout le recul nécessaire.

Il se résume bien en ces termes : soyez-vous même, et vous soufflerez sur le monde, un vent d’égalité et de liberté !

Loev, une pépite insolite à dénicher sur Netflix

Loev Article 2

Sorti en 2015 et réalisé par Sudhanshu Saria, Loev raconte la romance de deux hommes que tout oppose. Disponible en VO sur Netflix, ce film vaut le détour non seulement pour son décor, la côte ouest indienne, mais surtout pour sa lucidité crue concernant l’homosexualité contemporaine.

Le long-métrage commence dans l’obscurité. Un choix que l’on devine déterminant dans ce drame romantique gay, la noirceur pouvant être reliée au tabou de l’homosexualité dans encore trop de pays civilisés. Un plan qui traduit l’idée que pour vivre sereinement sa sexualité, il faudrait appliquer l’adage : « pour vivre heureux, vivons cachés ».

Un week-end « entre amis »

Dans un minuscule appartement de Mumbai, Sahil est fâché contre Alex, son petit ami qui non seulement n’a pas payé la facture d’électricité, mais a aussi oublié d’éteindre le gaz. Il repasse son linge à la bougie, tandis que son ami tente de l’apaiser en lui promettant de l’emmener à l’aéroport, chercher son ami de longue date, Jai.

Bel homme, cet ami arrive de Manhattan. À peine débarqué, il prend déjà des appels de l’entreprise qu’il dirige aux États-Unis. Sahil se réjouit de cette visite, il va pouvoir profiter d’un week-end de repos sans se soucier du manque de maturité de son petit ami Alex. Pour cette aventure de courte durée, il emmène Jai à Mahabaleshwar, dans un hôtel de campagne.

Déçus de ne pas avoir de lits doubles, ils interrogent le maître des lieux, qui, lui estime avoir bien fait : « On a mis deux lits simples, comme vous êtes des hommes ». Le confort, un luxe réservé aux femmes ?

Pensez à préciser lits doubles sur vos prochaines réservations airbnb !

Cette simple affirmation ébranle le téléspectateur, et sous-entend (d’une manière hypothétique) que les hommes peuvent se passer de bien-être, du fait de leur robuste virilité.

Des sentiments mis à l’épreuve

Sahil et Jai passent l’éponge sur cet incident, et passent du bon temps ensemble. S’ils se chamaillent comme des enfants et semblent plus intimes à l’hôtel, ils hésitent à se prendre la main lors de leur balade en ville. Jai n’assume pas la proximité de Sahil, et pour aller plus loin, refoule son identité sexuelle. Cependant, Sahil, décontracté, essaie d’initier Jai à une certaine douceur de vivre, dans cette campagne indienne éloignée de la ville et de sa société en marche.

Jai ouvre petit à petit son cœur à Sahil, et félicite ses talents de chanteur-guitariste : derrière son masque de business man strict et rigoureux, Jai se réjouit du choix de vie de Sahil et semble vivre sa passion à travers lui.

Sahil déclarant subtilement sa flamme à Jai, même s’il demeure conscient du dangé lié à l’affirmation de son amour pour lui.

Seul hic de leur séjour : le manque d’argent de Sahil. En effet, en tant qu’agent artistique, il peine à trouver des perles rares et n’a pas les mêmes habitudes matérielles que Jai. De prime abord, Jai n’en a cure, lui offre une guitare, lui paie des restaurants et des réservations de chambre d’hôtel luxueux. Pendant la majeure partie du film, ils parviennent à éviter les détails qui les divisent, grâce, notamment à leur randonnée dans les Ghats occidentaux, un paysage paradisiaque et relaxant pour les deux tourtereaux.

Ce problème épineux les rattrape en ville…

[ATTENTION DIVULGÂCHAGE !]

Le refoulement et ses ravages

Avant un diner, de retour en ville, Jai est furieux contre Sahil, qui a osé l’embrasser sur la joue pendant une réunion d’affaires (plus tôt dans l’après-midi).

Survolté, il s’acharne contre Sahil, et lui reproche d’être vénal, puis trop gentil avec lui. Perdu, il est déboussolé à l’idée de dévoiler aussi ouvertement son attirance envers lui, qui plus est devant des chefs d’entreprise « secrètement » homophobes. Il perd patience face à Sahil qui tente de calmer son agressivité. Jai finit par succomber à la haine, et viole Sahil sur leur matelas deux places. Bien que Sahil se débatte et refuse ses avances à de nombreuses reprises, la folie s’est emparée de Jai, qui se transforme en prédateur sexuel.

Cette scène on ne peut plus perturbante donne lieu à un long silence gêné et des excuses prononcées à demi-mot par Jai.

Jai, écoeuré de son propre comportement.

Tous deux rejoignent peu après Alex et un parfait inconnu dans un grand restaurant étoilé, et la suite de la soirée est empreinte de piques dues à la jalousie qu’éprouve Alex vis-à-vis de Jai. Les verres s’enchaînent et l’ami d’Alex fume joint sur joint à l’hôtel de Jai. Tandis que Sahil, incité par son petit ami, chante et joue de la guitare, Alex danse avec Jai, se donnant l’air invincible. S’avouant presque vaincu par l’attirance évidente des deux personnages, il rentre chez lui accompagné de l’invité indésirable. Jai et Sahil restent seuls et silencieux, jusqu’au moment du départ.

La rupture, seule issue possible ?

À la fin du film, les deux amis marchent côte à côte, une valise à la main, et tout indique qu’ils quitteront l’Inde ensemble. Au dernier moment, Jai s’adresse à Sahil, et lui demande de rester.

Sahil proteste, Jai lui explique qu’une fois avoir compris ce qui s’était passé, il lui en voudrait et que ça ne pourrait pas fonctionner. Sahil tente de le retenir, crie le nom de son amant, lequel s’en va le dos tourné.

Une fois dans l’escalator, on voit Jai écrire à Sahil « I love you. Sorry. » puis supprimer le « sorry ».

Nostalgique, il se voit embrasser Sahil dans les montagnes, alors qu’il est assis seul à boire de l’alcool dans un salon VIP.

Jai, de retour à ses mauvaises habitudes.

Sahil, toujours à l’extérieur, s’impatiente puis s’immobilise.

Alex est venu le chercher en voiture, et le ramène « à la maison ».

Il lui avoue n’avoir toujours pas payé la facture d’électricité… Mais Sahil s’en fiche complètement, ce qui ne manque pas d’étonner Alex.

Clairement, Sahil a d’autres chats à fouetter que de penser à une facture impayée.

Le film se termine sur un Sahil à la fois nostalgique mais jovial, finalement satisfait de retrouver son petit ami. Il va jusqu’à rire de l’oubli de paiement d’Alex, qui fait tout pour attirer l’attention de son conjoint.

Si l’on devait tirer une analyse constructive de cet ovni de Netflix, on parlerait bien sûr de la nécessité d’oser rester soi-même et de s’affirmer dans tous les aspects de la vie. Se construire en opposition aux valeurs que l’on chérit ne peut qu’apporter ressentiment et refoulement de notre sexualité, et celle-ci ne peut qu’être intimement liée à notre personnalité. Nier ses désirs revient à nier ce qui nous épanouit réellement.

Une leçon malheureusement trop facile à donner, étant donné le contexte social économique et politique en Inde, mais aussi aux États-Unis, ne permettant pas l’émergence des mouvements LGBTQI+.

Ce qui ne pouvait donner lieu, hélas, qu’à cette déchirure bouleversante.

Loev, de l’importance de la lutte LBGT à travers le monde !

Interview – Cyber haine : l’avis de Yugnat999

Yugnat999

En cette période de reconfinement, la haine en ligne augmente sur toutes les plateformes sociales. En outre, 63 % des jeunes affirment avoir été au moins une fois victime de cyberharcèlement, selon une étude de l’institut Montaigne et Axa Préventions.

Sur Instagram, Facebook, YouTube ou TikTok, les influenceurs sont beaucoup plus exposés en société que la moyenne aux critiques virtuelles, puisqu’ils détiennent des comptes suivis par des milliers voire des millions d’abonnés. Alors comment vit-on la cyber haine lorsqu’on est instagrammeur ?

Nous avons posé la question à Yugnat999.

Pour ceux qui ne te connaissent pas, comment définirais-tu tes memes et quels sont les messages qu’ils véhiculent ? La lutte contre le cyberharcèlement est-elle incluse dans ton quotidien d’influenceur ?

YUGNAT : Mes memes sont des memes qu’on pourrait qualifier de « normies », comprendre par là qu’ils cherchent plus à toucher la majorité des gens qu’à se caler dans un sous genre hyper spécifique.

Je ne cherche pas à tout prix à faire des trucs cryptiques pour m’autocongratuler sur le fait que je sois trop en avance ou pas compris par la majorité, c’est plus compliqué de faire marrer ou de parler à plein de gens que de le faire pour un petit nombre qui sont dans le même délire que moi. 

J’avoue que je ne fais pas grand chose pour la lutte contre le cyber harcèlement, j’essaie de temps en temps de tourner en ridicule des messages violents et négatifs que je reçois, pour montrer qu’un bon moyen de lutter contre ce phénomène c’est de le tourner en dérision.

Abonnée depuis longtemps, j’ai remarqué que tu te décris à travers tes memes comme quelqu’un d’assez anxieux. Cette anxiété est-elle liée à une surcharge de commentaires haineux sur ton profil ? Est-ce que tu as tendance à remettre en question tout ton travail ou ta personnalité quand une personne te critique ?

YUGNAT : Ahahah !

Non, je suis anxieux pour plein de choses, c’est vrai, mais les commentaires négatifs n’en font pas partie. Je suis sur internet depuis suffisamment longtemps pour comprendre que la meilleure chose à faire c’est de ne pas trop y porter d’attention.

Je ne lis pas souvent les commentaires, même si de temps en temps j’aime bien répondre à un commentaire négatif, parce que je pense que ça fait plaisir à la personne qui a tenté d’attirer mon attention, même s’il le fait de manière aggressive.

Le meilleur moyen de ne pas être pollué par les commentaires et les réseaux sociaux c’est d’en désactiver les notifications.

Quelle est ta première réaction lorsque tu lis un message insultant sur ton compte ?

YUGNAT : Honnêtement, j’essaie vraiment de me détacher de ce genre de contenu, et de bien compartimenter la vie sur les réseaux et la vie réelle.  Ça m’énerve deux secondes en général, mais je passe vite à autre chose !

Quels sont les trois premiers qualificatifs qui te viennent à l’esprit pour définir les « haters » ? Et selon toi, ont-ils un âge en particulier ? (En septembre, tu nous parlais des « rebelles sexagénaires »)

YUGNAT : Jeune. Masculin. Anonyme.

Je pense que généralement les haters ont entre 15 et 25 ans, un âge où on se cherche un peu et où on a pas, en général, vraiment de responsabilités.

Pour toi, ces derniers sont-ils forcément des cyber harceleurs, ou existe-t-il une nuance entre ces deux termes ?

YUGNAT : Non je ne pense pas que ce soit le cas, un hater c’est globalement quelqu’un qui s’emmerde et qui du coup utilise le prétexte d’un commentaire mal intentionné pour essayer de se trouver une occupation.

Un cyber harceleur c’est autre chose, on est vraiment dans une volonté de nuire sur le moyen/long terme. Le hater est plus court termiste.

Que conseillerais-tu à tes abonnés ainsi qu’aux jeunes en général pour lutter contre le cyberharcèlement ?

YUGNAT : Pour le cyber harcèlement, je pense que le premier pas c’est d’en parler autour de soi.

Auprès de personnes qui peuvent aider et conseiller sur la meilleure manière de gérer la chose, parfois il faut aller jusqu’au pénal pour des faits graves et ca ne doit pas être géré tout seul !

NDLR : on valide, ne restez pas seul, parlez-en le plus possible, évitez l’isolement.

Connais-tu l’application Bodyguard, qui permet de supprimer le contenu haineux sur tous tes réseaux sociaux, dont Instagram, grâce à un algorithme ?

YUGNAT : Je connais l’application mais je ne l’ai pas utilisé, je me suis dit que j’allais l’installer pour tester mais j’ai toujours zappé !

Pendant le confinement, au printemps dernier, as-tu remarqué une vague plus importante de harceleurs en ligne ? Est-ce que tu as pu en parler à quelqu’un ?

YUGNAT : Alors pour être très franc, j’ai pas remarqué ça du tout et au contraire, j’ai trouvé que les gens avaient besoin de bonnes vibes et du coup en envoyaient plein, les gens se sont réellement serrés les coudes.

Comment tu perçois cette deuxième saison de confinement hivernal ?

YUGNAT : ça me sur-gonfle ! Ça va être hyper dur mentalement. Le premier confinement était exceptionnel et c’est ce coté exceptionnel qui nous a permis de tenir, on s’est dit « il faut tenir le coup, on le fait pour le bien commun, ca va passer et après ca sera derrière nous » sauf que là c’est reparti pour un tour…

Il y a cette notion de récurrence qui rentre en jeu et c’est pas bon du tout.

Pour finir, est-ce que tu envisages de faire plein de stories pour apaiser tes followers à ce sujet ? (PLEASE SAY YES !)

YUGNAT : En fait, je continuerai à faire ce que je fais au jour le jour sans changer de ton.

Si j’ai envie d’être grincant et bad vibes sur le confinement je me priverai pas mais de l’autre coté si je suis de bonne humeur et que je le sens bien j’enverrai des messages positifs !

Faites comme Yugnat999, ne vous souciez pas des oiseaux moqueurs !

Vers qui se tourner en cas de cyberharcèlement ?

Le cyberharcèlement est puni par la loi 2014-873 d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

Pour s’en prémunir, votre enfant peut contacter l’association e-enfance. Créée en 2005, experte en protection des enfants sur internet, elle leur apporte une aide psychologique.

Net Écoutes, numéro vert national 100 % gratuit, anonyme et confidentiel (0800 200 000) est ouvert aux enfants et adolescents.