Le Yoga, anti-stress spécial 2020 !

yoga

Le Yoga est une pratique sportive et spirituelle aux multiples vertus. Il s’agit d’un travail de sa souplesse à laquelle on mêle une méditation du corps et de l’esprit. Aujourd’hui, se déconnecter du réel est parfois quelque chose que l’on a de plus en plus de mal à faire. 

Entouré d’écran, d’interactions incessantes animées par le son d’une notification, il est difficile pour beaucoup de personnes de lâcher prise et de se laisser “off-line”.

En cette année 2020, chargée en événements bouleversants pour le monde entier, il est important de savoir se recentrer sur soi et laisser de coté, dans un moment particulier, qui doit être le nôtre pour quelques minutes ou quelques heures, tout ce qui est extérieur et source non seulement de mauvaises ondes, mais aussi de stress jour après jour.

Le Yoga, en résumé, c’est une bonne dose de détente et de réflexion sur soi qui permet de pallier une année 2020 difficile à traverser sur le plan émotionnel. Idéale pour oublier les inconvénients de l’isolement et se sentir à nouveau en phase avec soi-même.

Le Yoga, c’est quoi ?

Le Yoga est une pratique qui prend essence en Inde, et particulièrement dans la religion Hindouiste. D’ailleurs, elle est encore pratiquée aujourd’hui de façon religieuse par des millions d’Hindous.

yoga buddha

Le Yoga a ensuite connu une expansion en dehors du cercle religieux, notamment pour ses vertus de détente et du développement de sa souplesse. Celle-ci est constituée d’un volet méditatif et d’un volet dédié à la réalisation de figures corporelles.

Le Yoga en pratique : se fixer un objectif

Le Yoga est un moyen pour moi de faire redescendre la pression après des semaines particulièrement chargées physiquement et mentalement. C’est une discipline qui demande de l’application, mais aussi de la patience et une bonne dose de ressenti.

Mon objectif, durant la pratique de cette activité, est d’atteindre un certain niveau de souplesse et d’aptitude psychique pour conforter mon esprit, lui redonner de la force dans les moments de troubles.

Il vous faut donc vous aussi trouver un but !

yoga energy

Cela peut être une nouvelle pratique sportive, un autre excellent moyen de se détendre, ou encore une activité qui vous canalise, qui demande calme et concentration.

La pratique du Yoga peut être journalière ou ponctuelle, le seul point important à retenir est qu’à chaque fin de séance, vous en sortiez revitalisé.

Par où commencer pour se former ?

Il existe de nombreux cours de Yoga, d’écoles et de pratiques différentes. Vous en trouverez même à la Fac, où le Yoga est souvent en option parmi les activités sportives. Hors, dans ce contexte sanitaire, il est difficile de trouver un cours en présentiel.

Je vais donc me tourner vers les alternatives numériques. Tout d’abord, je peux vous conseiller les vidéos de Yoga de la chaîne YouTube ELLE ainsi que celle de Marinasanas, elles sont complètes et très instructives.

Pour la partie méditation, l’application Petit Bambou a fait ses preuves pour de la méditation guidée ! Côté musique, si vous voulez vous faire une petite playlist, je vous conseille la chaîne de Nu Meditation Music, qui regorge de musiques toutes aussi relaxantes les unes que les autres.

Pour le matériel débutant, rien de plus simple, un tapis de Yoga que l’on trouve assez facilement dans les enseignes de sport à un prix raisonnable.

Et vous voilà donc prêt – prête à vous évader…

La Salutation au soleil, la position de la cigogne, de l’enfant, du chien tête en bas ou encore de l’arbre n’aurons plus de secret pour vous.

Nous vous souhaitons une belle ouverture de chakras ! 😀

Société en marche et corps en ruine

Lorsqu’on travaille, on a tendance à vivre à cent à l’heure et nos corps en pâtissent. La devise « métro, boulot, dodo » et la performance qu’elle implique nous prive de l’écoute de soi. Nos corps ne méritent-ils pas plus de bienveillance ?

Le corps au travail

Une vidéo parue sur Brut en novembre 2019 s’inquiétait de montrer « A quoi pourraient ressembler les employés de bureau dans 20 ans ». Terrifiante prévision que nous avons là : on voit une femme en surpoids, le dos courbé, les veines enflées, les yeux injectés de sang. Pour avoir fait les frais de postes éprouvants (hôtesse d’accueil, secrétaire, vendeuse), je peux moi aussi me reconnaitre dans cette inquiétante description des conditions de travail inadaptées au corps.

New York Times Journal, Salle De Presse, 1942

Aux conditions matérielles inadéquates (position inconfortable, absence d’ergonomie) s’ajoute souvent le stress du travail en lui-même (échéance à respecter, assurer les missions demandées etc). La notion de stress est devenue tellement banale qu’elle est quasiment érigée en mantra de la société néo-libérale. Les expressions comme « je suis busy » ou « je suis sous l’eau » semblent attester de son sujet qu’il répond aux attentes sociétales implicites.

Busy Work Work Work GIF by funk

Mais ce fameux stress est un motif courant des consultations médicales, ostéo ou psy. Le stress agit sur le corps de manière plus ou moins grave, il peut être à l’origine de réactions psychologiques ou physiologiques (manque de sommeil, perte ou prise de poids, accélération du rythme cardiaque entre autres). Les manifestations du stress sont parfois moins évidentes et viennent toucher des zones conscientes ou inconscientes. Ce peut être le cas quand on somatise par exemple.

Pantins désarticulés

Les conditions de travail que nous connaissons ne semblent pas respecter nos corps. Pour des raisons d’impératifs et de rendement, le corps est souvent meurtri et nié. Combien de gens zappent leur pause dej ou font des heures supplémentaires afin d’achever leurs missions ? Les besoins physiologiques de base (se nourrir, bien dormir, bouger régulièrement) sont bien souvent expédiés, faisant de nous des automates surmenés.

Les transports en commun débordent de pantins guillotinés, penchés sur leurs smartphones. Cette mauvaise inclinaison de la tête appelée « Text neck » pourrait provoquer des troubles musculo-squelettiques.

L’émergence du télétravail a séduit de nombreux travailleurs et nous pouvons nous questionner sur cette attirance. Le « chez-soi » n’est-il pas par définition le lieu calme et réconfortant (Home sweet home), loin du brouhaha et des interactions sociales -certes importantes mais parfois contraignantes ? La souffrance au travail, le harcèlement ont parfois des impacts sur la santé mais aussi sur la santé mentale.

Dès lors, comment ne pas se laisser envahir par cette violence du monde du travail ?

Et si on prenait le temps ?

Yoga, L'Exercice, De Remise En Forme, Femme, La Santé

Le confinement a vu naître de nombreux apprentis yogis et on en salue l’initiative. Le fait d’«avoir du temps » pour soi a été une merveilleuse occasion pour beaucoup de se reconnecter à soi. Cela a pu se manifester à travers l’expression artistique mais aussi un investissement du corps. Les clubs de sports ont proposé des cours en ligne, les sportifs de haut niveau nous ont partagé leur routine. Pour ma part, engager le corps dans ce contexte sanitaire anxiogène, a été libérateur sur le plan psy et sur le plan physique. L’exercice physique libérant de l’endorphine, j’ai constaté une amélioration de mon anxiété et un bien-être grâce au yoga.

Apprendre à écouter les manifestations du corps

Plébiscité par bon nombre de stars, on le sait, le yoga est « tendance ». Mais à toi lecteur qui n’a jamais pratiqué, ne le fais pas uniquement parce que les tops de Victoria Secret en sont fans. Le yoga invite au contraire à un retour à soi, loin des diktats de la société alliant performance et culte de la beauté.

A travers les postures, conscience du corps, détente et amélioration des tensions s’opèrent. Des recherches scientifiques ont montré les effets de cette pratique sur la santé. La pratique du yoga sollicite également la respiration (les Pranayama), primordiale pour prendre conscience de notre énergie vitale. On apprend donc à respirer, car croyez-le ou non, on ne sait pas respirer correctement. Les exercices de respiration viennent calmer le mental et les maux physiques (troubles digestifs, maux de dos etc).

Stronger Together Love GIF by Shalita Grant

La sophrologie ou encore la méditation sont des alternatives intéressantes pour calmer l’anxiété. Mais je vous le concède, cela ne résout pas les problèmes initiaux (conditions précaires de travail ou de logement, contraintes du quotidien, stress de la vie citadine).

Dans la société « en marche » dans laquelle nous évoluons, il y a peu de temps pour l’écoute de soi et de son corps. Il semblerait qu’on souhaite cacher les manifestations du corps :les médicaments pour les moindres petites douleurs, la chirurgie esthétique pour l’acceptation de soi, la mode et la beauté pour échapper à la nudité du corps. Au lieu d’abandonner nos corps à une emprise consumériste, prenons le temps de l’écouter. Les manifestations psychologiques font aussi l’objet d’un rejet : quelqu’un qui ne va pas bien semble « déranger » le théâtre dont nous sommes les acteurs.

Il ne tient qu’à nous d’apprendre à s’écouter avec bienveillance. Votre corps vous remerciera.

Interview – Cyber haine : l’avis de Yugnat999

Yugnat999

En cette période de reconfinement, la haine en ligne augmente sur toutes les plateformes sociales. En outre, 63 % des jeunes affirment avoir été au moins une fois victime de cyberharcèlement, selon une étude de l’institut Montaigne et Axa Préventions.

Sur Instagram, Facebook, YouTube ou TikTok, les influenceurs sont beaucoup plus exposés en société que la moyenne aux critiques virtuelles, puisqu’ils détiennent des comptes suivis par des milliers voire des millions d’abonnés. Alors comment vit-on la cyber haine lorsqu’on est instagrammeur ?

Nous avons posé la question à Yugnat999.

Pour ceux qui ne te connaissent pas, comment définirais-tu tes memes et quels sont les messages qu’ils véhiculent ? La lutte contre le cyberharcèlement est-elle incluse dans ton quotidien d’influenceur ?

YUGNAT : Mes memes sont des memes qu’on pourrait qualifier de « normies », comprendre par là qu’ils cherchent plus à toucher la majorité des gens qu’à se caler dans un sous genre hyper spécifique.

Je ne cherche pas à tout prix à faire des trucs cryptiques pour m’autocongratuler sur le fait que je sois trop en avance ou pas compris par la majorité, c’est plus compliqué de faire marrer ou de parler à plein de gens que de le faire pour un petit nombre qui sont dans le même délire que moi. 

J’avoue que je ne fais pas grand chose pour la lutte contre le cyber harcèlement, j’essaie de temps en temps de tourner en ridicule des messages violents et négatifs que je reçois, pour montrer qu’un bon moyen de lutter contre ce phénomène c’est de le tourner en dérision.

Abonnée depuis longtemps, j’ai remarqué que tu te décris à travers tes memes comme quelqu’un d’assez anxieux. Cette anxiété est-elle liée à une surcharge de commentaires haineux sur ton profil ? Est-ce que tu as tendance à remettre en question tout ton travail ou ta personnalité quand une personne te critique ?

YUGNAT : Ahahah !

Non, je suis anxieux pour plein de choses, c’est vrai, mais les commentaires négatifs n’en font pas partie. Je suis sur internet depuis suffisamment longtemps pour comprendre que la meilleure chose à faire c’est de ne pas trop y porter d’attention.

Je ne lis pas souvent les commentaires, même si de temps en temps j’aime bien répondre à un commentaire négatif, parce que je pense que ça fait plaisir à la personne qui a tenté d’attirer mon attention, même s’il le fait de manière aggressive.

Le meilleur moyen de ne pas être pollué par les commentaires et les réseaux sociaux c’est d’en désactiver les notifications.

Quelle est ta première réaction lorsque tu lis un message insultant sur ton compte ?

YUGNAT : Honnêtement, j’essaie vraiment de me détacher de ce genre de contenu, et de bien compartimenter la vie sur les réseaux et la vie réelle.  Ça m’énerve deux secondes en général, mais je passe vite à autre chose !

Quels sont les trois premiers qualificatifs qui te viennent à l’esprit pour définir les « haters » ? Et selon toi, ont-ils un âge en particulier ? (En septembre, tu nous parlais des « rebelles sexagénaires »)

YUGNAT : Jeune. Masculin. Anonyme.

Je pense que généralement les haters ont entre 15 et 25 ans, un âge où on se cherche un peu et où on a pas, en général, vraiment de responsabilités.

Pour toi, ces derniers sont-ils forcément des cyber harceleurs, ou existe-t-il une nuance entre ces deux termes ?

YUGNAT : Non je ne pense pas que ce soit le cas, un hater c’est globalement quelqu’un qui s’emmerde et qui du coup utilise le prétexte d’un commentaire mal intentionné pour essayer de se trouver une occupation.

Un cyber harceleur c’est autre chose, on est vraiment dans une volonté de nuire sur le moyen/long terme. Le hater est plus court termiste.

Que conseillerais-tu à tes abonnés ainsi qu’aux jeunes en général pour lutter contre le cyberharcèlement ?

YUGNAT : Pour le cyber harcèlement, je pense que le premier pas c’est d’en parler autour de soi.

Auprès de personnes qui peuvent aider et conseiller sur la meilleure manière de gérer la chose, parfois il faut aller jusqu’au pénal pour des faits graves et ca ne doit pas être géré tout seul !

NDLR : on valide, ne restez pas seul, parlez-en le plus possible, évitez l’isolement.

Connais-tu l’application Bodyguard, qui permet de supprimer le contenu haineux sur tous tes réseaux sociaux, dont Instagram, grâce à un algorithme ?

YUGNAT : Je connais l’application mais je ne l’ai pas utilisé, je me suis dit que j’allais l’installer pour tester mais j’ai toujours zappé !

Pendant le confinement, au printemps dernier, as-tu remarqué une vague plus importante de harceleurs en ligne ? Est-ce que tu as pu en parler à quelqu’un ?

YUGNAT : Alors pour être très franc, j’ai pas remarqué ça du tout et au contraire, j’ai trouvé que les gens avaient besoin de bonnes vibes et du coup en envoyaient plein, les gens se sont réellement serrés les coudes.

Comment tu perçois cette deuxième saison de confinement hivernal ?

YUGNAT : ça me sur-gonfle ! Ça va être hyper dur mentalement. Le premier confinement était exceptionnel et c’est ce coté exceptionnel qui nous a permis de tenir, on s’est dit « il faut tenir le coup, on le fait pour le bien commun, ca va passer et après ca sera derrière nous » sauf que là c’est reparti pour un tour…

Il y a cette notion de récurrence qui rentre en jeu et c’est pas bon du tout.

Pour finir, est-ce que tu envisages de faire plein de stories pour apaiser tes followers à ce sujet ? (PLEASE SAY YES !)

YUGNAT : En fait, je continuerai à faire ce que je fais au jour le jour sans changer de ton.

Si j’ai envie d’être grincant et bad vibes sur le confinement je me priverai pas mais de l’autre coté si je suis de bonne humeur et que je le sens bien j’enverrai des messages positifs !

Faites comme Yugnat999, ne vous souciez pas des oiseaux moqueurs !

Vers qui se tourner en cas de cyberharcèlement ?

Le cyberharcèlement est puni par la loi 2014-873 d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

Pour s’en prémunir, votre enfant peut contacter l’association e-enfance. Créée en 2005, experte en protection des enfants sur internet, elle leur apporte une aide psychologique.

Net Écoutes, numéro vert national 100 % gratuit, anonyme et confidentiel (0800 200 000) est ouvert aux enfants et adolescents.