Selfie’storique – la websérie qui valorise les femmes en Histoire

Selfie’storique c’est la websérie qui va te réconcilier avec l’Histoire! La saison 1 retrace la vie de Marie-Antoinette, épouse du roi Louis XVI.

Louise, la créatrice de Selfie’storique, en fait un personnage attachant haut en couleurs. La Marie-Antoinette qu’on connaissait (du moins, on pensait la connaître) dans nos livres d’Histoire poussiéreux est nettement plus fun dans Selfie’storique. Le concept de la chaîne ? « Et si Youtube avait existé à l’époque ». Des personnages féminins racontent leurs vies à la manière des influenceuses. Un pari réussi!

Rencontre avec Marie-Antoinette la talentueuse Louise, comédienne et créatrice de la chaîne.

Comment est née la websérie ? 

Au départ, je cherchais des vidéos de vulgarisation historique sur Youtube. Je souhaitais en apprendre plus sur des femmes en particulier. Les vidéos sur lesquelles je tombais étaient soit pas très rigolotes, soit très longues, enfin je ne trouvais pas exactement ce que je voulais …

Je ne trouvais pas de formats un peu sympas et courts (mais j’ai sûrement très mal cherché). Je me suis dit qu’il y avait matière à créer quelque chose. J’ai noté ça dans un coin de ma tête, j’ai laissé l’idée mûrir un peu. Le COVID est arrivé deux mois plus tard, j’ai eu un petit passage à vide en me demandant ce que j’allais bien pouvoir faire. Étant donné que je suis comédienne, le domaine de la Culture était en pause. Je me suis rendu compte que les planètes étaient alignées et que j’avais tout pour me lancer: je n’avais besoin que de moi et le projet pouvait se lancer rapidement. 

Tu reprends les codes des youtubers, étais-tu familière de ce média ? 

Pas plus que ça. Je consomme Youtube et les réseaux sociaux de manière normale. Ce qui est sûr c’est que je ne voulais pas faire des vidéos de vulgarisation comme il en existe déjà. Je voulais apporter quelque chose de neuf et des vidéos que j’aurais aimé voir : sérieuses mais qui ne se prennent pas au sérieux !

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La saison 1 est axée sur le personnage de Marie-Antoinette, pourquoi ce choix ? 

Pour plusieurs raisons. Au départ, je souhaitais parler de femmes méconnues mais je me suis vite rendue compte que cela serait compliqué pour démarrer, notamment du point de vue des recherches. Je me documente par mes propres moyens. Je n’ai pas accès à des archives confidentielles et compliquées.

Le personnage de Marie-Antoinette se prêtait bien à l’exercice parce qu’il existe beaucoup de biographies et d’informations. Paradoxalement, on la connaît peu. Moi par exemple, j’ai pris conscience que je la connaissais très mal. Il y avait matière à apprendre des choses et avoir accès à des éléments historiques. En me documentant, les plans des épisodes se construisaient. Sa vie est tellement riche qu’il y avait de quoi étirer et jouer avec tel ou tel concept, c’était vraiment idéal pour commencer. 

Tu en fais un personnage attachant alors qu’elle était détestée par le peuple. Tu dresses la figure d’une femme forte et libre. 

Forcément j’ai envie d’avoir un discours féministe mais sans pour autant tirer les ficelles à tout prix. Si ça s’y prête c’est tant mieux. Je voulais avant tout la rendre humaine parce qu’on la connaît qu’à travers les livres d’Histoire, les documentaires et la manière dont on y aborde les personnages historiques est souvent distanciée.

L’avantage du format des réseaux sociaux c’est que cela crée une proximité. Je voulais la rendre plus accessible tout en restant proche de sa personnalité. L’avantage des biographies que j’ai lues c’est qu’elles détaillent la psychologie de Marie-Antoinette et j’ai donc pu me baser dessus pour construire le personnage. De plus, le fait de la recontextualiser permet de remettre en perspective pourquoi elle était détestée. Je ne veux pas pour autant la défendre ou l’excuser mais juste replacer le contexte afin d’avoir le recul pour savoir pourquoi elle agit de telle ou telle manière. 

La websérie est très bien documentée. On pourrait penser que tu as fait des études d’histoire ou d’histoire de l’art. Comment te documentes-tu ? 

Non, en effet, je ne suis pas historienne ! Je ne voulais pas prendre mes sources sur Internet parce qu’il y a vite des erreurs. Il faut être très vigilant. Je ne voulais pas me compliquer la vie, je préférais me baser sur des textes fiables. J’ai fait des comparatifs entre les biographies, j’en ai lu trois. Cela m’a permis d’avoir une approche différente du personnage : Stéphane Zweig est axé sur l’aspect psychologique, Simone Bertière va chercher à donner les détails les plus complets… J’ai pioché des éléments dans ces biographies et je les ai mises en perspective pour la conception des épisodes.

L’avantage de ces biographies c’est qu’elles sont très documentées, cela m’a facilité la tâche. Pour la saison 2 aussi je travaille à partir de biographies. Ma priorité c’est que le spectateur n’ait pas de doute par rapport aux sources. Évidemment il y a un infime part d’adaptation, mais sinon je voulais que tout soit absolument véridique. Mon point d’honneur c’est qu’il n’y ait aucune erreur historique. Je voulais que le spectateur soit en confiance avec ce qu’il apprend à travers les vidéos. Toutes les sources sont d’ailleurs en description des vidéos. L’idée est d’apprendre et que ce soit agréable

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Tu travailles seule ou avec une équipe ? 

Je suis majoritairement seule : 98% du travail est fait par moi, de l’écriture au montage. Pour le dernier épisode, j’étais accompagnée d’une équipe. Et sinon, un proche m’aide pour faire les voix off masculines et mon entourage me donne un regard extérieur quand je doute ! 

Comment as-tu reconstitué l’univers du XVIIIème siècle ? 

Il m’a fallu ruser ! Pour les décors, j’ai tourné dans un appartement moderne qui avait juste une grande armoire ancienne, un papier peint et un fauteuil qui faisaient un peu XVIIIème. L’idée c’était d’évoquer l’époque, puisque pour rester authentique et tourner à Versailles même, c’était impossible.

J’ai eu la chance d’avoir une autorisation pour tourner le dernier épisode à la Conciergerie. Pour les épisodes sur la Révolution, j’ai tourné à la campagne dans une ancienne maison au vieux mobilier, ce qui m’a permis d’avoir visuellement un petit semblant de l’époque et de varier mes plans. Pour les vlogs, le changement de décors (à la campagne notamment) était essentiel. Cela faisait illusion, même si évidemment il y a des anachronismes: un lampadaire qui se balade, un drapeau français, etc. mais dans l’ensemble, l’illusion fonctionne je crois !

Pour les costumes aussi c’est de l’évocation, l’astuce toute simple c’est que les deux-tiers des vêtements que je porte ne sont autres que des hauts de fast fashion avec un col carré et des épaulettes. Comme on ne me voit jamais de pied, cela donnait l’illusion. J’espère ne pas trop briser la « magie » en dévoilant ces astuces !

En combien de temps as-tu créé la saison 1 ? 

J’ai commencé à écrire tout en faisant mes recherches. Comme les épisodes sont chronologiques, j’ai pu commencer à tourner tout en continuant l’écriture. J’ai commencé en juillet 2020 et diffusé le premier épisode le 7 février 2021. La construction s’est faite dans le désordre. Par exemple, j’ai décidé de faire le Draw my life à la dernière minute : au départ, j’envisageais de faire 11 épisodes et j’ai décidé un mois avant la diffusion du premier épisode d’en faire finalement 12. La saison 2, à priori, devrait me prendre moins de temps, en tout cas j’y travaille ! 

On attend avec impatience la saison 2… Que peux-tu dévoiler de la prochaine saison ? 

En attendant la saison 2, deux vidéos bonus alimentent le contenu de la chaîne: une vidéo sur les coulisses de la saison 1 et une vidéo sur la bibliographie. Un hors-série sortira ensuite au mois de juillet. 

Concernant la saison 2, je ne me suis penchée dessus qu’après avoir fini de diffuser la saison 1, je ne voulais pas m’éparpiller. Elle portera sur la vie de Cléopâtre… J’ai longtemps hésité sur le personnage d’ailleurs. L’exercice est plus compliqué qu’avec Marie-Antoinette, d’une part parce que le sujet est très axé sur la politique, d’autre part parce qu’il y a des zones d’ombres dans sa vie que même les historiens ignorent. J’assume l’existence de ces incertitudes au niveau historique, elles seront mises « en suspens » dans les épisodes.

Je travaille actuellement sur l’écriture des épisodes. Je prévois la saison 2 pour fin août/début septembre, si tout se passe bien. La réalisation variera pour la saison 2 pour que les deux saisons soient bien distinctes. De la même manière, je veux qu’il y ait une scission entre le personnage de la saison 1 et celui de la saison 2, et pas que les gens se disent “C’est Louise qui joue Marie-Antoinette ou Cléopâtre”. C’est un challenge de comédienne !

Et je ne peux m’empêcher également de déjà penser à la saison 3…

L’idée de la websérie est vraiment de faire découvrir des portraits de femmes dans l’Histoire…

Oui parce que les femmes ne sont pas assez mises en valeur. Il s’agit de parler de destins de femmes qu’on ne connaît pas ou pas assez. 

Selfie’storique a aussi une page Instagram… 

La page Instagram me donne plus de visibilité. Je l’utilise pour ajouter des choses que je n’ai pas pu mettre dans l’écriture des épisodes. Cela permet également de faire vivre la chaîne entre les épisodes et les saisons. Il y a aussi plus de proximité sur Instagram avec les DM. L’idée c’est que 75% du travail est sur Youtube et 25% sur Instagram mais le compte Instagram fait écho à la chaîne. 

Quels conseils à celles/ceux qui aimeraient lancer leur websérie ? 

Je dirais qu’il ne faut pas se poser trop de questions (bon moi j’avoue je m’en pose beaucoup trop [rires]). Je pense qu’il faut faire les choses si ça nous plaît et alors ça plaira à d’autres. C’est en arrêtant de me poser trop de questions que j’ai pu me lancer. Cela implique beaucoup de prises de risques mais si on a le désir de créer, il faut le faire. La vie est trop courte pour repousser les choses qu’on aime! C’est un peu bisounours mais c’est ce que j’aurais aimé qu’on me dise !

L’intégralité de la websérie est à visionner ici !

La série « En thérapie » sur le divan des psys (2/2)

La série Arte « En thérapie » fait l’objet de critiques très antagonistes, notamment parmi les professionnels du champ analytique.

Dans ce deuxième volet, Laurence Croix, psychanalyste et maître de conférences, analyse le cas du personnage d’Ariane.

« Sur le fil d’Ariane », par Laurence Croix

Ce n’est pas une histoire de caméra qui entre dans un cabinet de psychanalyste. La psychanalyse reste une expérience peu transmissible. Ce qui se passe et se transmet dans une séance d’analyse est, malheureusement peut-être, emprisonnée dans une expérience singulière pas transposable et transmissible sur un écran ou ailleurs.

Il s’agit ici d’une fiction, et j’ai été très agréablement surprise dès le premier épisode avec le cas d’Ariane.

La séquence commence par des pleurs et le silence, puis cette première phrase avant tout générique « je ne pense pas pouvoir m’allonger aujourd’hui ». Le téléspectateur non seulement plonge brutalement comme un voyeur, dans l’intimité du cadre analytique, mais la dynamique d’une cure est immédiatement posée.  

Puis l’analyste invite la patiente à s’autoriser une parole. Cette parole décousue entre l’attente dans le froid devant la porte d’immeuble de l’analyste, la panique liée à l’attentat du Bataclan, le dure réalité du bloc opératoire, la vie décevante d’un couple au fond du lit où il ne s’y passe plus rien.

Tout cela a l’air décousu, mais l’hypothèse freudienne de l’inconscient permet justement de réintégrer de la cohérence et de la logique. C’est la méthode des associations libres inventée par Sigmund Freud. C’est par cette logique propre à l’inconscient que le sujet pourra se découvrir lui-même et donc accéder à son désir trop souvent entravé et refoulé, comme celui d’Ariane…

L’analyste accueille cette parole, ces associations et nous fait entendre à nous aussi spectateur au détour des très beaux dialogues, un lapsus ou une dénégation comme « ce qui s’est passé cette nuit n’a rien à voir avec les attentats. »

Certes la série En thérapie, version française, tente de nous faire entendre quelque chose de l’analyse, cette liberté, cette intimité, mais aussi l’écoute et le travail de l’analyste.


L’épisode dévoile cette relation entre les deux protagonistes, artificielle et particulière de la relation analytique. Les émotions que Frédéric Pierrot joue avec une authenticité remarquable dans cette écoute idéalement « neutre », dit-on, en théorie.  Mais comment être neutre quand sa patiente est si charmante et sexy ? De plus, elle ne lui facilite pas la neutralité dite « bienveillante « en avouant penser à lui tout en faisant une « gâterie » à un inconnu qu’elle ne désire pas.

La fiction, elle, permet cette déclaration d’amour passionnel, « obsessionnelle » dit-elle. On ne peut pas nier que le transfert est souvent passionnel car non seulement il condense des répétitions d’amours anciens et actuels, mais surtout comme l’écrit Freud il est aussi un amour « authentique ». C’est ce qu’interroge précisément ce cas d’Ariane dans la série, c’est cet amour complexe et authentique de la relation analytique, un sujet délicat, et où tout l’art de l’analyste est de savoir le gérer au mieux qu’il peut pour poursuivre le travail.

Le transfert est un amour authentique, même pour un analyste qui n’est pas particulièrement séduisant, même s’il est triste et ennuyeux, comme elle le lui fera remarquer. Évidemment il est surprenant que l’analyste n’ai rien voulu en entendre en amont de cette passion et semble tomber des nues, ce qui n’est évidemment pas à son avantage (d’analyste, mais classique chez les hommes oserons-nous dire !)


« Je sais que vous êtes impossible mais mon corps ne le comprend pas (…) » dit-elle. Le corps de l’hystérique parle ici à la place de la femme de ce réel de l’amour de transfert.
L’analyste reste coi mais tente de maintenir le cap éthique : « On en reparle la semaine prochaine » lui répond-il ! On entendra son désarroi, celui de l’homme tout simplement qu’il est avant d’être analyste…

C’est ce que certains de mes collègues ont parfois apparemment mal supporté. Qu’il ne soit pas un analyste super héros, dans une perfection illusoire, juste un banal névrosé lui aussi traumatisé par l’attentat. Mais qui ne le serait pas ? 

Cet amour (de transfert) est au cœur de l’éthique analytique dans toute cure.

S’agit-il que de tromperie sur l’objet aimé ? En partie certainement, mais tout amour n’est-il pas une tromperie ? D’un débordement du transfert dirons d’autres, au détriment de la psychanalyse, mais tout amour n’est-il pas « débordement » ?

C’est une difficulté majeure de « la direction de la cure » comme l’a nommée J. Lacan. Mais l’homme, ou la femme, et sa position d’analysant ne peuvent simplement se juxtaposer. C’est dans cet interstice justement que le travail s’élabore au lieu même du transfert, de l’amour, en tant qu’il est tout autant inévitable que nécessaire au travail analytique.

La psychanalyse est la seule pratique thérapeutique (qu’on le veuille ou non) qui intègre un travail sur le transfert.

C’est la spécificité même de la psychanalyse, ce n’est pas le transfert qui lui circule partout et tout le temps. L’analyste reste aux prises de ses désirs aussi, et pas que pour ses patientes ou patients. Les traumatismes et autres événements de la vie peuvent kidnapper le désir propre de l’analyste.

Dans tous les cas je félicite les auteurs d’un scénario intelligent, relativement proche du terrain de nos cabinets et au cœur des questions qui agitent le mouvement analytique depuis ses débuts (voir le cas Anna O.)  

Évidemment la performance de tous les acteurs dans cette série française rend d’autant plus cette fiction, car cela reste une fiction, intelligente, subtile, et revivifiante pour nos écrans souvent trop portés à tout simplifier et bêtifier sur le mode des thérapies comportementales ou d’une psychologie toujours mal vulgarisée.


Pour ma part donc, je pense qu’elle peut susciter chez tout à chacun des questions, d’analyste et de patients, mais pas seulement. Chacun pourra, s’il le désire, se poser des questions fondamentales sur ses propres désirs, ses amours, ses échecs et ses désillusions… Et pourquoi pas éventuellement s’en remettre à un analyste avec un peu moins d’appréhension !

Laurence Croix, psychanalyste, Maître de conférences à l’université.
Auteure notamment des ouvrages La douleur en soi, érès 2002, Le père dans tous ses états, De Boeck, 2011, Pour un regard neuf de la psychanalyse sur le genre et la parentalité, avec G. Pommier, érès 2018.

Diffusé sur Arte tous les jeudis du 4 février au 25 mars à 20h55.
Disponible en intégralité sur Arte.tv 
et sur Youtube.

La série « En thérapie » sur le divan des psys (1/2)

C’est la série évènement Arte. Réalisée par Éric Toledano et Olivier Nakache, cette fiction en 35 épisodes est une adaptation de la série israélienne “BeTipul”.

L’histoire se déroule au lendemain des attentats du Bataclan. Le psychiatre Philippe Dayan (Frédéric Pierrot) reçoit Ariane (Mélanie Thierry), Adel (Reda Kateb), Camille (Céleste Brunnquell), Léonora et Damien (Clémence Poésy et Pio Marmaï). Entre inconscient et trauma collectif, la série questionne l’impact des évènements sociétaux sur les subjectivités.

Nous avons demandé à des psychanalystes de regarder les premiers épisodes.

« C’est loin de la réalité », l’avis de Catherine Grangeard, auteure et psychanalyste.

Cette série bénéficie d’une promo exceptionnelle. Avantages et désavantages ! Une attente extraordinaire, par exemple. En tant que psychanalyste, je suis déçue. Les premiers épisodes du premier jeudi n’ont pas été à la hauteur de ce que j’espérais. Le psy est si bavard ! Et tant de clichés. La si jolie patiente en plein transfert amoureux, quelle caricature !

Là où tout devrait être nuances, quel dommage. Pourquoi avoir céder à cette facilité ? L’adolescente est plus réaliste, heureusement.

Il est essentiel de différencier fiction et réalité.

L’intimité d’un cabinet exclut la possibilité du film. Aussi en tenant compte du temps long du travail d’élaboration psychique et de l’inverse, la nécessité qu’il se passe quelque chose à l’écran pour que le téléspectateur ne zappe pas, ça devient plus acceptable. Mais attention à l’effet « Vu à la télé ». Cela peut devenir « je sais bien, mais quand même » et induire en erreur.

Au final, la première séance du psy chez sa contrôleuse frise le ridicule. On apprécie qu’il soit plein de doutes, c’est très bien mais mêler à ce point les vies privées et le travail, c’est loin de la réalité.

Ce qui est passionnant c’est de mesurer l’engouement. Ainsi la psychanalyse si largement décriée suscite toujours tant de passions !

L’élément fondamental, absolument rassurant, c’est de voir les évènements sociaux pénétrer le cabinet. Même s’il faut relativiser au sujet des attentats car loin de Paris il est à souligner que ce ne fut pas si prégnant. Ailleurs ce sont d’autres sujets qui impactent les vies. Toujours l’influence de la société marque. D’où l’importance de souligner la nécessité de l’importance d’une prise de conscience des normes et diktats sociaux, c’est rarement bien compris. Pour cela cette série marque un point. Et ça c’est considérable !

Diffusé sur Arte tous les jeudis du 4 février au 25 mars à 20h55.
Disponible en intégralité sur Arte.tv
et sur Youtube.

5 alternatives gratuites à Netflix

Ton ex s’est fait la malle avec ses codes Netflix ? On a sélectionné des plateformes de streaming gratuites tout aussi qualitatives pour te faire une culture ciné aux petits oignons.

Arte.tv

Arte.tv c’est un peu la base pour les cinéphiles. Le site propose des films et des séries, mais aussi des concerts, des documentaires et des émissions (Histoires, Sciences, Voyages et découvertes).

La rubrique Cinéma permet d’avoir accès à des cycles thématiques. En ce moment, on peut y déguster le cinéma marivaudien d’Emmanuel Mouret ou encore des films en hommage à Jean-Claude Carrière.

La rubrique Séries diffuse en intégralité les séries évènements. On peut ainsi binger à souhait depuis son canap’.

Et si vous ne trouvez pas votre bonheur, un système de VOD (vidéo à la demande) donne accès à des programmes à louer ou à acheter.

France.tv

Faut croire que les chaines du service public c’est comme le vin, ça se bonifie avec le temps…

France.tv offre des films (courts et longs-métrages), des séries et des documentaires en accès libre.

De la série teenage « Skam » au cinéma intello de Desplechin, on se régalera aussi devant les premiers films de réalisatrices et réalisateurs connus comme Xavier Dolan (J’ai tué ma mère), Mathieu Kassovitz (Métisse), Valérie Donzelli (La Reine des pommes).

La collection 100% réalisatrices met des cinéastes talentueuses à l’honneur. On se réjouit de pouvoir (re)voir Le Beau monde de Julie Lopes-Curval, White Material de Claire Denis, L’Enfant d’en haut de Ursula Meier.

A l’occasion de la 43e édition du Festival du court-métrage de Clermont Ferrand, le site propose dix courts  des sélections : Regards d’Afrique, Compétition 2020 et Compétition Nationale pour 2021. De quoi se régaler donc … !

MK2 Curiosity

Les salles de cinéma et de spectacles sont toujours fermées. Mk2 s’invite chez nous et diffuse, chaque mercredi, une sélection de 5 films en accès libre.

Les collections en hommage à des réals comme Agnès Varda ou Jacques Demy permettent de découvrir les courts-métrages de ces démiurges du cinéma.

La Cinémathèque française

Chaque jour, la Cinémathèque met un film rare issu de ses collections. Les vidéos sont accompagnées d’une note sur le réalisateur ou la collection, d’une critique sur le film. Comme une visite réelle, la démarche est pédagogique.

L’occasion de se forger une solide culture ciné !

KuB

KuB [KulturBretagne] est une plateforme d’une richesse inouïe : elle diffuse gratuitement documentaires, fictions, films d’animation, créations sonores, photographies, spectacles, lectures.

On y trouve aussi des vidéos avec des acteurs culturels. On a accès à l’œuvre finalisée mais aussi au processus de création, et ça c’est quand même super passionnant !

Le tout est accompagné de textes mis en perspective. Le contenu est très documenté.

Parce que le site regorge de petites pépites et si on devait en retenir une, on saluera la collection « La révolution au féminin », et notamment la sélection des dix films sur le féminisme.

Plus d’excuse pour parfaire ta culture ciné ! Bonne séance ! 🎥

Série Netflix : ne passez pas à côté de la danoise du moment, EQUINOX

serie netflix

Bien que le confinement soit derrière nous, le couvre-feu et les attestations de sortie bloquent encore nos déplacements. Que faire en attendant d’aller danser ? Rattraper toutes les séries Netflix que vous n’avez toujours pas vu, avec un plateau de sushis et une tisane bien-être, pour un confort de bingewatching garanti.

En parlant de séries et de cocooning… Seriez-vous passé à côté de la nouvelle série du moment : EQUINOX, disponible sur Netflix ? C’est l’heure du rattrapage.

serie astrid

Equinox : deux soeurs aux passés différents

La série commence en 1999, sur une bande de jeunes danois qui fêtent leur diplôme du Bac gaiement, à coup de bières, de sono, et de chars verdoyants assortis de banderolles sur lesquelles ont peut lire quelques joyeux pamphlets danois… strictement incompréhensibles. Passons.

Astrid, une petite fille de nature angélique et docile, regarde sa soeur quitter la maison en pleurs après une dispute avec sa mère (dont les yeux exorbités font drôlement flipper). Son aînée, Ida, monte dans un char quelque peu bruyant, et laisse derrière elle une mère anxieuse, un père heureux, et une petite soeur interloquée.

Évidemment personne – hormi tous les téléspectateurs – ne s’attend à ce que ce départ en fanfare soit pour Astrid la dernière occasion de voir sa soeur qu’elle aime tant. Car celle-ci, peu après avoir salué les siens, ne reviendra jamais… Nul ne sait pourquoi.

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Astrid va donc grandir (la majeure partie de la série se passe 20 ans plus tard) gagner en maturité, se marier et avoir une petite fille, pendant que sa soeur Ida, vit sa vie de personne disparue quelque part dans un monde parallèle.

Tout ce que l’on sait au début, c’est qu’Ida était particulièrement questionnée par sa mère sur tous ses allers et venus, et n’avait jamais la paix. Sa mère, toujours sur son dos, lui empêchait constamment de vivre sa vie. Mais est-ce une raison valable et suffisante pour s’évaporer, et ne plus jamais revenir ?

De son côté, Astrid a toujours été délaissée par sa mère, mais aussi très aimée, choyée par son père. Pourquoi ces écarts de traitement, d’une soeur à l’autre, alors même que ces deux-là s’apprécient énormément et ce dès les premières minutes de la série ?

Affaire à suivre.

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Un suspense insoutenable, et des cauchemars haletants

Tout au long de la série, vous verrez Astrid en proie à des cauchemars étranges, durant lesquelles elle croit apercevoir sa soeur, perdue au fin fond d’une forêt glauque à souhait, prisonnière d’une sorte d’immense Dieu aux oreilles de lapin, sur fond de paysages enflammés et en ruine

Qui est ce Dieu Lapin ? Et pourquoi essaie-t-il d’agripper Astrid ? Et pourquoi sa mère n’arrête pas de lui répéter qu’il faut « qu’elle y retourne » pour retrouver sa soeur ?

Tant de questions auxquelles la série vous répondra petit à petit, au travers d’épisodes assez courts (45 minutes), mais très denses et prenants.

Du suspense, des bons acteurs, une bonne BO, des intrigues farfelues, des gestes barrières pas respectés…

La série de la réalisatrice Tea Lindeburg vous fera renouer avec les peurs les plus primitives, celles qui sont reliées directement à votre enfance.

Car, qui sait ce qui peut se cacher dans l’obscurité ?

Qu’est-ce que tu vois quand tu dors ?

La team Colette valide à 200 % !

Nous vous recommandons de la regarder en VO, pour des frissons danois garantis.

 

Notre sélection spéciale films de Noël 🎅

Noël famille

Noël arrive ! Son lot de magie passe indéniablement par les films à regarder blotti dans sa couette et qui font résonner toute la féerie qu’entoure cette période… Hollywood nous offre de beaux cadeaux en cette fin d’année 2020 !

Comédie, romance ou film fantastique… Cette semaine, après notre sélection de séries, attaquons-nous à celle des films de Noël !

Le Classique : Super Noël (The Santa Clause)

Un classique de chez Disney sorti en 1994 avec Tim Allen en tête d’affiche 😍

C’est l’histoire de Scott, qui la veille de Noël, obtient la garde de son enfant qu’il ne voit que très rarement au vu de sa séparation. Cette veille de Noël est marquée par la mort du père noël, qui fait une mauvaise chute sur son toit.
C’est donc à Scott Calvin de reprendre le rôle du Père Noël, alors même qu’il n’y croyait pas au début…
La musique composée par Michael Convertino nous éblouit les tympans et s’adapte parfaitement aux good vibes de noël dont on a tous besoin en ce moment.
Le scénario, les acteurs, tout est là pour nous faire passer un bon moment !

La comédie à la schwarzy : La Course au jouet

Qui aurait pu imaginer Arnold Schwarzenegger jouer le grand rôle d’une comédie de Noël. Et quelle comédie !

Un père de famille, dénommé Howard, tente par tous les moyens d’obtenir le Turbo Man, un jouet convoités par tous les enfants. Or, que faire quand c’est le dernier jour des soldes et que le stock de jouets est quasiment épuisé…

Traversés par un sentiment d’euphorie, nous prenons un malin plaisir à suivre ce bon vieux Terminator chercher frénétiquement dans les rayons de jouets des magasins, et on assiste non sans joie à des gags et à des rivalités entre parents qui nous font bien rire.

Un film pour se détendre et rigoler entre amis ou en famille 👪 👩‍👩‍👧 🤝

Le cadeau inattendu : Gremlins

Comment ne pas citer ce classique du cinéma réalisé par le talentueux Joe Dante.

Au moment de Noël, Randall Peltzer trouve un cadeau bien étrange à offrir à son fils Billy, un Mogwai, une petite bête toute mignonne.

Quelques règles de base avec un Mogwai :

  • Ne jamais le nourrir après minuit,
  • Ne jamais lui montrer la lumière du jour et surtout…
  • Ne jamais lui donner de l’eau !

Des règles bien farfelues données par le vendeur. Mais, bien sûr, tout ne va pas se passer comme prévu.

Un noël chaotique, mais terriblement fascinant, pleins de frissons et de fous rires vous attend ! 🎄

Le frenchy : Le père noël est une ordure

Un autre classique, mais celui-ci bien français !

Le père Noël est une ordure est sorti en 1982, adapté de la pièce de théâtre éponyme interprétée par la troupe du Splendid comprenant Anémone, Christian Clavier, Thierry Lhermitte, Marie-Anne Chazel ou encore Gérard Jugnot.

Le soir de noël, dans une permanence de « SOS Détresse Amitié », vont se mettre en scène des personnes plus folles les unes que les autres. Un pur moment de détente où le talent de la troupe nous fera mourir de rire.

Vous reprendrez bien un peu de Kloug ?

Je termine donc cette sélection en vous souhaitant de bonnes fêtes de fin d’année et j’espère vous avoir fait envie de vous plonger au chaud sous votre plaid avec un bon chocolat chaud devant l’un de ces films tordants !

Top 5 des séries à voir en attendant Noël

Noël séries

Noël et ses festivités approchent à grands pas, le grand froid de l’hiver vous paralyse déjà, et emmitouflé dans un plaid sur votre canapé, vous vous demandez ce que vous pouvez bien faire pour vous occuper… Bingewatcher, bien sûr !

Quoi de mieux qu’une bonne dose de cocooning pour se détendre avant l’entrée fracassante de papa Noël par la cheminée électrique.

Découvrez tout de suite notre sélection de séries à croquer avant ou pendant les fêtes !

1. The Bold Type, pour les modeuses féministes

The Bold Type, ou De Celles Qui Osent en Français, est une série en quatre saisons (pour l’instant !) réalisée par Sarah Watson, et sortie en 2017. Elle convient parfaitement aux fans de mode, de haute couture, aux stylistes en herbe, mais elle émerveille également les journalistes, les rédacteurs et rédactrices, et pour finir, les fervents défenseurs et défenseuses du féminisme.

En effet, si la série démarre sur les aventures que l’on imagine à première vue drôles et légères de trois meilleures amies new-yorkaises qui travaillent au sein du même journal, Scarlet Magazine, leur vie va prendre une sacrée tournure au fil des épisodes…

[SPOILER ALERT]

Puisque Jane va nous montrer comment se battre pour être sacré meilleure journaliste,  Kat va s’épanouir sexuellement et professionnellement jusqu’à faire son coming-out, et Sutton fera tout pour sortir de son rôle de simple assistante au bureau pour s’imposer en tant que styliste avant-gardiste.

[FIN DU SPOIL]

La saison 4, sortie en 2020, est disponible sur la toile, alors foncez tout de suite découvrir cette pépite made in women empowerment !

the bold type

2. Le Jeu de la Dame, pour les accros aux échecs

Personnellement, en ce moment, je me réveille tous les jours avec une envie folle de battre mon adversaire du moment, celui avec qui je partage une vie de confinement paisible la plupart du temps… Sauf quand il s’agit de lui mettre la piquette aux échecs.

Effectivement, il semblerait que je me prenne un peu trop pour Beth Harmon, l’héroïne de la minisérie interprétée par Anya Taylor Joy dans Le Jeu de la Dame ou The Queen’s Gambit en anglais.

[SPOILER ALERT]

L’histoire commence au milieu des années 1950, par un tragique accident de voiture au cours duquel la future grande reine de l’échiquier perd sa mère. La petite Elizabeth Harmon est donc placée dans un orphelinat où elle apprend à jouer aux échecs avec le gardien, M. Shaibel. En parallèle, elle fait la connaissance de Joline qui deviendra sa meilleure amie pour la vie, et devient addicte à un tranquilisant distribué à l’orphelinat, auquel elle sera dépendante quasiment toute sa vie. La série dépeint son parcours de winneuse, car de championne locale, elle se crée rapidement une réputation de gagnante internationale, jusqu’à affronter Vasily Borgov, un grand joueur, champion du monde russe des échecs.

[FIN DU SPOIL]

L’essentiel à retenir de cette minisérie palpitante ? Eh bien, pour commencer, que dans les année 50, 60, ce n’était pas évident de se démarquer dans la société quand on était une femme. Grâce à son talent et à son génie, Beth Harmon démonte un à un les clichés sexistes de son époque, pour notre plus grande joie !

le jeu de la dame

3. The Americans, pour les transis d’espionnage

Cette série a tout d’un chef-d’oeuvre… Des acteurs exceptionnels, dont Keri Russel et Matthew Rhys, qui incarnent Elizabeth et Philip Jennings, un couple d’agents russes du KGB qui se bat en secret pour défendre leur pays natal, la Russie. Une bande originale terriblement inspirante et sexy, de Phil Collins aux Rolling Stones en passant par Léonard Cohen, j’ai rarement écouté une BO aussi riche en termes d’influences, et aussi punchy. Si vous ne regardez pas la série, faites-vous au moins plaisir en découvrant les playlist The Americans sur YouTube ou Spotify.

[SPOILER ALERT]

Et pour finir, un scénario à couper le souffle ! Les missions des Jennings sont loin d’être faciles à accomplir, ils devront, pour venir en aide à leur peuple, se mettre dans la peau d’autres personnes, hôtesse de l’air, cow-boy texan, vendeuse de cosmétiques, agent du FBI… Toutes les couvertures sont bonnes à prendre pour déceler les mystères des plans de la CIA ou du FBI.

the americans

4. The Mandalorian, pour les fans de Star Wars

Sortie pour la première fois en 2019, la série The Mandalorian met en scène un grand mec badass qui doit protéger vaille que vaille un petit bébé trop choupi : un petit maître Yoda qui malgré ses 50 ans révolus, en fait plutôt un ou deux. C’est ça Star Wars, des scénarios bien farfelus et des combinaisons de personnages loufoques !

Le pitch en bref : après le déclin de l’Empire et la création de la Nouvelle République, le métier de chasseur de prime ne permet plus très bien de gagner sa vie en terre star warsienne, mais heureusement, Mando, notre héros, a décroché un contrat bien juteux qui n’a rien d’officiel mais lui, il s’en fiche complet. Tout ce qu’il veut, c’est vivre une belle vie de baroudeur, siroter des cocktails aux quatres coins des galaxies.

[SPOILER ALERT]

Sa mission ? Trouver un bébé Yoda et le ramener à ses commanditaires. Rien de plus simple en fait, mais pourtant ce gros dur de Mando va être tellement ému par ce petit bout de chou qu’il décide de le sauver. Il s’attire ainsi les foudres d’une ribambelles d’ennemis qui vont le pourchasser, impériaux, chasseurs de prime locaux, stormtroopers… Parviendra-t-il à tous les éliminer à lui tout seul ? Le suspense est à son comble ! N’attendez plus et lancez la saison 2.

bébé yoda

5. Working Moms, pour les mamans épuisées

Qui a dit qu’avoir un enfant devrait inciter les mères à stopper leur carrière ?

C’est un peu le message principal de cette série déjantée, sorte de mélange entre Friends ou How I Met Your Mother version mamans. Parfaite pour parler parentalité sans aucun tabou quitte à briser les codes de bonnes conduites tristement appliqués à notre société un poil paternaliste, la série Working Moms, signée Catherine Reitman, s’avère non seulement tordante, mais également lucide. Très, très lucide.

Avec ces quatre amies et mères au bord de la crise de nerf (les héroïnes de la série), on est loin des clichés publicitaires et du modèle traditionnel de la ménagère de moins de cinquante ans, femme et mère au foyer. Ce qu’on ADORE dans cette série, c’est le ton cru, direct de ces mères pas vraiment exemplaires mais sûres d’elles et souvent tiraillées entre élever leurs enfants dans la joie et la douleur ou grimper les échelons quitte à être un peu moins présente à la maison… Bref, même si on n’est pas, ou pas encore maman, on adhère à 200 % au propos, et ça fait du bien de voir des problèmes de fond révélés au grand jour et analysés avec brio.

working moms

Sur ces belles paroles, toute l’équipe de Colette Magazine vous souhaite un excellent marathon !

The Crown – Devenir princesse, diktat ou conte de fée ?

the crown princesse

The Crown saison 4 met en lumière le mariage arrangé entre le Prince Charles et Diana Spencer en 1981. De l’anonymat à la consécration, la princesse Diana a traversé bien des états, tant géographiques qu’émotionnels pour plaire à la famille royale britannique. Avant la tragédie parisienne de 1997, qu’en est-il de sa fulgurante ascension ? 

Diana Frances Spencer naît en 1961, fille cadette d’Edward Spencer, vicomte Althorp, et de son épouse la vicomtesse Frances Burke-Roche. Issue d’une lignée de l’aristocratie anglaise, elle ambitionne de devenir danseuse de ballet, et dès l’enfance, rêve d’un destin monarchique.

Peu conforme à un système d’éducation classique, elle envoie valser sa scolarité en Suisse et retourne à Londres. Là, elle devient femme de ménage, puis nourrice, et enfin assistante dans un jardin d’enfant. Repérée par la famille royale britannique, la reine est sous le charme de sa tendresse et de sa modestie, estimant qu’elle ferait une parfaite épouse pour son fils, le prince Charles.

Un conte de fée arrangé

Alors qu’ils ne se sont vus que treize fois, le Prince Charles et Lady Diana Spencer subissent une union forcée. En 1981, ils se marient à la Cathédrale Saint-Paul, à Londres. Suivi par des millions de téléspectateurs à travers le monde, ce mariage déplait au fils aîné de la Reine, qui n’a fait qu’obéir à la volonté de son oncle « Dickie » lui ayant intimé l’ordre d’épouser une fille au sang bleu sans histoire.

mariage diana charles

La femme qu’il aime en réalité, Camilla Parker Bowles, représente un danger pour la réputation de sa famille : celle-ci est déjà mariée au major Andrew Parker Bowle. Le royaume se passerait bien d’un scandale d’infidélités. Toutefois, rien n’y fait, l’héritier du trône ne renonce pas à sa passion pour elle et trompe la princesse Diana à de multiples reprises.

Une princesse mal dans sa peau

Les infidélités s’enchaînent et la princesse, pas dupe, s’isole et souffre de troubles d’alimentation. Se réfugiant dans la nourriture, elle tente de cacher sa boulimie en se faisant vomir à de multiples reprises.

Si à l’origine, Diana Spencer se réjouissait à l’idée de son mariage et des bénéfices de son nouveau titre, elle subit finalement les conséquences des codes de conduite directement liés à son statut. Piégée à Buckingham et enchaînée à un mari qu’elle aime sans réciprocité, elle va jusqu’à commettre des tentatives de suicide.

lady diana

Éprouvée par le manque d’amour de Charles, Diana trouve du réconfort dans l’affection qu’elle porte à ses deux fils, les futurs princes William et Harry. Malgré cette heureuse maternité, sa vie est dictée par des événements médiatiques, elle doit sans cesse se surpasser pour fondre dans le moule imposé par son titre de princesse.

Victime de son propre succès

Sans arrêt poursuivie par d’innombrables paparazzi, la princesse Diana jouit d’une immense célébrité et est adulée partout dans le monde.

Son engagement maternel et sa charité illimitée font d’elle une princesse humaine et proche du peuple. Sa compassion, sa modestie, son charisme naturel lui valent un succès mondial qu’elle n’aurait jamais vu venir.

Son humanité sans borne la rend hélas vulnérable, chacune de ses actions est scrutée dans le moindre détail.

Jaloux de la gloire qu’on lui attribue, le Prince Charles lui mène la vie dure. Ce dernier la perçoit comme une rivale qui tenterait de lui voler la vedette en permanence… Or la princesse Diana aime la danse, les enfants, les rencontres, elle fait preuve de spontanéité et de modernité, tandis que le roi en devenir s’avère vieux jeu et fidèle aux règles monarchiques.

Un respect des coutumes ironique puisqu’il souhaite à tout prix se séparer de la princesse pour vivre aux côtés de son amante, la duchesse Camilla.

Breaking news : le prince charmant n’existe pas

Le prince de Galles ne démontre aucun respect pour sa femme et ne semble pas préoccupé outre mesure par l’éducation de ses enfants. Celui que Diana Spencer trouvait si « sexy » et attentionné au début a fini par lui pourrir plus ou moins l’existence. Premièrement en ne l’aimant pas, et deuxièmement en ne lui cachant pas sa liaison avec Camilla.

prince charles camilla

L’homme parfait, le prince charmant, cet être inquittable et idéal sur le papier n’existe pas et n’a jamais existé. Et pour cause, le prince Charles sort tout droit d’un conte de fée auquel il n’a jamais souhaité être destiné. Lui non plus n’a pas été entendu, ni assez choyé par ses proches, il s’est rendu à l’évidence d’une existence rythmée par des traditions ancestrales et pour le moins rébarbatives.

Elle, de son côté, avait mis tout son coeur à l’ouvrage en l’épousant. Comment aurait-elle pu deviner la tristesse et la solitude qu’elle éprouverait après ses noces ? Une princesse éduquée depuis l’enfance aux bonnes manières de la cour, nourrie dès le plus jeune âge par la fausse perfection de tout destin princier ?

Une invention qui en dit long sur la société

Comme dans la vraie vie, le prince charmant n’est qu’une invention sordide d’une société masculiniste et paternaliste.

Si la conception même d’un être aussi angélique est encore trop largement répandue, c’est sans doute parce qu’encore trop de jeunes filles sont amenées à se conduire à la perfection.

Élevées dans l’idée qu’un jour, tous leurs efforts seront récompensés par un seul être, quasiment divin, qui chérira à tout jamais leur attitude de bonne fée, tout cela pour que les hommes, en parallèle de leurs gestes attentionnés, puissent s’épandre sans crainte dans la flemme et le laisser-aller.

Conclusion : devenez qui vous êtes

Nietzsche a encore frappé puisque la solution pour sortir la tête de l’eau dans tout les cas est de se concentrer avant tout sur son propre devenir plutôt que de s’intéresser à ce que quiconque pense de vous.

Vous me rétorquerez probablement que c’est facile à dire et plus difficile à faire quand des photographes vous suivent partout dans la rue, quêtant le moindre scandale. Le fait est que tout épanouissement s’avère issu d’une complète et sincère affirmation de soi dans le monde en tant qu’être humain indépendant de l’Autre avec un grand A.

La conclusion évidente que nous pourrions tirer du mariage dévastateur entre Diana Spencer et Charles de Galle serait sans doute la suivante : épousez ou n’épousez pas qui vous voudrez, votre partenaire ne définit jamais la personne que vous êtes.

Quand bien même vous avez les mêmes centres d’intérêt que la personne avec laquelle vous vivez des jours heureux, n’oubliez pas de développer votre jardin personnel, décorez-le de culture, de passions, de musique, d’art… Ceci n’est évidemment pas un ordre, mais plutôt un ressenti, un conseil, à prendre avec tout le recul nécessaire.

Il se résume bien en ces termes : soyez-vous même, et vous soufflerez sur le monde, un vent d’égalité et de liberté !

Loev, une pépite insolite à dénicher sur Netflix

Loev Article 2

Sorti en 2015 et réalisé par Sudhanshu Saria, Loev raconte la romance de deux hommes que tout oppose. Disponible en VO sur Netflix, ce film vaut le détour non seulement pour son décor, la côte ouest indienne, mais surtout pour sa lucidité crue concernant l’homosexualité contemporaine.

Le long-métrage commence dans l’obscurité. Un choix que l’on devine déterminant dans ce drame romantique gay, la noirceur pouvant être reliée au tabou de l’homosexualité dans encore trop de pays civilisés. Un plan qui traduit l’idée que pour vivre sereinement sa sexualité, il faudrait appliquer l’adage : « pour vivre heureux, vivons cachés ».

Un week-end « entre amis »

Dans un minuscule appartement de Mumbai, Sahil est fâché contre Alex, son petit ami qui non seulement n’a pas payé la facture d’électricité, mais a aussi oublié d’éteindre le gaz. Il repasse son linge à la bougie, tandis que son ami tente de l’apaiser en lui promettant de l’emmener à l’aéroport, chercher son ami de longue date, Jai.

Bel homme, cet ami arrive de Manhattan. À peine débarqué, il prend déjà des appels de l’entreprise qu’il dirige aux États-Unis. Sahil se réjouit de cette visite, il va pouvoir profiter d’un week-end de repos sans se soucier du manque de maturité de son petit ami Alex. Pour cette aventure de courte durée, il emmène Jai à Mahabaleshwar, dans un hôtel de campagne.

Déçus de ne pas avoir de lits doubles, ils interrogent le maître des lieux, qui, lui estime avoir bien fait : « On a mis deux lits simples, comme vous êtes des hommes ». Le confort, un luxe réservé aux femmes ?

Pensez à préciser lits doubles sur vos prochaines réservations airbnb !

Cette simple affirmation ébranle le téléspectateur, et sous-entend (d’une manière hypothétique) que les hommes peuvent se passer de bien-être, du fait de leur robuste virilité.

Des sentiments mis à l’épreuve

Sahil et Jai passent l’éponge sur cet incident, et passent du bon temps ensemble. S’ils se chamaillent comme des enfants et semblent plus intimes à l’hôtel, ils hésitent à se prendre la main lors de leur balade en ville. Jai n’assume pas la proximité de Sahil, et pour aller plus loin, refoule son identité sexuelle. Cependant, Sahil, décontracté, essaie d’initier Jai à une certaine douceur de vivre, dans cette campagne indienne éloignée de la ville et de sa société en marche.

Jai ouvre petit à petit son cœur à Sahil, et félicite ses talents de chanteur-guitariste : derrière son masque de business man strict et rigoureux, Jai se réjouit du choix de vie de Sahil et semble vivre sa passion à travers lui.

Sahil déclarant subtilement sa flamme à Jai, même s’il demeure conscient du dangé lié à l’affirmation de son amour pour lui.

Seul hic de leur séjour : le manque d’argent de Sahil. En effet, en tant qu’agent artistique, il peine à trouver des perles rares et n’a pas les mêmes habitudes matérielles que Jai. De prime abord, Jai n’en a cure, lui offre une guitare, lui paie des restaurants et des réservations de chambre d’hôtel luxueux. Pendant la majeure partie du film, ils parviennent à éviter les détails qui les divisent, grâce, notamment à leur randonnée dans les Ghats occidentaux, un paysage paradisiaque et relaxant pour les deux tourtereaux.

Ce problème épineux les rattrape en ville…

[ATTENTION DIVULGÂCHAGE !]

Le refoulement et ses ravages

Avant un diner, de retour en ville, Jai est furieux contre Sahil, qui a osé l’embrasser sur la joue pendant une réunion d’affaires (plus tôt dans l’après-midi).

Survolté, il s’acharne contre Sahil, et lui reproche d’être vénal, puis trop gentil avec lui. Perdu, il est déboussolé à l’idée de dévoiler aussi ouvertement son attirance envers lui, qui plus est devant des chefs d’entreprise « secrètement » homophobes. Il perd patience face à Sahil qui tente de calmer son agressivité. Jai finit par succomber à la haine, et viole Sahil sur leur matelas deux places. Bien que Sahil se débatte et refuse ses avances à de nombreuses reprises, la folie s’est emparée de Jai, qui se transforme en prédateur sexuel.

Cette scène on ne peut plus perturbante donne lieu à un long silence gêné et des excuses prononcées à demi-mot par Jai.

Jai, écoeuré de son propre comportement.

Tous deux rejoignent peu après Alex et un parfait inconnu dans un grand restaurant étoilé, et la suite de la soirée est empreinte de piques dues à la jalousie qu’éprouve Alex vis-à-vis de Jai. Les verres s’enchaînent et l’ami d’Alex fume joint sur joint à l’hôtel de Jai. Tandis que Sahil, incité par son petit ami, chante et joue de la guitare, Alex danse avec Jai, se donnant l’air invincible. S’avouant presque vaincu par l’attirance évidente des deux personnages, il rentre chez lui accompagné de l’invité indésirable. Jai et Sahil restent seuls et silencieux, jusqu’au moment du départ.

La rupture, seule issue possible ?

À la fin du film, les deux amis marchent côte à côte, une valise à la main, et tout indique qu’ils quitteront l’Inde ensemble. Au dernier moment, Jai s’adresse à Sahil, et lui demande de rester.

Sahil proteste, Jai lui explique qu’une fois avoir compris ce qui s’était passé, il lui en voudrait et que ça ne pourrait pas fonctionner. Sahil tente de le retenir, crie le nom de son amant, lequel s’en va le dos tourné.

Une fois dans l’escalator, on voit Jai écrire à Sahil « I love you. Sorry. » puis supprimer le « sorry ».

Nostalgique, il se voit embrasser Sahil dans les montagnes, alors qu’il est assis seul à boire de l’alcool dans un salon VIP.

Jai, de retour à ses mauvaises habitudes.

Sahil, toujours à l’extérieur, s’impatiente puis s’immobilise.

Alex est venu le chercher en voiture, et le ramène « à la maison ».

Il lui avoue n’avoir toujours pas payé la facture d’électricité… Mais Sahil s’en fiche complètement, ce qui ne manque pas d’étonner Alex.

Clairement, Sahil a d’autres chats à fouetter que de penser à une facture impayée.

Le film se termine sur un Sahil à la fois nostalgique mais jovial, finalement satisfait de retrouver son petit ami. Il va jusqu’à rire de l’oubli de paiement d’Alex, qui fait tout pour attirer l’attention de son conjoint.

Si l’on devait tirer une analyse constructive de cet ovni de Netflix, on parlerait bien sûr de la nécessité d’oser rester soi-même et de s’affirmer dans tous les aspects de la vie. Se construire en opposition aux valeurs que l’on chérit ne peut qu’apporter ressentiment et refoulement de notre sexualité, et celle-ci ne peut qu’être intimement liée à notre personnalité. Nier ses désirs revient à nier ce qui nous épanouit réellement.

Une leçon malheureusement trop facile à donner, étant donné le contexte social économique et politique en Inde, mais aussi aux États-Unis, ne permettant pas l’émergence des mouvements LGBTQI+.

Ce qui ne pouvait donner lieu, hélas, qu’à cette déchirure bouleversante.

Loev, de l’importance de la lutte LBGT à travers le monde !

Emily in Paris et les clichés sur les femmes qui dirigent

Emily in Paris

Réalisée par Darren Star (Sex And The City, Younger, Beverly Hills…), et sortie le 2 octobre 2020 sur Netflix, Emily in Paris met en scène l’histoire d’une américaine originaire de Chicago qui accepte un poste de directrice marketing au sein d’une agence de communication située… En plein cœur de la ville lumière. Si les personnages masculins intriguent et font jaser, ce sont bien les femmes qui tiennent les rênes de la série. Entre clichés et réalités, quelles analyses peut-on extraire de leur comportement ?

Madeline, ou la femme d’affaires made in USA

Le pilote démarre à Chicago, avec un dialogue enthousiaste entre Emily Cooper (rôle attribuée à l’actrice Lily Collins) la future touriste, et Madeline, sa boss numéro 1. Cette dernière est tirée à quatre épingles, coiffée avec précision et chiquement vêtue de bleu, de la tête aux talons aiguilles.

En femme responsable, elle consacre du temps à Emily et s’extasie lorsqu’elle apprend qu’elle est nommée directrice marketing chez Savoir, filiale française d’un grand groupe international (Gilbert).

Elle va même jusqu’à se taper dans les mains, et se vanter auprès de sa subalterne d’être diplômée d’un master de Français (sous couvert de lui donner une leçon de professionnalisme).

Attentionnée, elle confie à Emily une réunion importante avec un client spécialisé dans le traitement du colon irritable, persuadée qu’elle a toutes les compétences nécessaires pour s’en charger.

Autrement dit, avant qu’elle ne finisse par vomir dans sa poubelle de bureau dues aux nausées causées par une grossesse visiblement insoupçonnée, Madeline envoie du rêve.

Sur le plan managérial, elle se montre attentive et concernée. Sur le plan professionnel, elle est surdiplômée, elle assure partout où elle va. Sur le plan physique et vestimentaire, c’est une quinquagénaire américaine sexy et sûre d’elle, sa queue de cheval est impeccable et presque intimidante de perfection.

N’importe quel Français reconnaît dans cette introduction la fâcheuse manie américaine de vouloir à tout prix « Vivre pour travailler », et non pas « Travailler pour Vivre ». C’est sûrement là le premier cliché de la série, lequel ne s’attache pas en premier lieu aux mauvaises habitudes françaises, mais bien aux maniaqueries américaines.

Sylvie, femme forte « à la Française »

En parlant d’hexagone, qui est la directrice de Savoir, de l’autre côté de l’Atlantique ?

À Paris, dans un petit immeuble haussmannien donnant sur une belle cour pavée, Sylvie (jouée par Philippine Leroy-Beaulieu) dirige sa société luxueuse d’une main de fer, en misant essentiellement sur ses propres idées et intuitions.

Lorsqu’Emily voit sa french supérieure pour la première fois, elle apparaît dans une combinaison noire, les cheveux détachés. Si elle porte des talons aiguille, tout aussi imposants que ceux de Madeline, l’attitude de Sylvie se démarque en tous points. Sa posture, tout droit inspirée de Meryl Streep dans le diable s’habille en Prada, en dit long sur son caractère lunatique, si ce n’est colérique.

Dès le départ, Emily va se heurter à la psychologie complexe d’une Sylvie intraitable avec ses employés. La première phrase que cette dernière adresse à Emily annonce des débuts difficiles : « Bonjour ! Je ne vous attendais pas avant demain. »

Un message de bienvenue déstabilisant pour l’américaine, traduisant cela dit une situation parfaitement plausible à Paris [je vous en parlais justement dans mon précédent article Comment j’ai cherché un emploi en 2020 (et me suis retrouvée à refuser un poste)]. Malgré une excellente communication externe, la communication interne d’une agence s’avère parfois médiocre.

Si tout le bureau déprécie Emily, Sylvie fait de sa présence une affaire personnelle, lorsqu’elle s’aperçoit que son amant Antoine (incarné par William Abadie) tente de séduire maladroitement l’américaine au cours d’une soirée alcoolisée. Une preuve, du moins cinématographique, que les hommes et l’alcool ne font pas toujours bon ménage.

Car la séduction, Sylvie la chérit plus que tout, elle connaît les règles du jeu et se délecte d’une vision finalement assez machiste de la femme Française, prête à tout donner pour un homme. Passéiste, cette perception ne se réduit certainement pas qu’à un cliché indémodable, dans la mesure où cela traduit chez ce personnage une peur de la vieillesse, de la ménopause, ou en tout cas, peur de l’absence de désir éprouvé à son égard.

Bien que ces peurs soient légitimes, elles établissent un manque de confiance chez Sylvie, et font d’elle une dirigeante beaucoup plus vulnérable qu’elle ne s’en donne l’air derrière son bureau.

Comme Madeline, Sylvie a tout de la quinquagénaire sexy et branchée, mais Sylvie s’attache beaucoup plus aux détails de l’amour et de l’attirance, aime cultiver le mystère auprès de son partenaire, et ne déroge pas à la jalousie, ressentie par bon nombre d’entre nous.

Pour conclure, à l’instar de Madeline, Sylvie est forte et a de l’assurance à revendre. Néanmoins, elle n’est pas cette femme parfaite presque robotisée issue de Chicago.

Elle est cette femme complexe et déterminée, humaine derrière les apparences.

Bref… Une illustre citadine parisienne !