Série Netflix : ne passez pas à côté de la danoise du moment, EQUINOX

serie netflix

Bien que le confinement soit derrière nous, le couvre-feu et les attestations de sortie bloquent encore nos déplacements. Que faire en attendant d’aller danser ? Rattraper toutes les séries Netflix que vous n’avez toujours pas vu, avec un plateau de sushis et une tisane bien-être, pour un confort de bingewatching garanti.

En parlant de séries et de cocooning… Seriez-vous passé à côté de la nouvelle série du moment : EQUINOX, disponible sur Netflix ? C’est l’heure du rattrapage.

serie astrid

Equinox : deux soeurs aux passés différents

La série commence en 1999, sur une bande de jeunes danois qui fêtent leur diplôme du Bac gaiement, à coup de bières, de sono, et de chars verdoyants assortis de banderolles sur lesquelles ont peut lire quelques joyeux pamphlets danois… strictement incompréhensibles. Passons.

Astrid, une petite fille de nature angélique et docile, regarde sa soeur quitter la maison en pleurs après une dispute avec sa mère (dont les yeux exorbités font drôlement flipper). Son aînée, Ida, monte dans un char quelque peu bruyant, et laisse derrière elle une mère anxieuse, un père heureux, et une petite soeur interloquée.

Évidemment personne – hormi tous les téléspectateurs – ne s’attend à ce que ce départ en fanfare soit pour Astrid la dernière occasion de voir sa soeur qu’elle aime tant. Car celle-ci, peu après avoir salué les siens, ne reviendra jamais… Nul ne sait pourquoi.

ida equinox

Astrid va donc grandir (la majeure partie de la série se passe 20 ans plus tard) gagner en maturité, se marier et avoir une petite fille, pendant que sa soeur Ida, vit sa vie de personne disparue quelque part dans un monde parallèle.

Tout ce que l’on sait au début, c’est qu’Ida était particulièrement questionnée par sa mère sur tous ses allers et venus, et n’avait jamais la paix. Sa mère, toujours sur son dos, lui empêchait constamment de vivre sa vie. Mais est-ce une raison valable et suffisante pour s’évaporer, et ne plus jamais revenir ?

De son côté, Astrid a toujours été délaissée par sa mère, mais aussi très aimée, choyée par son père. Pourquoi ces écarts de traitement, d’une soeur à l’autre, alors même que ces deux-là s’apprécient énormément et ce dès les premières minutes de la série ?

Affaire à suivre.

serie ida astrid

Un suspense insoutenable, et des cauchemars haletants

Tout au long de la série, vous verrez Astrid en proie à des cauchemars étranges, durant lesquelles elle croit apercevoir sa soeur, perdue au fin fond d’une forêt glauque à souhait, prisonnière d’une sorte d’immense Dieu aux oreilles de lapin, sur fond de paysages enflammés et en ruine

Qui est ce Dieu Lapin ? Et pourquoi essaie-t-il d’agripper Astrid ? Et pourquoi sa mère n’arrête pas de lui répéter qu’il faut « qu’elle y retourne » pour retrouver sa soeur ?

Tant de questions auxquelles la série vous répondra petit à petit, au travers d’épisodes assez courts (45 minutes), mais très denses et prenants.

Du suspense, des bons acteurs, une bonne BO, des intrigues farfelues, des gestes barrières pas respectés…

La série de la réalisatrice Tea Lindeburg vous fera renouer avec les peurs les plus primitives, celles qui sont reliées directement à votre enfance.

Car, qui sait ce qui peut se cacher dans l’obscurité ?

Qu’est-ce que tu vois quand tu dors ?

La team Colette valide à 200 % !

Nous vous recommandons de la regarder en VO, pour des frissons danois garantis.

 

Instagram : Top 5 des posts qui nous ont fait bien rire lors du reconfinement

Instagram

Le reconfinement, ou confinement hivernal pour les intimes, a permis à de nombreux influenceurs de créer d’excellentes publications à des fins humoristiques. Des perles qui font du bien quand on entend le mot crise sanitaire 24H/24H, et sept jour sur sept.

MAIS QUE FERIONS-NOUS SANS INSTAGRAM ?!

Je vous le demande.

1. Le palais de PQ – par c.a.r.o_rainbow

On est clairement sur un level de perturbations psychiques élevé là quand-même.

Bravo à Caro’Rainbow pour cette oeuvre magistrale !

2. Les poulets floutés – par memelicieux

Un classique du confinement Bis, comment ne pas le poster !

Merci pour cette perle memelicieux 🙏

3. Avé Netflaïx – par jackydu68

C’est la question que tout le monde se pose.

Comment ont survécu les milliers de Français qui n’avaient pas de compte Netflix, Canal, Prime, Disney+ ou OCS pendant le reconfinement ?! Oh ça va les lettrés, on a compris que vous aimiez bien lire des livres!

On dit merci qui ? Merci Jacky… Du 68 !

4. La plage aussi mais sans la mer – par lespiresblagues

Pensée particulière pour les pauvres petits skieurs français qui vont devoir jouer aux échecs plutôt que de jouer les pros des pistes noires ⛷️

Pour information : seulement 13 % des Français pratiquent le ski.

Pour information, mais inutile cette fois : il existerait pas moins de 3 346 remontées mécaniques en France ! Nous sommes donc les plus gros consommateurs de remontées mécaniques sur le plan mondial.

Merci aux pires blagues et à citations283 pour ce rappel à l’ordre.

5. Chômage, quand tu nous tiens – par Yugnat999

Sans doute le meme vidéo qui m’a fait le plus rire DE MA VIE.

Il faut dire que chez Colette Mag, nous sommes particulièrement fans de Yugnat999 !

La Colette Team souhaite une MER-VEI-LLEUSE année à tous nos lecteurs, ainsi qu’à tous les influenceurs !

Que 2021 vous inspire un max de memes et de photos drôles à souhait 💗

 

 

 

Notre sélection spéciale films de Noël 🎅

Noël famille

Noël arrive ! Son lot de magie passe indéniablement par les films à regarder blotti dans sa couette et qui font résonner toute la féerie qu’entoure cette période… Hollywood nous offre de beaux cadeaux en cette fin d’année 2020 !

Comédie, romance ou film fantastique… Cette semaine, après notre sélection de séries, attaquons-nous à celle des films de Noël !

Le Classique : Super Noël (The Santa Clause)

Un classique de chez Disney sorti en 1994 avec Tim Allen en tête d’affiche 😍

C’est l’histoire de Scott, qui la veille de Noël, obtient la garde de son enfant qu’il ne voit que très rarement au vu de sa séparation. Cette veille de Noël est marquée par la mort du père noël, qui fait une mauvaise chute sur son toit.
C’est donc à Scott Calvin de reprendre le rôle du Père Noël, alors même qu’il n’y croyait pas au début…
La musique composée par Michael Convertino nous éblouit les tympans et s’adapte parfaitement aux good vibes de noël dont on a tous besoin en ce moment.
Le scénario, les acteurs, tout est là pour nous faire passer un bon moment !

La comédie à la schwarzy : La Course au jouet

Qui aurait pu imaginer Arnold Schwarzenegger jouer le grand rôle d’une comédie de Noël. Et quelle comédie !

Un père de famille, dénommé Howard, tente par tous les moyens d’obtenir le Turbo Man, un jouet convoités par tous les enfants. Or, que faire quand c’est le dernier jour des soldes et que le stock de jouets est quasiment épuisé…

Traversés par un sentiment d’euphorie, nous prenons un malin plaisir à suivre ce bon vieux Terminator chercher frénétiquement dans les rayons de jouets des magasins, et on assiste non sans joie à des gags et à des rivalités entre parents qui nous font bien rire.

Un film pour se détendre et rigoler entre amis ou en famille 👪 👩‍👩‍👧 🤝

Le cadeau inattendu : Gremlins

Comment ne pas citer ce classique du cinéma réalisé par le talentueux Joe Dante.

Au moment de Noël, Randall Peltzer trouve un cadeau bien étrange à offrir à son fils Billy, un Mogwai, une petite bête toute mignonne.

Quelques règles de base avec un Mogwai :

  • Ne jamais le nourrir après minuit,
  • Ne jamais lui montrer la lumière du jour et surtout…
  • Ne jamais lui donner de l’eau !

Des règles bien farfelues données par le vendeur. Mais, bien sûr, tout ne va pas se passer comme prévu.

Un noël chaotique, mais terriblement fascinant, pleins de frissons et de fous rires vous attend ! 🎄

Le frenchy : Le père noël est une ordure

Un autre classique, mais celui-ci bien français !

Le père Noël est une ordure est sorti en 1982, adapté de la pièce de théâtre éponyme interprétée par la troupe du Splendid comprenant Anémone, Christian Clavier, Thierry Lhermitte, Marie-Anne Chazel ou encore Gérard Jugnot.

Le soir de noël, dans une permanence de « SOS Détresse Amitié », vont se mettre en scène des personnes plus folles les unes que les autres. Un pur moment de détente où le talent de la troupe nous fera mourir de rire.

Vous reprendrez bien un peu de Kloug ?

Je termine donc cette sélection en vous souhaitant de bonnes fêtes de fin d’année et j’espère vous avoir fait envie de vous plonger au chaud sous votre plaid avec un bon chocolat chaud devant l’un de ces films tordants !

Top 5 des séries à voir en attendant Noël

Noël séries

Noël et ses festivités approchent à grands pas, le grand froid de l’hiver vous paralyse déjà, et emmitouflé dans un plaid sur votre canapé, vous vous demandez ce que vous pouvez bien faire pour vous occuper… Bingewatcher, bien sûr !

Quoi de mieux qu’une bonne dose de cocooning pour se détendre avant l’entrée fracassante de papa Noël par la cheminée électrique.

Découvrez tout de suite notre sélection de séries à croquer avant ou pendant les fêtes !

1. The Bold Type, pour les modeuses féministes

The Bold Type, ou De Celles Qui Osent en Français, est une série en quatre saisons (pour l’instant !) réalisée par Sarah Watson, et sortie en 2017. Elle convient parfaitement aux fans de mode, de haute couture, aux stylistes en herbe, mais elle émerveille également les journalistes, les rédacteurs et rédactrices, et pour finir, les fervents défenseurs et défenseuses du féminisme.

En effet, si la série démarre sur les aventures que l’on imagine à première vue drôles et légères de trois meilleures amies new-yorkaises qui travaillent au sein du même journal, Scarlet Magazine, leur vie va prendre une sacrée tournure au fil des épisodes…

[SPOILER ALERT]

Puisque Jane va nous montrer comment se battre pour être sacré meilleure journaliste,  Kat va s’épanouir sexuellement et professionnellement jusqu’à faire son coming-out, et Sutton fera tout pour sortir de son rôle de simple assistante au bureau pour s’imposer en tant que styliste avant-gardiste.

[FIN DU SPOIL]

La saison 4, sortie en 2020, est disponible sur la toile, alors foncez tout de suite découvrir cette pépite made in women empowerment !

the bold type

2. Le Jeu de la Dame, pour les accros aux échecs

Personnellement, en ce moment, je me réveille tous les jours avec une envie folle de battre mon adversaire du moment, celui avec qui je partage une vie de confinement paisible la plupart du temps… Sauf quand il s’agit de lui mettre la piquette aux échecs.

Effectivement, il semblerait que je me prenne un peu trop pour Beth Harmon, l’héroïne de la minisérie interprétée par Anya Taylor Joy dans Le Jeu de la Dame ou The Queen’s Gambit en anglais.

[SPOILER ALERT]

L’histoire commence au milieu des années 1950, par un tragique accident de voiture au cours duquel la future grande reine de l’échiquier perd sa mère. La petite Elizabeth Harmon est donc placée dans un orphelinat où elle apprend à jouer aux échecs avec le gardien, M. Shaibel. En parallèle, elle fait la connaissance de Joline qui deviendra sa meilleure amie pour la vie, et devient addicte à un tranquilisant distribué à l’orphelinat, auquel elle sera dépendante quasiment toute sa vie. La série dépeint son parcours de winneuse, car de championne locale, elle se crée rapidement une réputation de gagnante internationale, jusqu’à affronter Vasily Borgov, un grand joueur, champion du monde russe des échecs.

[FIN DU SPOIL]

L’essentiel à retenir de cette minisérie palpitante ? Eh bien, pour commencer, que dans les année 50, 60, ce n’était pas évident de se démarquer dans la société quand on était une femme. Grâce à son talent et à son génie, Beth Harmon démonte un à un les clichés sexistes de son époque, pour notre plus grande joie !

le jeu de la dame

3. The Americans, pour les transis d’espionnage

Cette série a tout d’un chef-d’oeuvre… Des acteurs exceptionnels, dont Keri Russel et Matthew Rhys, qui incarnent Elizabeth et Philip Jennings, un couple d’agents russes du KGB qui se bat en secret pour défendre leur pays natal, la Russie. Une bande originale terriblement inspirante et sexy, de Phil Collins aux Rolling Stones en passant par Léonard Cohen, j’ai rarement écouté une BO aussi riche en termes d’influences, et aussi punchy. Si vous ne regardez pas la série, faites-vous au moins plaisir en découvrant les playlist The Americans sur YouTube ou Spotify.

[SPOILER ALERT]

Et pour finir, un scénario à couper le souffle ! Les missions des Jennings sont loin d’être faciles à accomplir, ils devront, pour venir en aide à leur peuple, se mettre dans la peau d’autres personnes, hôtesse de l’air, cow-boy texan, vendeuse de cosmétiques, agent du FBI… Toutes les couvertures sont bonnes à prendre pour déceler les mystères des plans de la CIA ou du FBI.

the americans

4. The Mandalorian, pour les fans de Star Wars

Sortie pour la première fois en 2019, la série The Mandalorian met en scène un grand mec badass qui doit protéger vaille que vaille un petit bébé trop choupi : un petit maître Yoda qui malgré ses 50 ans révolus, en fait plutôt un ou deux. C’est ça Star Wars, des scénarios bien farfelus et des combinaisons de personnages loufoques !

Le pitch en bref : après le déclin de l’Empire et la création de la Nouvelle République, le métier de chasseur de prime ne permet plus très bien de gagner sa vie en terre star warsienne, mais heureusement, Mando, notre héros, a décroché un contrat bien juteux qui n’a rien d’officiel mais lui, il s’en fiche complet. Tout ce qu’il veut, c’est vivre une belle vie de baroudeur, siroter des cocktails aux quatres coins des galaxies.

[SPOILER ALERT]

Sa mission ? Trouver un bébé Yoda et le ramener à ses commanditaires. Rien de plus simple en fait, mais pourtant ce gros dur de Mando va être tellement ému par ce petit bout de chou qu’il décide de le sauver. Il s’attire ainsi les foudres d’une ribambelles d’ennemis qui vont le pourchasser, impériaux, chasseurs de prime locaux, stormtroopers… Parviendra-t-il à tous les éliminer à lui tout seul ? Le suspense est à son comble ! N’attendez plus et lancez la saison 2.

bébé yoda

5. Working Moms, pour les mamans épuisées

Qui a dit qu’avoir un enfant devrait inciter les mères à stopper leur carrière ?

C’est un peu le message principal de cette série déjantée, sorte de mélange entre Friends ou How I Met Your Mother version mamans. Parfaite pour parler parentalité sans aucun tabou quitte à briser les codes de bonnes conduites tristement appliqués à notre société un poil paternaliste, la série Working Moms, signée Catherine Reitman, s’avère non seulement tordante, mais également lucide. Très, très lucide.

Avec ces quatre amies et mères au bord de la crise de nerf (les héroïnes de la série), on est loin des clichés publicitaires et du modèle traditionnel de la ménagère de moins de cinquante ans, femme et mère au foyer. Ce qu’on ADORE dans cette série, c’est le ton cru, direct de ces mères pas vraiment exemplaires mais sûres d’elles et souvent tiraillées entre élever leurs enfants dans la joie et la douleur ou grimper les échelons quitte à être un peu moins présente à la maison… Bref, même si on n’est pas, ou pas encore maman, on adhère à 200 % au propos, et ça fait du bien de voir des problèmes de fond révélés au grand jour et analysés avec brio.

working moms

Sur ces belles paroles, toute l’équipe de Colette Magazine vous souhaite un excellent marathon !

The Crown – Devenir princesse, diktat ou conte de fée ?

the crown princesse

The Crown saison 4 met en lumière le mariage arrangé entre le Prince Charles et Diana Spencer en 1981. De l’anonymat à la consécration, la princesse Diana a traversé bien des états, tant géographiques qu’émotionnels pour plaire à la famille royale britannique. Avant la tragédie parisienne de 1997, qu’en est-il de sa fulgurante ascension ? 

Diana Frances Spencer naît en 1961, fille cadette d’Edward Spencer, vicomte Althorp, et de son épouse la vicomtesse Frances Burke-Roche. Issue d’une lignée de l’aristocratie anglaise, elle ambitionne de devenir danseuse de ballet, et dès l’enfance, rêve d’un destin monarchique.

Peu conforme à un système d’éducation classique, elle envoie valser sa scolarité en Suisse et retourne à Londres. Là, elle devient femme de ménage, puis nourrice, et enfin assistante dans un jardin d’enfant. Repérée par la famille royale britannique, la reine est sous le charme de sa tendresse et de sa modestie, estimant qu’elle ferait une parfaite épouse pour son fils, le prince Charles.

Un conte de fée arrangé

Alors qu’ils ne se sont vus que treize fois, le Prince Charles et Lady Diana Spencer subissent une union forcée. En 1981, ils se marient à la Cathédrale Saint-Paul, à Londres. Suivi par des millions de téléspectateurs à travers le monde, ce mariage déplait au fils aîné de la Reine, qui n’a fait qu’obéir à la volonté de son oncle « Dickie » lui ayant intimé l’ordre d’épouser une fille au sang bleu sans histoire.

mariage diana charles

La femme qu’il aime en réalité, Camilla Parker Bowles, représente un danger pour la réputation de sa famille : celle-ci est déjà mariée au major Andrew Parker Bowle. Le royaume se passerait bien d’un scandale d’infidélités. Toutefois, rien n’y fait, l’héritier du trône ne renonce pas à sa passion pour elle et trompe la princesse Diana à de multiples reprises.

Une princesse mal dans sa peau

Les infidélités s’enchaînent et la princesse, pas dupe, s’isole et souffre de troubles d’alimentation. Se réfugiant dans la nourriture, elle tente de cacher sa boulimie en se faisant vomir à de multiples reprises.

Si à l’origine, Diana Spencer se réjouissait à l’idée de son mariage et des bénéfices de son nouveau titre, elle subit finalement les conséquences des codes de conduite directement liés à son statut. Piégée à Buckingham et enchaînée à un mari qu’elle aime sans réciprocité, elle va jusqu’à commettre des tentatives de suicide.

lady diana

Éprouvée par le manque d’amour de Charles, Diana trouve du réconfort dans l’affection qu’elle porte à ses deux fils, les futurs princes William et Harry. Malgré cette heureuse maternité, sa vie est dictée par des événements médiatiques, elle doit sans cesse se surpasser pour fondre dans le moule imposé par son titre de princesse.

Victime de son propre succès

Sans arrêt poursuivie par d’innombrables paparazzi, la princesse Diana jouit d’une immense célébrité et est adulée partout dans le monde.

Son engagement maternel et sa charité illimitée font d’elle une princesse humaine et proche du peuple. Sa compassion, sa modestie, son charisme naturel lui valent un succès mondial qu’elle n’aurait jamais vu venir.

Son humanité sans borne la rend hélas vulnérable, chacune de ses actions est scrutée dans le moindre détail.

Jaloux de la gloire qu’on lui attribue, le Prince Charles lui mène la vie dure. Ce dernier la perçoit comme une rivale qui tenterait de lui voler la vedette en permanence… Or la princesse Diana aime la danse, les enfants, les rencontres, elle fait preuve de spontanéité et de modernité, tandis que le roi en devenir s’avère vieux jeu et fidèle aux règles monarchiques.

Un respect des coutumes ironique puisqu’il souhaite à tout prix se séparer de la princesse pour vivre aux côtés de son amante, la duchesse Camilla.

Breaking news : le prince charmant n’existe pas

Le prince de Galles ne démontre aucun respect pour sa femme et ne semble pas préoccupé outre mesure par l’éducation de ses enfants. Celui que Diana Spencer trouvait si « sexy » et attentionné au début a fini par lui pourrir plus ou moins l’existence. Premièrement en ne l’aimant pas, et deuxièmement en ne lui cachant pas sa liaison avec Camilla.

prince charles camilla

L’homme parfait, le prince charmant, cet être inquittable et idéal sur le papier n’existe pas et n’a jamais existé. Et pour cause, le prince Charles sort tout droit d’un conte de fée auquel il n’a jamais souhaité être destiné. Lui non plus n’a pas été entendu, ni assez choyé par ses proches, il s’est rendu à l’évidence d’une existence rythmée par des traditions ancestrales et pour le moins rébarbatives.

Elle, de son côté, avait mis tout son coeur à l’ouvrage en l’épousant. Comment aurait-elle pu deviner la tristesse et la solitude qu’elle éprouverait après ses noces ? Une princesse éduquée depuis l’enfance aux bonnes manières de la cour, nourrie dès le plus jeune âge par la fausse perfection de tout destin princier ?

Une invention qui en dit long sur la société

Comme dans la vraie vie, le prince charmant n’est qu’une invention sordide d’une société masculiniste et paternaliste.

Si la conception même d’un être aussi angélique est encore trop largement répandue, c’est sans doute parce qu’encore trop de jeunes filles sont amenées à se conduire à la perfection.

Élevées dans l’idée qu’un jour, tous leurs efforts seront récompensés par un seul être, quasiment divin, qui chérira à tout jamais leur attitude de bonne fée, tout cela pour que les hommes, en parallèle de leurs gestes attentionnés, puissent s’épandre sans crainte dans la flemme et le laisser-aller.

Conclusion : devenez qui vous êtes

Nietzsche a encore frappé puisque la solution pour sortir la tête de l’eau dans tout les cas est de se concentrer avant tout sur son propre devenir plutôt que de s’intéresser à ce que quiconque pense de vous.

Vous me rétorquerez probablement que c’est facile à dire et plus difficile à faire quand des photographes vous suivent partout dans la rue, quêtant le moindre scandale. Le fait est que tout épanouissement s’avère issu d’une complète et sincère affirmation de soi dans le monde en tant qu’être humain indépendant de l’Autre avec un grand A.

La conclusion évidente que nous pourrions tirer du mariage dévastateur entre Diana Spencer et Charles de Galle serait sans doute la suivante : épousez ou n’épousez pas qui vous voudrez, votre partenaire ne définit jamais la personne que vous êtes.

Quand bien même vous avez les mêmes centres d’intérêt que la personne avec laquelle vous vivez des jours heureux, n’oubliez pas de développer votre jardin personnel, décorez-le de culture, de passions, de musique, d’art… Ceci n’est évidemment pas un ordre, mais plutôt un ressenti, un conseil, à prendre avec tout le recul nécessaire.

Il se résume bien en ces termes : soyez-vous même, et vous soufflerez sur le monde, un vent d’égalité et de liberté !

Loev, une pépite insolite à dénicher sur Netflix

Loev Article 2

Sorti en 2015 et réalisé par Sudhanshu Saria, Loev raconte la romance de deux hommes que tout oppose. Disponible en VO sur Netflix, ce film vaut le détour non seulement pour son décor, la côte ouest indienne, mais surtout pour sa lucidité crue concernant l’homosexualité contemporaine.

Le long-métrage commence dans l’obscurité. Un choix que l’on devine déterminant dans ce drame romantique gay, la noirceur pouvant être reliée au tabou de l’homosexualité dans encore trop de pays civilisés. Un plan qui traduit l’idée que pour vivre sereinement sa sexualité, il faudrait appliquer l’adage : « pour vivre heureux, vivons cachés ».

Un week-end « entre amis »

Dans un minuscule appartement de Mumbai, Sahil est fâché contre Alex, son petit ami qui non seulement n’a pas payé la facture d’électricité, mais a aussi oublié d’éteindre le gaz. Il repasse son linge à la bougie, tandis que son ami tente de l’apaiser en lui promettant de l’emmener à l’aéroport, chercher son ami de longue date, Jai.

Bel homme, cet ami arrive de Manhattan. À peine débarqué, il prend déjà des appels de l’entreprise qu’il dirige aux États-Unis. Sahil se réjouit de cette visite, il va pouvoir profiter d’un week-end de repos sans se soucier du manque de maturité de son petit ami Alex. Pour cette aventure de courte durée, il emmène Jai à Mahabaleshwar, dans un hôtel de campagne.

Déçus de ne pas avoir de lits doubles, ils interrogent le maître des lieux, qui, lui estime avoir bien fait : « On a mis deux lits simples, comme vous êtes des hommes ». Le confort, un luxe réservé aux femmes ?

Pensez à préciser lits doubles sur vos prochaines réservations airbnb !

Cette simple affirmation ébranle le téléspectateur, et sous-entend (d’une manière hypothétique) que les hommes peuvent se passer de bien-être, du fait de leur robuste virilité.

Des sentiments mis à l’épreuve

Sahil et Jai passent l’éponge sur cet incident, et passent du bon temps ensemble. S’ils se chamaillent comme des enfants et semblent plus intimes à l’hôtel, ils hésitent à se prendre la main lors de leur balade en ville. Jai n’assume pas la proximité de Sahil, et pour aller plus loin, refoule son identité sexuelle. Cependant, Sahil, décontracté, essaie d’initier Jai à une certaine douceur de vivre, dans cette campagne indienne éloignée de la ville et de sa société en marche.

Jai ouvre petit à petit son cœur à Sahil, et félicite ses talents de chanteur-guitariste : derrière son masque de business man strict et rigoureux, Jai se réjouit du choix de vie de Sahil et semble vivre sa passion à travers lui.

Sahil déclarant subtilement sa flamme à Jai, même s’il demeure conscient du dangé lié à l’affirmation de son amour pour lui.

Seul hic de leur séjour : le manque d’argent de Sahil. En effet, en tant qu’agent artistique, il peine à trouver des perles rares et n’a pas les mêmes habitudes matérielles que Jai. De prime abord, Jai n’en a cure, lui offre une guitare, lui paie des restaurants et des réservations de chambre d’hôtel luxueux. Pendant la majeure partie du film, ils parviennent à éviter les détails qui les divisent, grâce, notamment à leur randonnée dans les Ghats occidentaux, un paysage paradisiaque et relaxant pour les deux tourtereaux.

Ce problème épineux les rattrape en ville…

[ATTENTION DIVULGÂCHAGE !]

Le refoulement et ses ravages

Avant un diner, de retour en ville, Jai est furieux contre Sahil, qui a osé l’embrasser sur la joue pendant une réunion d’affaires (plus tôt dans l’après-midi).

Survolté, il s’acharne contre Sahil, et lui reproche d’être vénal, puis trop gentil avec lui. Perdu, il est déboussolé à l’idée de dévoiler aussi ouvertement son attirance envers lui, qui plus est devant des chefs d’entreprise « secrètement » homophobes. Il perd patience face à Sahil qui tente de calmer son agressivité. Jai finit par succomber à la haine, et viole Sahil sur leur matelas deux places. Bien que Sahil se débatte et refuse ses avances à de nombreuses reprises, la folie s’est emparée de Jai, qui se transforme en prédateur sexuel.

Cette scène on ne peut plus perturbante donne lieu à un long silence gêné et des excuses prononcées à demi-mot par Jai.

Jai, écoeuré de son propre comportement.

Tous deux rejoignent peu après Alex et un parfait inconnu dans un grand restaurant étoilé, et la suite de la soirée est empreinte de piques dues à la jalousie qu’éprouve Alex vis-à-vis de Jai. Les verres s’enchaînent et l’ami d’Alex fume joint sur joint à l’hôtel de Jai. Tandis que Sahil, incité par son petit ami, chante et joue de la guitare, Alex danse avec Jai, se donnant l’air invincible. S’avouant presque vaincu par l’attirance évidente des deux personnages, il rentre chez lui accompagné de l’invité indésirable. Jai et Sahil restent seuls et silencieux, jusqu’au moment du départ.

La rupture, seule issue possible ?

À la fin du film, les deux amis marchent côte à côte, une valise à la main, et tout indique qu’ils quitteront l’Inde ensemble. Au dernier moment, Jai s’adresse à Sahil, et lui demande de rester.

Sahil proteste, Jai lui explique qu’une fois avoir compris ce qui s’était passé, il lui en voudrait et que ça ne pourrait pas fonctionner. Sahil tente de le retenir, crie le nom de son amant, lequel s’en va le dos tourné.

Une fois dans l’escalator, on voit Jai écrire à Sahil « I love you. Sorry. » puis supprimer le « sorry ».

Nostalgique, il se voit embrasser Sahil dans les montagnes, alors qu’il est assis seul à boire de l’alcool dans un salon VIP.

Jai, de retour à ses mauvaises habitudes.

Sahil, toujours à l’extérieur, s’impatiente puis s’immobilise.

Alex est venu le chercher en voiture, et le ramène « à la maison ».

Il lui avoue n’avoir toujours pas payé la facture d’électricité… Mais Sahil s’en fiche complètement, ce qui ne manque pas d’étonner Alex.

Clairement, Sahil a d’autres chats à fouetter que de penser à une facture impayée.

Le film se termine sur un Sahil à la fois nostalgique mais jovial, finalement satisfait de retrouver son petit ami. Il va jusqu’à rire de l’oubli de paiement d’Alex, qui fait tout pour attirer l’attention de son conjoint.

Si l’on devait tirer une analyse constructive de cet ovni de Netflix, on parlerait bien sûr de la nécessité d’oser rester soi-même et de s’affirmer dans tous les aspects de la vie. Se construire en opposition aux valeurs que l’on chérit ne peut qu’apporter ressentiment et refoulement de notre sexualité, et celle-ci ne peut qu’être intimement liée à notre personnalité. Nier ses désirs revient à nier ce qui nous épanouit réellement.

Une leçon malheureusement trop facile à donner, étant donné le contexte social économique et politique en Inde, mais aussi aux États-Unis, ne permettant pas l’émergence des mouvements LGBTQI+.

Ce qui ne pouvait donner lieu, hélas, qu’à cette déchirure bouleversante.

Loev, de l’importance de la lutte LBGT à travers le monde !