Interview, deuxième partie : Borxaline façonne le chaos

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Après quelques verres au bord d’un canal pantinois, deux comparses continuent à discuter dessin automatique et sens de la vie.

Mais au fait, quelles sont les inspirations premières de Borxaline ?

Tout de suite, la suite de l’interview. 

Les influences de Clara Gouablin (Borxaline)

Elvire : Alors, tes artistes préférés ? Tu m’as parlé de Tim Burton ?

Clara : Ah non, pas du tout. C’est souvent ce que les gens disent à ma place, mais ce n’est pas moi.

Mais tu sais, je n’ai pas d’influences précises, ou du moins, pas conscientes.

Quand je dessine, je ne pense jamais à un artiste en particulier. Ce que je fais, c’est juste… ce qui me traverse à l’instant T. 

Ça peut paraître un peu prétentieux, mais je ne m’inspire de personne.

Elvire : C’est toi, tout simplement !

Clara : Exactement. Je dis souvent que je suis juste un réceptacle. Des choses se passent, et moi, j’écoute.  

Ah mais attends, faut absolument que je cite quelqu’un !

Il y a un artiste qui s’appelle Mind the Line, c’est l’un de mes super amis. Il a un style vraiment unique. 

On a même collaboré ensemble, le 30 juillet 2023 au moment de notre réel rencontre :

Elvire : Pff… Magnifique.

Clara : On est des façonneurs de chaos, meuf. C’est ça, l’idée! 

Elvire : J’adore. Ça va être le titre de l’interview.

Clara : meuf. J’ai même un tatouage qui représente le chaos sur le bras. Je te l’ai déjà montré, non ?

Elvire : Non, je crois pas !

Clara : Mais pourquoi j’oublie toujours les noms quand on me demande ?

Ah oui ! J’ai aussi un autre ami super doué, Antoine — sur Insta, c’est Solodib, ou Yasa Draw

On l’appelle « l’imprimante », parce qu’il galère avec l’imagination, mais il peut tout reproduire avec une précision folle. Il m’inspire énormément pour sa rigueur topologique. 

C’est un artisan du réel.

Elvire : Tu aurais des expos à recommander ?

Clara : Justement, la galerie du 27 rue Charonne — Galerie Art Factory.

Ils exposent Daniel Johnston et aussi Niels Bertho. Son travail est d’une finesse folle, hyper détaillé. Il a un motif récurrent : les araignées. Alors que de base, j’en ai une peur bleue.

Mais là, je les tolère. C’est dire à quel point son art me parle. 

J’ai peur de plein de choses, d’ailleurs : le bambou, l’alcool chez les autres, les araignées…

Elvire : Et côté musique ?

Clara : Daniel Johnston, toujours. Story of an Artist, cette chanson me foudroie…. Ça me donne envie de pleurer, direct.

Sinon, j’écoute beaucoup La Fieve de Maïro…

ou Cognac et cigarettes de Jungle Jack.

Ah, et j’oubliais : mon artiste préféré, celui qui a fait mes covers préférées, c’est dexter maurer. Il a bossé avec mudymonk, Bonnie Banane,…

J’adore Bonnie Banane, d’ailleurs un de ses clips a été réalisé par le même mec qui a fait la cover des Red Hot. Et aussi pour Antonin (L’Enfant), pour trop de choses à prouver.

Trop de talents autour !

Elvire : Des grosses références !

Clara : Ouais, j’espère pas dire de bêtises. J’ai toujours peur de me planter quand je parle de mes influences, surtout à cause de ma dyslexie. 

Mon cerveau fait parfois des sauts…

Mais c’est drôle aussi, ça donne un côté un peu… artistique, justement.

Mon pote vient de m’écrire, on va voir l’expo ?

Elvire : Un mot de la fin, peut-être ? Pour les jeunes artistes ?

Clara : Pfff… Je me sens minuscule. Une petite pousse, encore enracinée dans la terre. Je suis en construction, moi. Je ne me considère pas comme une référence.

Elvire : Et si tu pouvais t’adresser à n’importe qui ? Même à des morts.

Clara : Même à des morts ? Ok…

Van Gogh. Je t’aime. 

J’adore lire tes lettres à ton frère Théo. Elles me touchent profondément. Je me retrouve beaucoup dans ta solitude. Peut-être pas dans ton intellect, mais dans ta rage de créer, oui.

Je t’aime. Vraiment.

Ombre et lumières : Borxaline, la suite

— plus tard dans la soirée, avec quelques grammes d’ivresse dans la caboche —  

Elvire : T’as un chanteur préf ?

Clara : HAHAHAHA C’EST ORELSAN ! Pas du tout. 

J’adore Orelsan d’ailleurs. C’est un des artistes qui m’a le plus foutu de frissons dans la vie. Avec Current Joys

Pendant le confinement, j’étais chez mes grands-parents, j’écoutais Live at Kilby Court, avec “Kids” dessus, je crois. 

J’étais allongée sur le gazon, il y avait du soleil, je faisais des petits clins d’œil au ciel… Parfois j’avais des taches noires dans les yeux. 

C’était magnifique.

Bref.

La dernière fois, je disais que j’aime bien trafiquer le chaos. 

Ombre et lumière.

C’est aussi pour ça que je ne mets pas de couleurs dans mes dessins.

J’ai envie que les gens projettent les leurs. 

Parce que les couleurs, c’est des variantes, un spectre infini. Alors moi, je pose du noir et du blanc. Universel.

Et hop, dans ta tête, tu poses tes couleurs.

Là, on est en train de boire du ponche.

Elvire : Qu’est-ce qu’on vient de faire ? Tu peux nous expliquer un peu ?

Clara : On est allées voir des marionnettes automates… 

Ils avaient un petit strabisme, c’était envoûtant. 

Ça m’a grave rappelé l’enfance.

Et aussi le travail de Théordure sur Instagram. Il est aux Beaux-Arts depuis trois ans, il travaille justement sur l’enfance. Il est très doué.

Il fait des cabanes, des dessins… regarde ! Il est multitâche de ouf. Il fait des dessins très enfantins!

Elvire : C’est vachement lié à ce qu’on vient de voir, Ça me fait penser à Max et les maximonstres.

Clara : Voilà ! Tu vois son style ? 

Elvire : Carrément. Bon, question : un moment fondateur dans ton art ?

Clara : Je crois que c’est quand je me suis retrouvée seule. J’avais plus d’amis. Je venais de quitter un copain avec qui j’étais depuis trois ans. 

J’avais fait des bêtises… liées à ça. J’étais vraiment seule. 

Et moi, je ne peux pas dessiner quand il y a des gens. Quand je suis en relation, je deviens dépendante affectivement, je pense tout le temps à l’autre.

J’écrivais beaucoup à cette période. Je fonctionne par cycles : parfois j’écris, parfois je dessine. Et là, je suis à fond dans le dessin. 

Ça fait trois ans que je dessine activement. Mais petite, je dessinais déjà tout le temps. C’était mon seul moyen d’expression. Mes parents ne jouaient pas avec moi. J’étais seule dans ma chambre. Un peu sad, l’enfance, au calme ! *rires*

La meuf est dépressive depuis ses 6 ans. Non, pas du tout. Mais j’ai toujours ressenti de la tristesse. J’étais obsédée par ça, gamine.

Elvire : Et aujourd’hui, c’est quoi les émotions qui traversent ton processus créatif ?

Clara : L’urgence. Je ne sais pas si c’est une émotion. Mais ce sentiment-là, d’urgence de créer. Genre, dans 5 minutes je dois partir ? Allez, dessine. 

J’ai un cours de 3h ? Je vais dessiner pendant 3h. 

J’aime pas avoir le luxe du temps, sinon je fais rien. 

C’est comme ce truc de gosse : si mes parents meurent, je pourrai tout faire. Mais non. Tu pourras, mais tu feras pas forcément.

On est condamné à être libre, comme dirait Sartre. Tu peux vérifier. *rires*

Elvire : Tout à fait, j’ai fait de la philo ! J’adore ça.

Clara : Moi aussi. Énormément. Épicure surtout. Il parle beaucoup d’amitié dans Lettre à Ménécée. Pour lui, l’amitié, c’est ce qui nous maintient en vie. C’est les liens sociaux. 

Et ça, ça a été très dur à construire et à entretenir pour moi. Il m’a aussi aidée à relativiser sur la mort. 

Il dit que la mort n’est rien pour nous. C’est ceux qui restent qui souffrent. Ceux qui ressentent le vide, l’absence.

J’ai perdu quelqu’un de très proche. C’était un peu comme ma maman. C’est elle qui a fait le choix de partir. J’y pense tous les jours. Il y avait une photo d’elle et moi, petite, en fond d’écran sur mon tel — bon là c’est un ballon, mais l’image change à chaque fois. Elle était pharmacienne. C’est à sa disparition que je me suis vraiment mise à dessiner. C’était juste après l’épreuve de philo du bac, d’ailleurs. Mes parents sont venus me dire : ***** est partie. 

Avec un ton que je ne connaissais pas. J’étais choquée.

Maintenant… je suis anesthésiée. Je suis plus touchée de la même manière. 

Et puis, elle avait une fille, ma cousine. Elle a pris une maturité folle. Elle avait 11 ans. C’est elle qui l’a découverte. Mets ce que tu veux dans l’article. Si c’est choquant, ça attirera du monde. *rires*. Voilà, ma tante.

Elvire : Je croyais que tu ne savais pas te vendre ! T’as un bon sens du marketing.

Clara : Haha ouais. Je suis accro au sexe ! Non je rigole.

Elvire : Sexe, drogue, rock’n’roll ! *rires*

Clara : *Voix dramatique *

Écoutez, j’ai de gros problèmes avec le sexe.

Technique numéro 2. Sortez couverts ! 

Non plus sérieusement… j’adorais me bourrer la gueule avant de voir les gens. Je le fais plus depuis 4 mois. Mais avant, j’en avais besoin pour m’anesthésier encore plus, en clair, oublier que j’existais. 

J’avais pas l’impression d’être assez bien pour être moi, devant les autres.

Je me suis longtemps sous-estimée. 

J’ai cru que l’amour était conditionnel. Que pour être aimée, je devais être malléable. Et boire, ça me changeait. J’étais plus une boule d’anxiété, de contradiction, d’inquiétude. Parce que j’étais ça pour mes parents. Enfant désiré, peut-être, mais sûrement pas comme ils m’imaginaient.

J’ai subi des abus moraux dans ma famille. Y avait que des disputes. 

J’étais isolée. À l’école, je me faisais harceler. J’étais un peu le bouc émissaire.

Au lycée, des rumeurs ont circulé, finalement un condensé des insultes que je recevais  en primaire. 

Genre “sorcière” parce que j’avais un grain de beauté, les dents du bonheur, les oreilles décollées.

Je me suis fait recoller les oreilles. J’avais zéro respect pour moi-même. 

J’achetais des bonbons pour me faire des amis. Je me prostituais amicalement.

Aujourd’hui, heureusement, j’ai 3-4 personnes autour de moi qui m’ont fait comprendre que j’avais le droit d’être aimée. Mais c’est toujours dur. 

Tu me dis un truc gentil, ça me transperce. J’ai l’impression qu’on me flatte par pitié. Toute ma vie, on m’a dit que j’étais moche. Quand j’ai commencé à être jolie, je n’y croyais pas. Je pensais : si un jour j’ai un mari, ce sera juste pour mon intelligence ou ma capacité à écouter.

J’ai misé là-dessus. Puis j’ai capté que je pouvais plaire physiquement… et j’ai oublié mes autres capacités. 

Et parfois, j’ai l’impression qu’on me prend pas au sérieux quand je parle. Que je suis une plante verte.

Elvire : Tu n’es pas une plante verte !

Clara : Oui, bien sûr. Je suis une orchidée. Pauuuseee ! Ma plante préférée. Et mon tableau préféré ? Les fritières de Van Gogh.

Elvire : Fritillaires. Ça se dit fritillaire. Mon père est expert en plantes.

Clara : Est-ce qu’il frite les hierres ? C’est une plante ? 

Non, c’est une ville. 

Est-ce qu’il met les yerres dans la friteuse ? 

J’adore ton père. Il est géologue.

Elvire : Et astronome. Il connaît tout sur les oiseaux et les plantes.

Clara : Une expérience complète. 

C’est quoi déjà le mot pour les gens qui savent tout faire ? 

Le violon d’Ingres ? Non… Da Vinci ?

Bref. J’adore Van Gogh.

Apéro philosophique : Borxaline et le dessin automatique – Partie 1

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29 mars 2025 : par une belle après-midi ensoleillée, deux amies se retrouvent gaiement près de l’eau avec un café et un verre de vin, une tradition née de leur première rencontre au Sap’heur, un bar ma foi très sympa du dix-huitième arrondissement (serveurs détendus, prix divins, bonne musique, que demande le peuple).

Rapidement, le concept d’une interview vino-caféinée se fait sentir.

Ce ne sont pas les giboulées qui vont nous arrêter.

Elvire, rédac cheffe de Colette Magazine, tend le micro à Clara alias Borxaline, une artiste qui dessine.

Borxaline, who is she ? Première partie

Elvire : Allez c’est parti ! 

*Tchin Tchin*

Clara :  Trop drôle, ça va faire comme l’intervention de la dernière fois, avec le fou du bus qui explique un truc sur Jésus, je me souviens, ça m’avait fait marrer.

Elvire : Le fou de la gare de Dijon tu veux dire, dans l’interview de l’Enfant ?

Clara : Le fou de la gare, oui !

Elvire : Nous verrons. Bonjour Borxaline ! Et merci de nous accueillir au bord de ce canal, c’est quoi, c’est le canal de l’Ourcq je crois ? (NDLR : dit-elle alors qu’elle habite à Pantin depuis presqu’un an)

Clara : Ouais, ouais, c’est à Pantin quoi.

Elvire : À Pantin ? (NDLR : s’enquiert-elle, visiblement en plein épisode hallucinatoire).

Clara : Ouais, il y a des petits pantins là, sous le pont, regarde.

Rires

Elvire : Alors, déjà première question, d’où vient ce nom d’artiste, Borxaline ?

Clara :  Eh bien, ma chère Elvire, je pense que ce surnom est un sous-nom finalement, parce que je le trouve assez nul en réalité. Ça fait un peu pitié quand tu décomposes le mot Borxaline, c’est-à-dire qu’on a le bordel finalement dans lequel je baigne en général. 

Puis s’ajoute à ça le fait que pendant longtemps j’ai été sous Xanax, donc je l’ai compacté avec ce premier mot. 

Et le fait que… Tout ce que je fais me provoque énormément d’adrénaline et je suis à la recherche de ça constamment, d’où le mot Borxaline, tout simplement. 

Et d’ailleurs pendant un moment, ma… Non, ça c’est…

Elvire : Hein ?

Clara : Non, non, mais j’allais dire un truc, mais en gros, de toute façon tu vas faire des…

Elvire : Bah déjà, je t’enverrai avant, si t’as envie de…

Clara : Ouais, ouais, ouais, ok, ok. Parce qu’il y a un moment où en gros, t’sais, j’ai eu un parcours psy, enfin je suis suivie depuis que je suis petite et tout. 

Et pendant longtemps, on pensait que j’avais un trouble borderline, ça faisait un peu stylé, dans l’application, un pseudo comme Borxaline, tu vois, ça fait Adrénaline, Borderline, Bordel, au bord de. Vu que je suis toujours au bord de quelque chose et je cherche beaucoup l’adrénaline dans mon quotidien.

Elvire : Ah, c’est vraiment intéressant ça.

Clara : Ouais, voilà.

Elvire : T’es toujours au bord de quelque chose ?

Clara : Ouais, toujours à la…

Elvire : T’es toujours au bord de…

Clara : DE LA MORT ! Non, je rigole. 

Je me mets beaucoup en danger, je prends beaucoup de risques. Un peu trop, des fois. J’ai l’impression que ça s’imprègne beaucoup dans ce que je produis. Il y a beaucoup de chaos et j’ai l’impression que c’est ce que je peux pas faire dans la vie que j’exprime dans mes dessins. Je peux pas créer un monde très onirique dans la vie, à part si je prenais de la drogue comme du LSD, mais j’en prends pas. 

Bref, je m’écarte.

Elvire : Mais du coup, qu’est-ce que tu peux pas faire dans la vie que tu exprimes à travers ton art ?

Clara : Je ne peux pas vivre dans mes rêves comme si c’était la réalité. 

Elvire : Euh pardon, y a des cygnes. Trop beau !

Rires 

Pardon ! Interlude ! 

Clara : Non, mais j’adore les oiseaux. C’est une dinguerie. Tu vois ça, c’est une expression de la vie. Magnifique.

Elvire : C’est un peu l’essence même de la vie, finalement.

Clara : Ben oui. On est tous une manifestation de la vie. C’est ça qui est dingue. Tant qu’on vit, en tout cas. Et c’est un signe, je pense !

Elvire : C’est un signe, carrément, du destin. Qu’il faut que tu factures tes oeuvres à plus de 10 mille euros.

Clara : Putain. Non, mais vraiment, j’ai ce truc… C’est impossible pour moi d’estimer mon art … “Mon art”. Tu vois, même le terme dire que je fais de l’art, c’est pas moi qui dis que je fais de l’art. Parce que pour moi, c’est devenu presque un truc vital de mon quotidien, comme respirer, me lever, manger. 

Ça fait tellement partie de moi que je vois tellement pas ça comme un travail, que donc je pourrais pas le monétiser. 

C’est pour ça que c’est… Je me sens jamais… Un peu comme une imposteuse, quand je dois facturer, tu sais, je suis en mode « Waouh ! » Qu’est-ce que je fais ?

Genre, sur la base du SMIC, SMIC horaire, je dois ajouter des taux, si jamais je dois payer l’URSSAF, quoi, je sais jamais. C’est pour ça qu’en général, je suis toujours très timide. Je sais jamais dire…Parce que ça vient naturellement, en tout cas, quand ça vient pour moi, et tu parlais, tout à l’heure des structures, c’est impossible pour moi de définir… 

C’est les autres, en général, qui me donnent le statut d’artiste. Toi en fait, tu fais juste ce que tu sais faire et les gens apparentent ça à de l’art et donc là tu deviens artiste. 

Enfin j’en sais rien ?

Elvire : Très bien.

Clara : Je parle beaucoup !

Elvire :  Quel est ton mode d’expression artistique préféré, si tu en as un ?

Clara : Le dessin ! Regarde. Je vais te montrer. Toutes mes heures de cours ! Quand je suis en cours, je me fais chier, je remplis le vide.

Elvire : *regarde dans le carnet* Ah ouais j’adore ! En plus c’est un beau carnet, un moleskine non ?

Clara : Non celui-là c’est Rougier&Plé. *page de pub*

Alors, c’est très aléatoire.Des fois, j’ouvre mon carnet en plein dedans, et je fais, ok, on va dessiner un truc là. C’est pas linéaire. Un peu comme le temps, tout ça… 

Elvire : Ça t’arrive de compléter tes dessins par des textes ?

Clara : Ouais, j’écris beaucoup aussi.

 J’écris de manière intuitive.

Je fais beaucoup d’écritures automatique, pareil pour le dessin, j’appelle ça du dessin automatique, si on veut.

Elvire : C’est-à-dire ?

Clara : Parce que ça vient comme ça, je fais un trait, et puis après, je me dis, mais attends, mais ce trait, il me fait penser au fait que je pourrai faire un rond là… et après si tu connectes le rond admettons, avec ce trait-là, on peut faire une plante ! Là, tu vois on peut imaginer des petites feuilles, et là, là… On sait pas trop ce que c’est ?

Rires 

Et là, les branches, ça fait une bouche. Et puis y’ a ça qui se passe, bam et je trouve ça génial.

Elvire : J’adore, j’adore.

Clara : Ça, c’est du dessin d’observation. *m’indique une autre page du carnet*

Elvire : C’est mignon, ça ! *voix de lémurien*

Clara :   Ouais, grave ! Bah j’adore. Ah, là, il y a des petits écrits.

J’avais des petits carnets attends… C’est quoi, ça ? Ah non, ça, c’est des notes de cours.

Parce que des fois, je suis attentive en cours. C’est rare.

Elvire : D’accord. Comment tu définirais ta capacité à te concentrer ? Est-ce que tu arrives à te concentrer facilement pour dessiner ? Ou est-ce qu’il te faut un contexte ? *cherche sa question* Ah voilà : Est-ce que tu as besoin d’un contexte particulier pour dessiner ?

Clara : Justement, il ne faut pas que ce soit un contexte pour dessiner. Il ne faut pas que ce soit un cours d’art plastique.

Par exemple, en cours d’art plastique au lycée, j’étais incapable de dessiner, tu vois ?

Il faut justement que ce ne soit pas le moment. Il faut justement que je sois dans l’inconfort.

Dès que je suis dans l’inconfort, j’arrive à dessiner. Dès que je suis stressée, j’arrive à dessiner. 

J’arrive à dessiner au téléphone. J’arrive à dessiner dans le métro, en cours, surtout en cours, du coup. En fait, c’est dès que je me défie un peu à être concentrée.

Parce que, si je suis juste là devant ma feuille à me dire que je dois dessiner… Incapable !

Juste, j’en suis incapable. 

Surtout si on me dit, dessine-moi une fleur, je ne vais pas pouvoir le faire. Il faut vraiment que ce ne soit pas le moment pour le faire. C’est pour ça que j’adore être en retard. Parce que…

Elvire : Ah ah ! YES ! Check.

Clara : Check. Parce que vraiment, je suis là chez moi et on me dit, tu dois partir dans 10 minutes, je fais, OK, attendez. Et là, je dessine en 10 minutes. 

J’adore me défier dans la création. Je trouve que c’est merveilleux et ça provoque une adrénaline. Parce que j’ai peur d’être en retard, et au final, ça me rend en retard. 

C’est un cercle vicieux.

Elvire : Le cercle du retard ! D’après une étude, il paraît que les personnes les plus créatives sont celles qui arrivent le plus souvent en retard.

Clara : Oui, bien sûr !

Elvire : Oui.

Clara : D’après l’étude.

Elvire : L’étude de la vie.

Clara : Ce n’est pas l’étude de la vie… Du cercle vertueux de la vie. En fait, bien sûr.

Elvire : Je vais vérifier cette étude plus tard. On ne sait jamais.

Clara : OK.

Une artiste sur Insta : abonnez-vous à @borxaline

Elvire : Alors, ta plus belle… enfin ton œuvre la plus réussie selon toi ? Et si elle est disponible quelque part, sur les réseaux sociaux, que nos chères lectrices et lecteurs puissent aller la consulter.

Clara : C’est celle que je suis en train de faire là, que j’ai mise en story. C’est un gros format où je me suis laissée porter finalement, par plein de petits éléments.

C’est surtout associé d’ailleurs à la…On me dit que j’orne beaucoup mes dessins avec de la végétation. Là, c’est un peu une jungle immense dans laquelle se retrouvent des animaux qui n’existent pas, en tout cas tu ne peux pas apparenter ça à un truc du quotidien.

Ça n’existe pas, ce que je dessine. C’est ça qui est cool.

Il y a une sorte d’oiseau, tu sais, avec des grandes ailes, qui cachent un gorille.

Elvire : Donc, ton monde idéal, finalement, serait parsemé de créatures… Fantastiques ?

Clara : Fantastiques ! Bien sûr. Il n’y a que de ça. Il n’y a que de ça. Rien n’existe !

Elvire : Pourquoi vouloir t’échapper ? 

Clara : Alors, c’est une bonne question… *réfléchis* Tu penses que je fuis le réel ?

Elvire : Ah mais c’est une excellente question que l’on peut tous se poser je pense… Aussi bien toi que moi. 

*ne réponds pas du tout à la question*

Clara : Oui je pense, c’est pour ça que quand t’écris, peut-être que c’est genre un moyen de dire des choses que tu ne vois pas dans le monde… Je ne sais pas.

Elvire : C’est peut-être quand j’écris aussi, parfois ça peut être un moyen de ne pas parler de moi finalement ? Par exemple, le fait que je sois en train de faire ton interview, ça veut peut-être dire, c’est cool là je parle des autres, pas de moi. 

Clara : De te dissimuler derrière le masque de l’intervieweuse actuellement, oui je vois très bien ! De mon côté, je pense que je me cache derrière mon art. J’adore, tu vois, quand je filme, parce que ça c’est un autre moyen d’expression, j’ai vraiment cette distance entre la réalité et le caméscope qui justement l’imprime. 

Mais moi, je ne suis pas concernée ! Vu que je relate ce qui se passe autour de moi, un peu comme si j’étais une observatrice. 

Surtout, j’ai l’impression d’être en intrusion dans la vie des gens…

Elvire : Tu as une approche documentariste ?

Clara : Oui, quand je filme des trucs ça s’apparente à du documentaire. Même si j’aime pas l’idée de mettre des mots précis sur les choses, de trop les définir, parce que  je me suis pas suffisamment accaparé les concepts de documentaire pour dire que je fais du documentaire… 

Mais disons que je filme, je capture mon phénomène au travers de la vie. 

Et après, j’aime créer des réalités alternatives via le montage. 

J’adore faire ça ! 

Et j’adore l’alcool.

Elvire : OK je note ! *ne s’attendait pas à cette intervention*

Rires. 

C’est quoi ton alcool préféré ?

Clara : Très bonne question ça ! Je te dirais basiquement la bière, mais en ce moment beaucoup l’amaretto. Mais bon, j’essaie d’arrêter de boire, enfin de réduire ma consommation parce que je m’oublie trop après, et je finis dans l’inconfort que j’essaie de décrire dans mes dessins. Je deviens inconfortable pour les autres, et je suis trop proche des autres, aussi, c’est un problème.

Elvire : Tu as l’impression de te livrer…

Clara : en fait j’ai aucun code social, je joue pas à des jeux sociaux. Je suis juste moi et des fois ça met les gens mal à l’aise, parce que j’ai jamais réussi à vraiment porter un habit qui soit… Je sais pas, j’ai pas de costume en société !

Mon masque est compliqué, parce que je fais beaucoup de mimétisme pour m’intégrer, depuis que je suis petite.

Disons que ça reste assez à côté de la plaque…Je suis à côté de la plaque avec les gens en général. Enfin je trouve ? C’est un peu mon impression.

Elvire : Tu dirais que tu fais de l’anxiété sociale ?

Clara : Ah oui complètement ! J’ai eu une période de phobie sociale immense

 parce que j’étais harcelée pendant ma primaire et mon collège. Du coup, j’ai été beaucoup isolée. 

Je dessinais pas encore beaucoup à cette époque, voire carrément pas. 

J’avais pas trop de repères. Et j’avais peur en fait d’aller vers les gens, parce que les gens me rejetaient frontalement.

Alors qu’aujourd’hui les gens veulent bien de moi

Mais du coup je me sens un peu… Pas légitime d’ aller vers eux, parce que j’ai toujours ce truc marqué en moi, comme une empreinte qui dit “non, les gens vont te rejeter”.

C’est pour ça que des fois l’alcool m’aide à oublier cette peur.

Surmonter ses peurs grâce au dessin : suite et fin

Elvire : Comment décrirais-tu cette peur ?

Clara : Je dirai, la peur que les autres ne me laissent pas exister dans leur paysage à eux, que je sois abandonnée. 

Bon laisse tomber, c’est sad là !

Elvire : Ah mais c’est pour ça qu’on s’aime bien ! Moi aussi j’ai peur de l’abandon.

Rires 

Clara : Bah oui ! check. Cette peur de l’abandon, elle est très propagée, surtout à l’heure actuelle. Je pense qu’on a eu des parents issus d’une génération pas ouf qui ne nous ont pas appris à nous aimer. 

En fait, j’avais beaucoup d’amour conditionné quand j’étais petite. Il fallait que je sois comme ci, comme ça.

Par exemple, je vais toujours vers les gens qui me font me sentir mal, parce que j’ai l’impression de devoir leur prouver que j’en vaux la peine constamment.

Les gens que je surestime : j’y vais à fond ! 

Je ne vais pas vers les personnes qui veulent de moi.

Elvire :  Et est-ce que là actuellement, il y a des gens que tu surestimes qui font partie de ton cercle proche ?

Clara : Bien sûr, c’est ça le problème. J’essaie de prendre de la distance et ça matche jamais vraiment avec eux, et c’est là où je me sens mal. C’est là où je me travestis un peu, parce que j’ai envie d’être avec eux quand même. Bref.

Elvire : Et quand tu dis que tu te travestis, c’est par exemple dans l’expression orale ? Comment ça se passe ? 

Clara : Ouais, dans le mimétisme surtout, parce que j’essaie de leur ressembler.

Mais en même temps, ça me porte défaut. Enfin bref, c’est pas honnête.

Et j’ai besoin d’honnêteté, mais en même temps, je ne sais pas trop ma vérité.

Enfin, je ne sais pas comment je suis à la base, je ne me suis pas encore trouvée.

J’ai que 21 ans, tu vois.

Je suis pleine de questions, pleine de doutes

Elvire : Et c’est normal ! C’est normal.

Clara : Je te mets un peu des tunnels.

Elvire : Non, non. Est-ce que tu as des artistes en ce moment avec qui tu rêverais de 

faire une collab ?

Clara : Je réfléchis, oui, je rêverai de travailler avec Feldup, putain ! Feldup !

Elvire : *vit dans une grotte* Qui ça ?

Clara : Feldup, c’est un YouTuber horreur qui  raconte de curieuses étrangetés, et globalement  des trucs  niche, il fait genre des threads Reddit. Il est issu d’un  monde qui me parle beaucoup, c’est très mystique, très cryptique, et c’est toujours très axé sur l’horreur, puis j’ai la sensation qu’on partage un peu le même terreaux mentale aha !

Ah oui  disons le , mon style est vachement horrifique quand même.

Il fait beaucoup de références à… Comment il s’appelle ce type là ?

Attends, je réfléchis… Tim Burton.

C’est très Tim Burtonien ce que je fais, ce que je produis. Et c’est pas un choix, c’est juste que ça vient comme ça, on me raconte souvent ça de mon style graphique. 

Du coup, ouais, je sais pas, Felldup, j’aimerais bien faire des miniatures pour ses vidéos YouTube, mais vu que je sais qu’il dessine déjà, je pense qu’il se suffit à lui-même.

Sinon, il y a Le Dolmen aussi, c’est un mec qui a fait un livre incroyable, qui s’appelle : 

« S’anormaliser », et c’est pour tous les créatifs qui veulent prendre leur indépendance

 et réussir vraiment à sortir des…

Elvire : Des sentiers battus ? 

*ça y est on est mariées depuis 20 ans on termine nos phrases*

Clara : Ouais, des sentiers battus, mais surtout des barbelés qu’on se met à soi-même. C’est pour ceux qui veulent sortir de la masse, enfin, qui veulent vraiment faire exister leur art, en fait, sans… Putain, mais en fait, il faut…Écoutez Le Dolmen, les gars.

Il est trop fort ce mec, c’est un peu mon prophète.

J’adore… En ce moment, il fait une série sur comment partir à la rencontre de son âme, mais t’sais, c’est pas du tout une une lecture judéo-chrétienne , pas du tout, c’est vraiment… C’est basé sur le monde, le soi, le phénomène 

Elvire : *boomer intervention* Tu me rediras son nom ?

Clara : Ouais, je te l’écrirais si tu veux.

Elvire : Attends je sauvegarde notre conversation… 

Suite au prochain épisode !

Restez connecté.e.s 💖

PS : toutes les photos de cet article sont des dessins appartenant à la seule et unique Clara Gouablin, alias @Borxaline. Abonnez-vous à son compte Insta pour lui donner de la force, merci pour elle ⭐

Un jour, une fleur : l’orchidée 

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Un jour, une fleur : l’orchidée 

L’orchidée, c’est bien plus qu’une fleur qu’on offre à ses beaux-parents pour montrer patte blanche. 

Les Orchidées ou Orchidacées comme nous dit ce bon vieux wiki, ont un nom qui vient du latin orchidaceae, orchis signifiant testicules, et en effet, certaines racines d’orchidées terrestres ont bien la forme de c*******. 

Est-ce que cet article commence bien ? Oui, puisqu’on en revient à l’étymologie latine, c’est bien parti, pas de panique. 

Histoire des orchidées 

D’après de nombreux historiens, l’orchidée serait sur Terre depuis la séparation de la Pangée, il y a 120 millions d’années, à l’ère du Jurassique. 

En Chine, à la cour impériale, elle est vite devenue la fleur préférée des nobles, des artistes et poètes.

Dans l’Antiquité ou au Moyen-Âge, on connaissait surtout l’orchidée pour ses vertus apparemment aphrodisiaques

En Europe, on n’en fait la découverte qu’au XVIème siècle, les explorateurs la ramènent de leurs voyages à travers le monde. 

Les différents modes de vie d’une orchidée

La plupart des orchidées sont épiphytes, c’est-à-dire qu’elles ne vivent pas directement dans le sol. Leurs racines aériennes se nourrissent de matière organique et d’eau dans l’atmosphère.

D’autres orchidées sont terrestres et vivent au sol, parmi elles on retrouve les orchidées tropicales. 

Et puis, il y a les orchidées au mode de vie lianescent, c’est-à-dire qu’il y a des lianes parmi les orchidées dont la plus connue reste… La vanille

Le mode de vie lithophyte des orchidées fait qu’elles sont capables de pousser à même les rochers.

Où trouve-t-on des orchidées ? 

On peut retrouver des orchidées un peu partout en France métropolitaine, où il existe environ 160 espèces d’orchidées.

Malheureusement, le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), souligne qu’une espèce sur six est menacée et susceptible de disparaître du territoire métropolitain pour plusieurs raisons : destruction des habitats, prédation humaine, pesticides, modifications du climat… etc.

Les orchidées peuvent également pousser dans des régions chaudes et humides, mais aussi dans des régions froides, ce qui en fait une plante très adaptable à de nombreux climats partout sur la Planète.

Orchidées : quelle symbolique ?

Les orchidées sont symboles d’élégance dans la simplicité.

On les offre pour signifier l’importance particulière qu’occupe une personne dans le coeur de celui ou celle qui l’offre. 

  • Orchidées blanches : amour, joie
  • Orchidées roses ou violettes : séduction en douceur (exemple, belle-maman)
  • Orchidées bleues : espoir, sagesse (fleur de rétablissement)

Entretenir une orchidée : quelques astuces 

Pour bien entretenir une orchidée, il ne faut pas trop l’arroser.

Il est aussi conseillé de lui faire prendre un petit bain d’eau tiède avant de la remettre dans son pot (en ayant bien égoutté).

Si les racines de l’orchidée sont blanches ou grises : vous pouvez arroser.

Les orchidées aiment beaucoup la lumière, mais ne doivent pas être exposées directement à celle du soleil, un peu trop violente pour ces dames.

Placez-les de préférence à l’est ou à l’ouest, avec de la lumière indirecte. 

Température à privilégier : entre 15°C et 22°C.

Les orchidées en Littérature 

L’orchidée a la cote au dix-neuvième siècle sous la plume de George Sand, Maeterlinck, Anatole France, Pierre Loti, Rainer Maria Rilke…

Plus tard, Scott Fitzgerald, Jean Cocteau, René Char, Boris Vian, Tennessee Williams, qui décrit la comédienne Vivian Leigh ainsi : 

« Elle avait la flamboyance délicate d’une orchidée ».

Quelques romans titrés d’une orchidée : 

  • L’Orchidéiste, Vidya Narine (premier roman, 2023)
  • L’Orchidée noire, Caroline Quine
  • La Maison de l’Orchidée, Lucinda Riley

L’Orchidée a également une place très importante du temps de l’école de Nancy, courant de l’Art Nouveau qui débute en 1884, et tourne principalement autour de la Nature en général.

Voyez plutôt !

Un jour, une fleur : la Tulipe

tulipe

Le jour de mes 30 ans, le 1er mars 2025, ma sœur m’a offert trente magnifiques tulipes de toutes les couleurs… 🌷

C’était mon premier bouquet de tulipes de ma vie ! 🌷🌷🌷

Jusque-là on m’avait surtout offert des roses ou des orchidées (je ne me plains pas). 🌹

Quelle joie que de recevoir un beau bouquet comme ça.

Mais à l’origine, d’où vient la tulipe ? C’est quoi une tulipe ?! 🧙

C’est une très jolie fleur, originaire des Pays-Bas, où elle fleurit au Printemps, symbole de la déclaration d’amour (ou de sororité, ça marche aussi). 🌱

On peut aussi offrir des tulipes à l’occasion de la fête des grands-mères, qui a eu lieu le 2 mars dernier.

Que nous dit Interflora sur la tulipe ? Enquête depuis une source sûre :

Le genre Tulipa aurait été importé d’Orient au début du dix-neuvième siècle et ferait partie de la famille des Liliacées. Le genre s’est diversifié jusqu’à ce qu’il existe plusieurs milliers d’espèces de tulipes aujourd’hui.

La Tulipe vient d’Himalaya puis a fait une entrée triomphale au Moyen-Orient, en effet, la Tulipe doit son nom au turc : tülbent qui signifie turban.

Anecdote littérature : Alexandre Dumas écrit un roman, La Tulipe Noire, en 1850, qui raconte l’histoire d’un botaniste étant parvenu à créer la tulipe noire d’ébène idéale. 

Et Baudelaire évidemment, lorsqu’il parle de sa tulipe noire, évoque sa muse.

Les tulipes aiment le soleil ! ☀️

Elles peuvent se planter en pleine terre ou en pot/jardinière, plutôt en automne jusqu’à décembre pour la plantation, avant l’arrivée du gel.

Installez vos bulbes au soleil, dans un coin légèrement ombragé, dans une bonne terre enrichie de terreau et pas trop humide. Espacez les bulbes de 10 à 15 centimètres. Il est important d’éviter l’excès d’eau.

Gare aux acariens et aux nématodes qui sont les principaux parasites de la tulipe, des vers qui détruisent les bulbes. 

Pour stopper leur invasion, une seule solution : (la manifestation) déterrer les bulbes et brûler les fleurs atteintes.  

Pour lutter contre les acariens, une petite macération d’ortie au pied de vos plantes et le tour est joué. 

Si vous voulez vous concocter un petit bouquet, les tulipes vont bien avec les narcisses, les jacinthes et les crocus. 💐

Tulipe et Culture : Littérature, cinéma, poésie…

Si vous voulez explorer la tulipe dans la littérature : 

Je vous laisse ici, avec cette petite sélection Babélio.

Au cinéma, c’est l’occasion de revoir le classique de Christian Jacques : Fanfan La Tulipe

Pour finir, quelques punchlines poétiques assez mythiques autour de la tulipe : 

Une tulipe ne cherche à impressionner personne. Elle ne lutte pas pour être différente de la rose. Elle n’a pas à le faire. Elle est différente. Et, dans le jardin, il y a une place pour chaque fleur.

Marianne Williamson

J’ai une passion pour les tulipes, plus que pour aucune autre fleur de printemps ; gaies, robustes, gracieuses, elles semblent de jeunes filles sortant du bain à côté des jacinthes, ces femmes aux formes opulentes dont chaque mouvement sature l’air de patchouli.

Elizabeth Von Armin

Et bon week-end 🌷

Musique de printemps : ma playlist 2025

musique-printemps-playlist-2025

C’est le printemps, tout refleurit, on dit oui à la vie, on lui dit MERCI.

Pour exprimer sa gratitude, danser et chanter l’univers, voici une petite liste de titres que j’adore écouter en ce moment, grâce auxquels je traverse une multitude de sentiments.

1. Chill Out, Lola Young

Pas mieux pour se détendre et se rappeler qu’il n’y a pas de vie en jeu quand on gère un service marketing ou qu’on est en pleine crise de communication dans une entreprise de télécommandes. Chill out, allons nous promener, le ciel est bleu, le soleil au Zénith, bisous bisous je m’en vais de ce pas oublier mes soucis et cesser de travailler. 

2. Terrible Hands, Soda Blonde

    Vous venez de passer une nuit exquise en compagnie de votre crush, et vous ne savez plus où donner de la tête, qui est cet être de lumière qui vient compléter votre vie d’une façon aussi inattendue ? Les frissons, les papillons… Qu’est-ce qu’on en pense ? Aaaaaah ! Crie votre cerveau en train d’overthinker. 

    Juste, posez-vous, profitez du moment présent, c’était quand même trop bien d’être dans ses bras.

    3. Chewing Gum, Amyl and the Sniffers 

      Envie de fuir votre job précipitamment pour la simple et unique raison que vous êtes entourés de cons ? Courrez joyeusement sur cet hymne à l’affirmation. 

      4. Fuzz Jam, The Lazy Eyes

        Petite angoisse soudaine ? Vous avez la sensation d’être surchargé.e ? 

        Entonnez les paroles de ce petit alien expérimental : “Run for the door, you’ll be okay”.

        En bref, prenez le train, montez dedans, allez vous faire masser bon sang. C’est ok de prendre soin de vous, de quitter des situations qui vous déplaisent. 

        5. Anxiety, Doechii 

          Déjà, merci à Doechii d’exister, et merci pour ces mélodies pleines de vie et de joie.

          Grâce à elle, je sais que je ne suis pas la seule à flipper du moindre mouvement dans mon appartement quand je suis toute seule. Nous sommes des millions.

          En résumé, la petite chanson qui vous fait débrancher de vos peurs en un clic dans vos écouteurs. On enlève l’énergie négative !

          6. Catfish, Doechii 

            Dès que je suis un peu en colère contre une personne ou une situation, c’est la chanson que je passe en boucle pour me calmer et rappeler à mon monde intérieur qui a le pouvoir. Moi évidemment. Parfait tube pour un moment de revalorisation.

            7. Ordinary, Alex Warren

              La première fois que j’ai écouté ce titre, j’étais dans mon canapé devant Love is Blind, the Reunion (la dernière saison à Minneapolis, oui je sais, je regarde Love Is Blind oui ça va aller !)

              J’ai expérimenté ce que j’appelle la danse extatique de canap, sans me lever outre mesure, j’ai réalisé mes meilleurs moves en chantant comme si j’avais écouté Alex Warren my whole life. Une expérience.

              8. The Ick, Panic Shack

                Un date qui a mal tourné ? Une chanson pour se relever en douceur du dégoût que vous a inspiré votre très bref acolyte d’un soir.

                9. I’m a King Bee, The Stone Foxes

                  Sexy. Très sexy.

                  10. Lover’s Spit, Broken Social Scene 

                    Une douceur dans la voix et dans les instrus telle qu’on a envie de serrer son animal de compagnie dans les bras et de lui rappeler à quel point on l’aime même si on a pas toujours le budget jouets équivalent à ses désirs d’amusement.

                    11. Let Me Alone, Izia

                      Ouf, vous rentrez enfin chez vous, vous allez pouvoir respirer un peu seule au calme, sans Corinne de la compta qui vous explique pourquoi son troisième divorce était de loin le plus réussi financièrement.

                      12. Hey Bitch, Izia

                        Un ou une collègue a joué les pestes ? Mais c’est une super nouvelle, vous allez pouvoir appliquer votre plan de revanche intersidérale en trois étapes. Si ça ne vous atteint pas outre mesure, ça ne devrait pas vous empêcher d’adopter une bonne défense de votre personne. Fair enough.

                        13. Cowboy Gangster Politician, Goldie Boutilier

                          Sexy and smart. On adore.

                          14. Rocket Woman, Talia Rae

                            Très planant, on est bien dans un délire de femme fusée ici, atmosphériquement parlant, je confirme.

                            15. Army Dreamers, Monty Cotton, The Basics, Gotye

                              Bon là c’est à 100% le printemps, pollinisation en cours, sifflements d’oiseaux et tout le toutim. On nage dans du coton printanier. De saison, validé.

                              16. Underwater, Sun’s Signature, Elizabeth Fraser

                                Un titre étrange, mêlant harmonies et science-fiction, on ne sait pas si on écoute de la musique ou d’ancestrales répliques de sirènes. Ou de fées, à vous de juger.

                                17. Sass Girl, Wargirl

                                  Ce titre me fait penser à un road trip imaginaire avec toutes mes meilleures amies durant lequel on serait toutes en train de fumer des joints autour d’un totem sacré. De la girlhood +++, j’adore. Paisible.

                                  18. Romantica, YannaY, Cafe de Anatolia 

                                    Il est quatre heures à la discoteca, c’est peut-être le moment parfait pour embrasser Juan Pedro rencontré à l’auberge de jeunesse madrilène dans laquelle vous squattez pendant deux nuits.

                                    19. Get Out Of My Head, Sofia Bolt

                                      Oups, vous n’arrivez pas à penser à autre chose, l’amour s’empare de vous, mais vous avez trois reporting à préparer avant dix-huit heures. Pas pratique d’être fall in love parfois. C’est un peu ce que m’évoque cette chanson.

                                      20. Thus Is Why (I Don’t Spring 4 Love), Saya Gray

                                        Des paroles magnifiques, une instru canon, de jolis chœurs… Où était cette chanson quand on en avait le plus besoin ? Dans les méandres de Spotify jusqu’alors inexplorés. Pépite !

                                        Merci à l’Enfant (l’artiste), qui m’a fait découvrir cette rareté dans une de ses stories. 

                                        Mes perles d’avril

                                        Le meilleur pour la fin !

                                        Je vous partage mes petites pépites d’or, mes exoplanètes musicales secrètes qui me font voyager dans des souterrains psychiques d’intersidéralité :

                                        Bonus : son de zinzin à ne pas manquer

                                        • L’enfant : release party du premier single de son prochain album, concert prévu le 28 avril au Supersonic.

                                        Joyeuses Pâques dans vos oreilles 🐣🐇

                                        Nature peinture : la Pensée, ou Viola Tricolor

                                        un-jour-une-fleur-la-pensee

                                        Dès aujourd’hui, sur Colette Magazine, je vous propose une nouvelle rubrique (encore une), dédiée aux plantes, fleurs, arbres et arbustes, une rubrique qui a pour objectif de mettre en valeur la nature, l’environnement, de vous inviter à regarder autour de vous, voire même ce qui se trouve à vos pieds. Ce que je ne dis pas, c’est que ça me sert aussi à alimenter ma propre curiosité, mon propre savoir sur les plantes et la nature en général.

                                        Je pourrai vous sortir l’excuse de « oui mais je suis née à Paris donc… » mais je vais éviter de me la jouer citadine incapable et juste admettre qu’il y a énormément de choses que je ne sais pas sur les fleurs, les plantes et plein d’autres trucs.

                                        Alors j’avais envie d’en apprendre plus et de vous partager des savoirs insolites et pratiques !

                                        Pour démarrer en beauté, j’ai choisi la Pensée.

                                        Pourquoi ?

                                        (Pourquoi pas)

                                        La Pensée, fleur d’automne et d’hiver

                                        Cette fleur me rappelle mon enfance et mon adolescence, ma mère avait pour habitude d’en planter un peu partout, sur le balcon de ma chambre.

                                        Elle m’avait dit un jour, et ça m’est resté en tête depuis, j’en plante devant ta chambre comme ça tu sais que je pense à toi. Promis, je ne lui ai pas fermé les rideaux au nez ce jour-là, on a discuté autour d’un café, souvent mes moments préférés de la journée quand j’habitais encore chez mes parents.

                                        La Pensée, en plus d’être une beauté, est LA fleur d’automne et d’hiver par excellence, incontournable, elle ne demande que très peu d’entretien. Très rustique, elle peut résister au gel et aux températures jusqu’à -15°C selon la variété choisie.

                                        L’espèce Viola Tricolor, de la famille des Violacea, est une plante herbacée qui pousse à l’état sauvage un peu partout sur le continent eurasien, en lisière de forêt, dans les prairies, les friches au sol acide ou neutre, mais elle peut s’adapter à plein de climats, et vivre sa vie OKLM dans les montagnes ou sur les côtes.

                                        Pensez à moi : nature et histoire

                                        La pensée était offerte lors de parades nuptiales secrètes à l’époque victorienne paraît-il.

                                        C’est aussi la fleur du souvenir.

                                        Si vous avez un être cher, le meilleur moyen pour lui faire savoir que vous pensez à elle ou lui, c’est de lui offrir des pensées. Mieux qu’un texto de type « tfk bb? jtm » à 2 du mat, offrir une pensée est un geste généreux et romantique comme on les aime.

                                        Offrir une pensée + citer Blaise Pascal = meilleur combo pour plaire à une âme littéraire.

                                        Citez de préférence un autre extrait des Pensées que le célèbre « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. »

                                        Par exemple : « Il faut se connaître soi-même : quand cela ne servirait pas à trouver le vrai, cela au moins sert à régler sa vie, et il n’y a rien de plus juste. »

                                        Entretien de la Pensée 

                                        Pratique si vous n’avez pas du tout la main verte, il suffit de les arroser régulièrement lorsqu’elles sont en jardinière, en veillant à enlever les fleurs fanées pour assurer une floraison continue. En hiver, un paillage peut protéger les racines du froid, et si vous non plus vous ne savez pas ce que c’est un paillage, pas de panique : 

                                        Le paillage est une technique qui consiste à recouvrir un sol d’éléments organiques, minéraux ou plastiques pour ne pas laisser la terre à nu et protéger vos fleurs, plantes et arbustes.

                                        Il existe même un verbe : l’action de pailler votre pot de fleur. 

                                        À ne pas confondre avec le terme empailler. Personne sous le géranium. 

                                        Posez cette binette.

                                        Planète : espèces en voie de disparition en 2025 

                                        planete-especes-en-voie-de-disparition

                                        Lutte féministe vs lutte écologique, même combat ? Pas tout à fait, néanmoins on vit dans un climat qui va prendre + 4° C de réchauffement, il est normal qu’en 2025, l’environnement soit au cœur de nos priorités. 

                                        Le droit de vivre sur une planète en bonne santé est tout autant important que la lutte pour les droits des femmes.

                                        Bien que l’éco-anxiété soit un sentiment très répandu voire généralisé en 2025, il est important de revenir sur Terre au sujet du climat et des espèces de cette planète.

                                        Qui dit climat en évolution dit espèces en adaptation.

                                        Quel bilan pour leur survie ?

                                        4000 espèces d’animaux en danger critique d’extinction

                                        D’après le site de l’ifaw, L’UICN recense plus de 4000 espèces d’animaux menacées, classées dans la catégorie “en danger critique d’extinction”.

                                        Parmi elles : 

                                        • Le Rhinocéros
                                        • Le Léopard de l’Amour
                                        • Les Orangs-Outans
                                        • Les Gorilles
                                        • Les Éléphants de forêt d’Afrique
                                        • Les Saolas 
                                        • Les Kakapos
                                        • Les Singes-Araignées
                                        • Les Baleines franches de l’Atlantique Nord
                                        • Les Vaquitas
                                        • Les Pangolins
                                        • Les Requins Marteaux
                                        • Les Tortues Boîtes
                                        • Les Lémuriens
                                        • Les Aras à front rouge
                                        • Les Paresseux nain

                                        Un quart des animaux d’eau douce en liste rouge 

                                        Du côté des animaux d’eau douce, l’UICN a révélé au cours de leur dernière évaluation mondiale (la plus grande à ce jour) du 8 janvier 2025 que : 

                                        • 24% des espèces mondiales de poissons, de libellules, de demoiselles, de crabes, d’écrevisses et de crevettes d’eau douce sont menacées d’extinction.

                                        Pour aller plus loin dans le détail, on parle de 4 294 espèces sur les 23 496 animaux d’eau douce, qui figurent donc en liste rouge.

                                        L’UICN appelle les institutions et les gouvernements à prendre en compte ces chiffres alarmants dans toutes les mesures politiques des prochaines années, notamment au niveau de la gestion de l’eau.

                                        Pour Catherine Sayer, Responsable de la biodiversité des Eaux Douces à l’UICN

                                        « Les paysages d’eau douce abritent 10% de toutes les espèces connues sur Terre et sont essentiels pour l’eau potable, les moyens d’existence, le contrôle des inondations et l’atténuation des changements climatiques pour des milliards de personnes. Leur protection est donc essentielle, à la fois pour la nature et pour les personnes. Le Congrès mondial de la nature de l’UICN, en octobre prochain, guidera la conservation pour les quatre années à venir, à un moment où le monde s’efforce d’atteindre les Objectifs de développement durable et les cibles du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité d’ici 2030. Ces informations permettront aux décideurs et aux acteurs sur le terrain de planifier des mesures de conservation des milieux d’eau douce là où elles sont le plus nécessaires »

                                        1 espèce sur 3 menacée de disparition

                                        especes-en-voie-de-disparition-les-lemuriens

                                        Le WWF rappelle qu’à ce jour, une espèce sur trois est menacée de disparition, sachant qu’il existe sur Terre entre 13 à 20 millions d’espèces différentes.

                                        Certaines espèces ont été recensées comme prioritaires dont : 

                                        • Le Loup
                                        • L’Ours Brun
                                        • Le Panda Géant
                                        • L’Elephant
                                        • Le Rhinocéros
                                        • Le Tigre
                                        • Le Lynx
                                        • L’Ours Polaire
                                        • La Loutre Géante
                                        • Le Gorille
                                        • Le Chimpanzé
                                        • Le Bonobo
                                        • L’Orang-Outan
                                        • L’Espadon et Marlin
                                        • Le Dugong
                                        • Les Cétacés
                                        • Le Rorqual Commun
                                        • Le Béluga
                                        • Le Dauphin de Guyane
                                        • Le Requin
                                        • Les Tortues Marines
                                        • Le Dendrolague
                                        • Le Wallaby des Rochers
                                        • L’Antilope du Tibet
                                        • L’Argali
                                        • L’Antilope Saïga
                                        • Les Coraux
                                        • L’Esturgeon
                                        • Le Thon Rouge
                                        • Le Napoléon
                                        • Le Cabillaud
                                        • Le Saumon
                                        • Les Tortues Terrestres
                                        • La Panthère des Neiges
                                        • Le Jaguar
                                        • Le Léopard de l’Amour
                                        • La Panthère Nébuleuse
                                        • L’Albatros
                                        • L’Acajou
                                        • Le Cactus
                                        • Le Pin Blanc de Corée
                                        • Les Herbiers de Posidonie

                                        Et la Flore dans tout ça ?

                                        En France métropolitaine, 742 espèces de plantes vasculaires sont menacées d’après le site de l’UICN. Les plantes vasculaires rassemblent les plantes à fleurs, les fougères et les conifères.

                                        Ce bilan est issu d’une évaluation réalisée par le Comité français de l’UICN, la Fédération et le réseau des Conservatoires botaniques nationaux (FCBN), l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et le Muséum national d’Histoire naturelle.

                                        Préserver la biodiversité : agir à sa petite échelle  

                                        Pour préserver la biodiversité, il est difficile de s’apercevoir concrètement que nos petites actions citoyennes ont du sens et pourtant !

                                        Chaque petit geste compte.

                                        Quelques conseils : 

                                        1. Trier ses déchets : c’est LE geste incontournable pour protéger l’environnement activement.
                                        2. Prendre soin des insectes : planter des fleurs vivaces par exemple, participer à la pollinisation, ou fabriquer un nichoir à insectes… 
                                        3. Prendre soin des oiseaux : installer des nichoirs puisque l’urbanisation provoque la diminution de leur habitat naturel.
                                        4. Privilégiez des haies végétales à la place du grillage ou d’un mur (pour éviter qu’on voit ce qui se passe chez vous. Point bonus si vous n’en avez rien à carrer que Claudine soit au courant que vous aimez prendre votre espresso en bikini allongée comme une crêpe sur votre pelouse.)
                                        5. Réduisez l’éclairage : on ne vous dit pas de vivre à la bougie, mais l’expression “C’est pas Versailles ici” prend de plus en plus de sens aujourd’hui.
                                        6. Bannissez les pesticides définitivement, privilégiez des produits neutres pour jardiner, sélectionnez des produits avec la mention “utilisable en agriculture biologique”, ou labellisés “NF Environnement” ou  “Ecolabel Européen”. Pensez au vinaigre blanc ou au savon noir qui sont non toxiques et biodégradables.
                                        7. Privilégiez un entretien naturel pour votre jardin, avec la méthode du paillage par exemple, le désherbage raisonné, le purin d’ortie… etc. Promis après j’arrête de faire comme si j’avais jardiné toute ma vie alors que ce n’est pas le cas du tout.

                                        Petit rappel : ici, pas d’injonctions ni de leçons de morale, personne n’explique à Mireille ou Jean-Marc comment elle a saccagé sa jardinière avec tel ou tel produit de mauvaise qualité. 

                                        J’ai bien envie qu’on essaie d’être patient les uns/unes avec les autres et de se laisser le temps progressivement d’adopter des routines saines, responsables et raisonnées. 

                                        Si vous avez des conseils, des astuces, partagez en commentaires 🙂

                                        Pourquoi la créativité est une force à cultiver ?

                                        la-creativite-est-une-force-a-cultiver

                                        La créativité dérive du latin creare, créer, mais aussi de crescere, croître, faire pousser, faire grandir, produire.

                                        Produire au sens industriel ? Non, produire plutôt pour introduire une vision, quelque chose dans le monde, qu’elle soit matérielle ou immatérielle. 

                                        Pour Patti Smith, le secret de la créativité se trouve dans l’enthousiasme, et de nombreuses études confirment que l’état émotionnel d’une personne joue sur sa barre de créativité.

                                        La mère du punk dit : “every human being has a creative impulse”.

                                        Et en effet, cette impulsion créatrice peut se trouver partout, chez toutes sortes de personnes, à des degrés très différents. 

                                        Est-ce que tout le monde peut créer ? 

                                        OF COURSE !

                                        Il n’existe pas de hiérarchisation de la création, du point de vue de l’Art en général, chacun est capable de créer. 

                                        • La cuisine, par excellence, est l’exemple numéro 1 d’une création quotidienne qu’on oublie tellement elle nous paraît essentielle pour se nourrir. Or, la cuisine est source de vie, puisqu’elle fait naître à travers un mélange d’ingrédients bien dosés, des petits plats succulents et parfois originaux.  
                                        • Autre exemple du quotidien, le simple fait de communiquer s’avère très créatif, par exemple admettons que vous retrouvez cette amie que vous aimez, vous ne l’avez pas vu depuis longtemps… La rencontre de vos mots et des siens va ricocher et créer le rire, au moins, un sourire. Si pour Henri Bergson, le rire est un geste social, c’est avant faire naître le comique au cours d’une conversation. 
                                        • Pareil, se vêtir différemment tous les jours, c’est de la création en soi puisque c’est porter le message que l’on souhaite transmettre au monde. Jusqu’à constituer le reflet d’un engagement que l’on porte intérieurement : le vêtement est vecteur de pouvoir politique, on pense à Nathalie Portman en 2020, à la Cérémonie des Oscars, aux noms des plus grandes réalisatrices brodés sur le liseré de sa cape en laine et soie avec revers en satin cuir (Dior) histoire de signifier “dis donc, vous seriez pas tous des mecs blancs à gagner des trophées là ? Nous aussi on sait faire des films incroyables.” 
                                        • Jardiner est créatif également, s’il y a de meilleures méthodes pour planter telle ou telle espèce, personne ne plante de la même façon, chacun a sa méthode. André Le Nôtre, jardinier de Versailles, a inventé le jardin à la Française, avec ses parterres incomparables et ses et arbustes taillés à la perfection.

                                        Il existe une infinité d’autres exemples de création cachée dans le quotidien, même au cœur de la routine la plus banale. 

                                        Créer, c’est bon pour la santé 

                                        Le fait de créer est bon pour la santé puisque ce faisant, le cerveau libère de la dopamine, l’hormone du plaisir.

                                        Entamer un processus créatif permet à notre esprit et notre corps de se stabiliser, puisqu’en général lorsqu’on crée, on est souvent plongé dans un état méditatif.

                                        Cet état est bon pour la santé puisqu’il permet d’apaiser le reste de nos pensées ou émotions négatives comme le stress, ou l’anxiété.

                                        Pour la chanteuse Zaho de Sagazan, exprimer ses émotions est essentiel que ce soit dans la vie, et dans la création, pour s’épanouir. Se laisser traverser par les vagues du cœur, celles qu’on a mis trop longtemps de côté, c’est finalement accepter pleinement ce que l’on ressent, et aller de l’avant. 

                                        Créer et ressentir sont intimement liés, les ressentis peuvent aider la créatrice ou le créateur à décider d’une direction différente, à changer de perspective en cours de création. 

                                        Penser “outside of the box”, c’est oser créer différemment, oser trouver une alternative à ce qui est fait habituellement, c’est oser s’affirmer soi, son côté unique (son quelque chose de Tennessee), dans la création la personnalité trouve l’espace de se faire connaître. 

                                        Créer, c’est apprendre à se connaître, à prendre connaissance de ce qui émane de nous, nous prouver que nous pouvons être capable de créativité

                                        En être doté est une chose, passer à l’action une autre, la combinaison des deux nous amène finalement à gagner en confiance en nous, puisqu’en créant, on se fait pousser…

                                        Bref, on apprend. Besoin d’un petit récap un peu plus approfondi sur les bienfaits de la créativité ?

                                        Voici quelques tuyaux non exhaustifs sur le sujet.

                                        1. Augmentation de la concentration 
                                        2. Diminution du stress, de l’anxiété
                                        3. Ressentir pleinement ses émotions
                                        4. Amélioration de la confiance en soi 
                                        5. Maintien de la santé cérébrale 

                                        Comment créer ? Dans quel environnement stimuler sa créativité ?

                                        Créer d’accord, mais si vous êtes plutôt du genre série Netflix après une dure journée de travail, petite tisane camomille et au lit ?

                                        Si vraiment la flemme vous envahit, peut-être pourriez-vous envisager de mettre de la créativité dans les recoins inexplorés de votre quotidien

                                        Pour créer, quelques conseils anti page blanche

                                        • Être curieux. 
                                        • Marcher. Aucun chemin n’existe tant qu’on n’a pas marché. Alexis Bardini. (Je viens d’apprendre cette citation grâce à une story insta de Mademoiselle K).
                                        • Faire ce que l’on aime (oui ça peut commencer par un café latte à la rose dans votre café préféré)
                                        • Demander des conseils

                                        Créer ça peut commencer par un petit calepin chez vous, posé à l’endroit où vous avez l’habitude de flâner. Un petit stylo et… C’est fou tout ce qui peut arriver. 

                                        Garder à l’esprit qu’il n’y a pas de moyen parfait pour créer, ni de création parfaite de toute façon, peut vous aider à lâcher prise, et à laisser votre besoin de perfection ou de contrôle.

                                        Créer, comme danser, suit simplement le mouvement de vos pensées et de vos émotions. Votre corps et votre esprit s’amusent et entament une jolie chorégraphie.

                                        Laissez-là vivre.

                                        Pour les plus réfractaires (à la créativité, à l’Art ou à absolument tout pour des raisons variées), mettez-vous un chrono d’une minute quand bon vous semble et voyez ce qui se passe. Cela dit, pour stimuler votre créativité, rien ne sert de se forcer. 

                                        Ennui et créativité, le mélange parfait ?

                                        L’ennui symbolise l’outil de stimulation par excellence du processus créatif

                                        Aujourd’hui, beaucoup d’entre nous ont du mal avec l’idée de ne rien faire du tout, on cherche souvent à combler le temps par les écrans.

                                        Avec les réseaux sociaux, on a tendance à se perdre dans du contenu, à prononcer les phrases suivantes : “Oh non. J’ai encore scrollé toute la soirée.” 

                                        Une phrase de Pascal m’a beaucoup marqué quand j’étais ado et m’accompagne tous les jours différemment :

                                        Rien n’est si insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos, sans passions, sans affaires, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide.

                                        Si l’ennui peut être vécu durement, je pense à Madame Bovary qui ne rêvait que d’une chose, échapper à son quotidien répétitif, l’ennui est réhabilité aujourd’hui et prend une tournure positive.

                                        Nécessaire à notre bien-être, au même titre que le repos, l’ennui nous propose un espace de liberté et de vagabondage. Pour Heidegger, loin de chercher à le repousser, il serait bien plus judicieux de le cultiver, puisqu’il mène à la création.

                                        L’environnement, un rôle important dans la créativité ?

                                        Selon l’endroit où vous vous trouvez, l’atmosphère, votre niveau d’envie, de besoin de créativité peut varier.

                                        Certains artistes se moquent de créer dans des environnements que l’on pourrait qualifier vulgairement de complètement bordéliques. D’autres non seulement s’en moquent mais cherchent plutôt à cultiver ce bazar extérieur pour trouver la clarté dans leur esprit.

                                        Mais vu que la règle c’est un peu chacun son style, pas de règle, beaucoup aiment aussi les environnements propres et bien rangés, voire très minimalistes, tout en sobriété. 

                                        À titre personnel, j’écris cet article depuis ma cuisine pas rangée, il y a actuellement un emballage de chocolat bio 74% cacao tristement vide qui m’appelle en criant “POUBELLE JAUUUNE”, mais je suis là tranquille, à continuer de vous écrire parce que c’est ce que j’aime faire le plus sur Terre. Je vous passe d’autres dialogues d’objets en vrac, il y en a trop.

                                        Rester seul chez vous, non merci ?

                                        Vous pouvez aussi sortir de chez vous pour créer : 

                                        • Écrire au bord de la mer, depuis une chaise longue, en sirotant un Espresso Martini 
                                        • Jouer du banjo sur une côte amalfitaine
                                        • Pianoter sur un clavier gare Saint-Lazare
                                        • Modeler de l’argile dans une vallée en Sicile
                                        • Tisser au milieu d’une prairie corrézienne 
                                        • Chanter du Mylène Farmer sous une chute d’eau

                                        Inventez votre propre moyen de créer, faites-le où vous voulez et surtout…

                                        Faites ce que vous voulez. Liberté 🕊️

                                        Psst : quelques documentaires arte liés à ce sujet : 

                                        La transphobie tue, et coûte des millions à l’État

                                        la transphobie tue, protect trans kids

                                        Où en est la lutte pour les droits des personnes trans en ce 31 mars 2025 ?

                                        Si officiellement, on l’appelle la Journée Internationale de Visibilité des personnes Trans, en anglais TDoV (Trans Day of Visibility), c’est d’une journée de responsabilisation des personnes cis dont on devrait parler pour reprendre les termes de la publication du psy engagé Morgan Noam sur Instagram, puisque les personnes trans ont besoin avant tout de dignité, bien plus que de visibilité.


                                        Comme le 8 mars qui n’est pas “la journée de la femme”, mais la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le 31 mars est une journée de lutte pour les droits des personnes trans.

                                        Changement d’état civil : pas d’évolution depuis 2016

                                        Des discrimination, de la transmysoginie, encore et toujours des procédures ultra ralenties, pas d’évolution fulgurante et même, depuis 2016, des millions d’euros dépensés par la Justice en procès liés aux changements de sexe dans l’état civil… 

                                        Des dépenses complètement inutiles puisque d’après les chiffres de la Chancellerie, 99 % des demandes de changement sexe finissent par être acceptées, suite à de longues périodes d’attente aux tribunaux.

                                        Pour résumer la situation, Maud Royer, Présidente de l’Association Toutes Des Femmes, l’explique clairement : 

                                        “Ces 20 millions d’euros, représentent l’argent dépensé par l’Etat pour compliquer la vie des personnes trans, en les forçant à aller dans les tribunaux pour changer la mention du sexe sur leurs papiers d’identité. […] Cet argent pourrait être utilisé pour améliorer les vies des personnes trans qui sont discriminées, ont du mal à accéder au marché de l’emploi, à un logement […]”.

                                        Des droits essentiels pour la dignité des trans

                                        La difficulté des procédures d’état civil pour les personnes trans est telle qu’à l’heure actuelle, elle renforce les discriminations. Par exemple, au moment de la réception d’un colis, au moment de signer un document officiel… L’obligation de dévoiler sa transidentité génère des discriminations et des agressions bien trop récurrentes. 

                                        De plus, ne serait-ce que pour voter ou voyager, c’est-à-dire pour bénéficier comme tout le monde des droits fondamentaux, les personnes trans ont besoin de papiers conformes à leur identité.

                                        Il est donc essentiel de les soutenir pour lutter ensemble contre l’humiliation générée par ces procédures lentes et complexes, qui peuvent aller jusqu’à décourager les personnes trans. 

                                        Les conséquences de la transphobie

                                        Or, que se passe-t-il en cas de découragement des personnes trans face à ce système judiciaire peu accueillant ni bienveillant, face à la transphobie générale ?

                                        • Repli sur soi, solitude : 

                                        Les discriminations, moqueries et insultes transphobes isolent les personnes trans, au point où elles se replient totalement et se retrouvent livrées à elles-mêmes.

                                        Cette haine et stigmatisation sociale est d’autant plus difficile à supporter pour les enfants trans, qui grandissent le plus souvent dans des environnements scolaires déconnectés de leur transidentité et ne sont pas toujours encadrés par des professeurs éclairés sur le sujet.

                                        Le coming out des mineurs trans peut avoir lieu beaucoup plus tardivement du fait de certaines atmosphères très toxiques de croissance. 

                                        Les enfants trans sont les premières minorités les plus fragilisées, exposées aux multiples préjugés sur l’identité de genre ce qui peut les conduire à ne pas s’accepter eux-mêmes en tant que personnes, ni en tant que citoyens à part entière de cette société.

                                        • Risque très élevé de dépression et de suicide : 

                                        Un article du Monde de 2023 expose les chiffres alarmants d’une étude réalisée au Danemark, où le risque de faire une tentative de suicide est près de 8 fois plus important pour les personnes transgenres que pour le reste de la population, selon une étude publiée le mardi 27 juin 2023 dans la revue scientifique Journal of the American Medical Association (première étude au monde à présenter des statistiques nationales). 

                                        Une pétition à signer : Juge Pas Mon Genre

                                        La pétition Juge Pas Mon Genre est mise en place par l’association Toutes Des Femmes, et reçoit le soutien de plus d’une centaines d’associations partout en France (Acceptess-T, Aides, Inter-LGBT…) 

                                        En signant cette pétition, vous participez au combat des personnes trans et demandez à ce que le changement de sexe à l’état civil soit déjudiciarisé, libre et gratuit pour toutes les personnes trans, et qu’il puisse se faire sur simple demande.

                                        À signer et partager partout autour de vous ! 

                                        L’ENFANT : Rock d’ordi et choses à prouver, interview à Dijon

                                        lenfant-interview

                                        Assis à une table noire et bancale du café PAUL de la Gare de Dijon, Antonin Archer alias l’Enfant parle technique avec ses deux acolytes musiciens, Henri Vuillecard (à la batterie) et Félix Hemmem (à la basse).

                                        J’ai eu la chance d’accompagner et de filmer le groupe à Lausanne pour un concert à la Datcha, une des scènes du Prémices Festival, festival de musique printanier assez connu en Suisse.

                                        Le contexte ? Deux heures d’escale à tuer parce que le premier train en direction de Paris Gare de Lyon était complet et la contrôleuse du TGV Suisse Lyria nous a bien fait comprendre qu’on pouvait pas frauder à moins de se prendre une amende salée. Argument de type « artillerie lourde » pour citer l’artiste, la petite troupe est bien obligée de se poser et de tuer le temps à coups de guinzes (clopes) et de sandwichs.

                                        Au bout d’une heure, je propose nonchalamment et sans prévenir un petit exercice d’interview, coupant presque la parole à Antonin, alors qu’il était lancé à donf sur des questions de simulateur d’amplis.

                                        Elvire : Quand est-ce que tu as commencé la musique ?

                                        Antonin : Ah oui d’accord, c’est vraiment une interview ?

                                        Rires groupés.

                                        Antonin : Vraiment donc… Quand j’avais 9 ans et que je faisais de la guitare classique…

                                        Elvire : Tu faisais de la guitare classique, qu’est-ce qui t’as donné envie de faire du rock d’ordi ?

                                        Antonin : Alors d’abord j’ai eu envie de faire du rock… Mais on fait vraiment une interview ? ça dure combien de temps ?

                                        Elvire : Mais, comme tu veux ! (ton insurgé)

                                        Antonin : OK, d’abord j’ai eu envie de faire du rock, quand j’étais ado, et après quand j’étais plus vieux j’ai fait de la prod, et après je me suis dit tiens ce serait bien de refaire du rock, et je pourrai le mélanger avec ce que je fais en prod et paf, ça a donné du rock d’ordinateur.

                                        Félix : Des chocapics.

                                        Henri : Héhé !

                                        Elvire : Comment a commencé le projet L’Enfant ?

                                        Antonin : J’ai arrêté un projet dans lequel à l’époque j’interviewais des gens et j’avais peur, ça faisait longtemps que j’avais pas fait de musique. Je me suis dit, faut que je me lance…

                                        Pause : le fou de la gare vient nous expliquer un truc sur Jésus que personne aurait capté.

                                        Antonin : Lui il revient, il fait des tours… Bref je me suis dit lance toi, je me suis mis à la prod et j’ai sorti un morceau.

                                        Elvire : Ta plus grande peur ?

                                        Antonin : Vieillir, mourir… Euh, ma plus grande peur… Franchement, j’ai peur, j’ai peur… J’ai grave peur quoi ! J’ai grave peur en général, être une merde, tout rater…

                                        Elvire : Quels sont les défis à venir pour tes prochains concerts ?

                                        Antonin : En fait, j’ai quelqu’un (*ne cite pas de nom mais regarde Henri*) qui veut absolument qu’on ait le matériel le plus compliqué possible, et j’arrête pas d’essayer de le convaincre d’utiliser le matériel le plus simple possible. Le défi à venir plus sérieusement, c’est de grave se marrer et que le son soit pas trop pourri. On arrive bien à se parler quand même, hein Henri ?

                                        Henri : C’est le plus important. (ton très sérieux) Y a-t-il des conflits au sein du groupe… (rires)

                                        Elvire : Des lieux dans lesquels tu souhaiterais te produire ?

                                        Antonin : Oui, j’aimerai bien jouer à la Cigale en tête d’affiche. J’aimerai bien jouer partout en fait, je veux jouer partout, vraiment. Je suis trop chaud ! Invitez-nous. Par contre, je sais que les gens pourraient se dire que c’est cool en général, mais j’aime pas trop le Stade de France. Après je dirai pas non, bien sûr. Mais la plus grosse salle qui me fait rêver c’est la Cigale. Le Stade… Même le Zénith, c’est trop gros.

                                        Elvire : Je parlais plus de lieux, au sens géographique ? (rires)

                                        Antonin : Ah alors Paris ! Moi je suis de Paris…

                                        Elvire : Tu es parisien ?

                                        Antonin : Ah tu changes de question ? Oui je suis né à Paris, j’ai grandi à la campagne. Vu qu’on chante en Français, j’ai pas spécialement de délire de jouer à l’étranger, j’aime bien quand les gens chantent les paroles. Peut-être à Montréal ?

                                        Henri : Ou au Japon, ils adorent les Français.

                                        Antonin : Alors au Japon. Ce serait marrant… Mais je préfère des lieux où les gens peuvent chanter.

                                        Elvire : Tes influences actuelles ?

                                        Antonin : J’aime bien Oklou en ce moment, j’écoutais pas trop avant mais j’aime bien… Qu’est-ce que j’écoute en ce moment ? *réfléchit* J’écoute que des trucs de rock, ah j’aime bien saoirse dream, j’aime bien underscores aussi, j’aime bien plein de trucs d’hyperpop, de rock, ils sont vraiment très beaux ces artistes.

                                        Elvire : Tu as toujours chanté et écrit en Français ?

                                        Antonin : Oui, toujours. Il y a déjà tellement de gens qui font de la musique en Anglais que ça m’intéresse pas spécialement d’en entendre plus sauf quand les gens sont très très forts. Il y a beaucoup de concurrence… Pour apporter une valeur ajoutée… Mais je comprends les gens qui chantent en anglais, on est plus habitués, mais moi ça me convient pas.

                                        Elvire : Des artistes avec lesquels tu aimerais bien jouer ?

                                        Antonin : Oui ! J’aimerai bien jouer avec Eloi, j’aime bien Underscores aussi…

                                        Elvire : Ton rapport à la dépression ?

                                        Antonin : Compliqué, mais mieux quand même en ce moment. J’espère en sortir, je suis pas en dépression en ce moment, et j’ai pas envie d’entretenir un récit sur la dépression. Moi je serai très content d’être guéri de la dépression et définitivement sorti de la dépression, mais en ce moment ça va.

                                        Elvire : Prochains concerts ?

                                        Antonin : 25 mars, Point Ephémère. 28 avril au Supersonic.

                                        Elvire : Merci beaucoup L’Enfant !

                                        Antonin : Merci Elvire !

                                        NDLR : pour écouter l’enfant direction sa chaîne YouTube ou Spotify.

                                        https://open.spotify.com/intl-fr/artist/5imgjumuHUmnzZF3vOEmso