Lutte féministe vs lutte écologique, même combat ? Pas tout à fait, néanmoins on vit dans un climat qui va prendre + 4° C de réchauffement, il est normal qu’en 2025, l’environnement soit au cœur de nos priorités.
Le droit de vivre sur une planète en bonne santé est tout autant important que la lutte pour les droits des femmes.
Bien que l’éco-anxiété soit un sentiment très répandu voire généralisé en 2025, il est important de revenir sur Terre au sujet du climat et des espèces de cette planète.
Qui dit climat en évolution dit espèces en adaptation.
Quel bilan pour leur survie ?
4000 espèces d’animaux en danger critique d’extinction
D’après le site de l’ifaw, L’UICN recense plus de 4000 espèces d’animaux menacées, classées dans la catégorie “en danger critique d’extinction”.
Parmi elles :
- Le Rhinocéros
- Le Léopard de l’Amour
- Les Orangs-Outans
- Les Gorilles
- Les Éléphants de forêt d’Afrique
- Les Saolas
- Les Kakapos
- Les Singes-Araignées
- Les Baleines franches de l’Atlantique Nord
- Les Vaquitas
- Les Pangolins
- Les Requins Marteaux
- Les Tortues Boîtes
- Les Lémuriens
- Les Aras à front rouge
- Les Paresseux nain
Un quart des animaux d’eau douce en liste rouge
Du côté des animaux d’eau douce, l’UICN a révélé au cours de leur dernière évaluation mondiale (la plus grande à ce jour) du 8 janvier 2025 que :
- 24% des espèces mondiales de poissons, de libellules, de demoiselles, de crabes, d’écrevisses et de crevettes d’eau douce sont menacées d’extinction.
Pour aller plus loin dans le détail, on parle de 4 294 espèces sur les 23 496 animaux d’eau douce, qui figurent donc en liste rouge.
L’UICN appelle les institutions et les gouvernements à prendre en compte ces chiffres alarmants dans toutes les mesures politiques des prochaines années, notamment au niveau de la gestion de l’eau.
Pour Catherine Sayer, Responsable de la biodiversité des Eaux Douces à l’UICN :
« Les paysages d’eau douce abritent 10% de toutes les espèces connues sur Terre et sont essentiels pour l’eau potable, les moyens d’existence, le contrôle des inondations et l’atténuation des changements climatiques pour des milliards de personnes. Leur protection est donc essentielle, à la fois pour la nature et pour les personnes. Le Congrès mondial de la nature de l’UICN, en octobre prochain, guidera la conservation pour les quatre années à venir, à un moment où le monde s’efforce d’atteindre les Objectifs de développement durable et les cibles du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité d’ici 2030. Ces informations permettront aux décideurs et aux acteurs sur le terrain de planifier des mesures de conservation des milieux d’eau douce là où elles sont le plus nécessaires »
1 espèce sur 3 menacée de disparition

Le WWF rappelle qu’à ce jour, une espèce sur trois est menacée de disparition, sachant qu’il existe sur Terre entre 13 à 20 millions d’espèces différentes.
Certaines espèces ont été recensées comme prioritaires dont :
- Le Loup
- L’Ours Brun
- Le Panda Géant
- L’Elephant
- Le Rhinocéros
- Le Tigre
- Le Lynx
- L’Ours Polaire
- La Loutre Géante
- Le Gorille
- Le Chimpanzé
- Le Bonobo
- L’Orang-Outan
- L’Espadon et Marlin
- Le Dugong
- Les Cétacés
- Le Rorqual Commun
- Le Béluga
- Le Dauphin de Guyane
- Le Requin
- Les Tortues Marines
- Le Dendrolague
- Le Wallaby des Rochers
- L’Antilope du Tibet
- L’Argali
- L’Antilope Saïga
- Les Coraux
- L’Esturgeon
- Le Thon Rouge
- Le Napoléon
- Le Cabillaud
- Le Saumon
- Les Tortues Terrestres
- La Panthère des Neiges
- Le Jaguar
- Le Léopard de l’Amour
- La Panthère Nébuleuse
- L’Albatros
- L’Acajou
- Le Cactus
- Le Pin Blanc de Corée
- Les Herbiers de Posidonie
Et la Flore dans tout ça ?
En France métropolitaine, 742 espèces de plantes vasculaires sont menacées d’après le site de l’UICN. Les plantes vasculaires rassemblent les plantes à fleurs, les fougères et les conifères.
Ce bilan est issu d’une évaluation réalisée par le Comité français de l’UICN, la Fédération et le réseau des Conservatoires botaniques nationaux (FCBN), l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et le Muséum national d’Histoire naturelle.
Préserver la biodiversité : agir à sa petite échelle
Pour préserver la biodiversité, il est difficile de s’apercevoir concrètement que nos petites actions citoyennes ont du sens et pourtant !
Chaque petit geste compte.
Quelques conseils :
- Trier ses déchets : c’est LE geste incontournable pour protéger l’environnement activement.
- Prendre soin des insectes : planter des fleurs vivaces par exemple, participer à la pollinisation, ou fabriquer un nichoir à insectes…
- Prendre soin des oiseaux : installer des nichoirs puisque l’urbanisation provoque la diminution de leur habitat naturel.
- Privilégiez des haies végétales à la place du grillage ou d’un mur (pour éviter qu’on voit ce qui se passe chez vous. Point bonus si vous n’en avez rien à carrer que Claudine soit au courant que vous aimez prendre votre espresso en bikini allongée comme une crêpe sur votre pelouse.)
- Réduisez l’éclairage : on ne vous dit pas de vivre à la bougie, mais l’expression “C’est pas Versailles ici” prend de plus en plus de sens aujourd’hui.
- Bannissez les pesticides définitivement, privilégiez des produits neutres pour jardiner, sélectionnez des produits avec la mention “utilisable en agriculture biologique”, ou labellisés “NF Environnement” ou “Ecolabel Européen”. Pensez au vinaigre blanc ou au savon noir qui sont non toxiques et biodégradables.
- Privilégiez un entretien naturel pour votre jardin, avec la méthode du paillage par exemple, le désherbage raisonné, le purin d’ortie… etc. Promis après j’arrête de faire comme si j’avais jardiné toute ma vie alors que ce n’est pas le cas du tout.
Petit rappel : ici, pas d’injonctions ni de leçons de morale, personne n’explique à Mireille ou Jean-Marc comment elle a saccagé sa jardinière avec tel ou tel produit de mauvaise qualité.
J’ai bien envie qu’on essaie d’être patient les uns/unes avec les autres et de se laisser le temps progressivement d’adopter des routines saines, responsables et raisonnées.
Si vous avez des conseils, des astuces, partagez en commentaires 🙂
