Pourquoi il ne faut pas confondre pro et perso ? 

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Hey, bravo ! Si vous lisez cet article, vous vous posez les bonnes questions au sujet des limites entre plan personnel et plan professionnel. Vous arrivez dans la partie vraie et désillusionnée du game de l’emploi, bref, vous êtes du bon côté de l’open space.

Et si vous n’aviez aucune interrogation, aucune attente particulière, non, vous êtes juste là par hasard…

Alors cet article de blog fera office de rappel d’une bonne vieille évidence : la barrière entre professionnel et privé a beau être toute fine, il vaut mieux ne pas la franchir pour les raisons que je vais évoquer. 

Petit aparté, ce papier ne parle pas des copains de longue date qui ont lancé leur business ensemble, ou des couples qui ouvrent leur restau à flanc de montagne, ça c’est encore une autre thématique, que je connais beaucoup moins (mais si ça vous intéresse, je peux toujours investiguer). 

Breaking news : vos collègues ne sont pas vos amis ! 

Je vous vois, plein de nostalgie, replonger dans vos lointains souvenirs de babyfoot avec Patrick votre gars sûr de la compta. Il y a des exceptions ! Bien sûr qu’on peut compter sur quelques collègues de travail de longue date. Heureusement que certains liens chouettes se créent dans la sphère pro, on a tous besoin d’un ou une acolyte avec qui c’est agréable de papoter.

Pourtant, je suis convaincue que cette phrase doit rester un mantra au moment de mettre les pieds dans une entreprise que vous ne connaissez pas : vos collègues ne sont pas vos potes.

Au sein d’une équipe, la première semaine, les premiers mois, l’ambiance peut paraître très cool, d’autant que vous débarquez a priori pour aider sur un ou plusieurs projets. Beaucoup de gens vont dégainer leur plus beau sourire rien qu’à cette idée – déléguer ô sainte délégation – mais aussi plus spontanément par esprit de diplomatie, de corporatisme. On vit quand même dans le pays de la politesse, ça peut durer un moment, ça ne veut pas dire que celle-ci est systématiquement sincère.

“Euh ouais, non mais t’es qui, sur quoi tu te bases ?”

Episode 1 : Spatule ou l’hypocrisie, une collègue, not a friend

Nom de Zeus Marty remonte moi l’espace temps !

Zwing ⏳

Back to 2018 🏎️

J’ai 23 ans, je vis et j’étudie à Paris, en alternance au CFPJ, mon rythme c’est deux semaines en entreprise, une semaine à l’école (je peux me tromper, ça fait huit ans).

L’entreprise dans laquelle je bosse en contrat professionnel est une société du secteur de la distribution de la presse, des grands médias nationaux aux magazines spécialisés beaucoup moins lus, toutes sortes de titres sont distribués par le biais d’une grande plateforme de presse que je ne citerai pas mais qui commence par S et finit par R. 

Spatulette, la « comparse idéale »

Lorsque je rencontre spatule (les noms ont été modifiés), je m’excite, je m’enthousiasme, je m’esclaffe :

“Oh quelle comparse idéale ! Ô combien de rendez-vous cafette se profilent, où en toute confiance et totale complicité, nous allons gaiement évaluer les manières des habitants de la galaxie médiatique dans laquelle nous errons toutes deux au cours de cette année décisive de master professionnalisant.”

Spatule m’envoie beaucoup de rêve au début, son sourire resplendit et ricoche si bien sur moi que, ébahie, subjuguée par autant de sympathie gratuite, sortie de nulle part, je lui transmets petit à petit, et sans m’en apercevoir – sinon c’est moins drôle – absolument toutes mes idées novatrices pour l’avenir de la plateforme de presse pour laquelle je fournis un travail acharné.

Croyez-moi, des idées de génie 💐

Premiers signaux d’une fausse amitié entre collègues

Les premières semaines, mon patron n’y voit que du feu, et moi avec, je suis complètement bernée par cette demoiselle spatulée qui me vole mes idées sans scrupule et à tour de bras.

Elle m’invite à déjeuner en terrasse, elle me présente des amies, elle m’invite chez elle…

Naïve, je me dis, c’est un partage de bons procédés, je me fais une copine et je lui donne quelques tuyaux sur le boulot, jusque-là rien ne me choque.

La jeunesse a ses déraisons que le cœur connaît trop. 

Je parle de ma jeunesse, de ma personnalité, je trouve les jeunes lucides et révoltés de ce que les précédentes générations leur ont légué… as they should be.

De nature assez sensible et réservée, socialement ça n’a pas été de tout repos pendant ma scolarité, il est donc normal dans cet état d’être de me retrouver en admiration totale de spatule qui, grande dame ! me donne quelques miettes de son attention pour mieux appâter le beluga.

La reconnaissance du Boss : mon travail commence à payer

Les semaines passent, et mon patron commence à me complimenter davantage que spatule, et à juste titre, je donne tout à cette boite, mon âme, ma vie perso, je suis dédiée corps et âme à réussir professionnellement pour faire mes preuves.

Ce dernier s’aperçoit qu’on a gagné plusieurs milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux à force de persévérance dans les contenus que je créais et publiais. Il faut rendre à César ce qui lui appartient, mon boss complimente également spatulette pour ses talents de graphiste, talents qu’encore aujourd’hui, je souhaite développer (à chacune ses talents).

Fière de moi, je redouble d’efforts et de créativité, même si en parallèle je commence à ressentir une forme de malaise vis à vis de spatule parce qu’après tout, je nous trouve injustement confrontées l’une à l’autre sur le plan pro, mises en compétition par un mec assez imbu de lui-même quoique doté d’une verve négociatrice imparable. 

La compétition s’installe, début de la sournoiserie au boulot

L’écart, le fossé entre spatule et moi commence à se créer assez insidieusement.

Encouragée par le grand patron, il me tient à cœur de continuer à “produire” toujours plus de contenus punchy pour la jungle, la presse française. D’autant qu’à l’époque, la presse pour moi c’était le champ d’oliviers, le jardin magique, le secteur de mes rêves, dans lequel je rêvais de travailler une fois mes études terminées.

Spatule de son côté, rivalise avec ses compétences en graphisme. On commence à se déchirer, et cette rupture fait effet lorsque je la vois de plus en plus souvent posée le cul sur le bureau du DG à qui elle raconte sa vie un peu tous les jours – mais si ce n’était que ça, OK – et à lui donner des infos que j’avais transmises en interne, c’est-à-dire à elle, parfois à elle seule, ou au reste de l’équipe… 

Un jour, mon patron s’énerve et le sang chaud il s’écrie en ouvrant la porte de l’open space « c’est quoi cette merde ! » en parlant d’un post que je venais de publier. Passons sur le caractère de ce monsieur, je me souviens surtout du sentiment de sabotage que j’ai eu quand ça s’est passé. Spatule manigançait des trucs dans mon dos, retouchait des posts, des présentations que j’avais faites via le drive partagé, effaçait des slides ou s’attribuait le mérite de ce que je faisais sans me citer…

Les moves de Spatule ont le don de m’épuiser, je finis l’année diplômée, mais sur les rotules.

Je ne vais pas m’épancher ici sur les coulisses de ce bureau au sein duquel on me faisait bien sentir que j’étais jeune et que je pesais rien alors qu’en un an j’avais réussi à tripler leur communautés de lecteurs sur les réseaux sociaux… je pourrai en dire plus, mais ce serait mégalo. 

Dernier jour au travail : Hasta la vista Spatule, see you never

Cette histoire de rivalité avec Spatule se termine dans le couloir de la boîte à la moquette grise et moche, le dernier jour de mon contrat pro. Je viens de littéralement traverser chaque bureau pour souhaiter une bonne continuation à des gens aigris et antipathiques qui ne m’ont jamais réellement accordé ni leur estime ni leur intérêt, quand je croise dame spatule, des documents (volés ? lol) à la main.

Cette dernière m’interpelle une dernière fois, feignant la gentillesse : 

“Salut Elvire, c’est le grand départ ! Surtout n’hésite pas à me partager des tuyaux, des trucs que tu te verrais bien mettre en place pour la boite quand tu seras partie. Tu avais tellement des bonnes idées, ça peut toujours servir, on ne sait jamais !” 

J’aurai aimé capturer l’expression de mon visage à ce moment-là. 

C’était vraiment la tentative la plus débile et désespérée de m’extorquer les dernières cellules de mon cerveau saturé.

“Spatule, tu peux toujours te brosser pour que je te file quoi que ce soit. Tu t’es comporté comme une merde avec moi. Tu crois que tu vas me la faire, maintenant que je me barre ?”

Rideaux.

Spatule s’est pris le revers de sa personnalité, et je me suis barrée en paix, dégoûtée du milieu de la presse pour plusieurs décennies.

Conclusion : conseils pour délimiter vie pro, vie perso 

Je vous propose mes astuces pour arriver à définir des limites clairement établies entre vie privée et vie professionnelle, pour éviter de créer du désordre mental.

Primo, votre santé est votre priorité ⚕️

Ne détournez pas le regard, ni l’attention portée aux petits signes de fatigue physique ou mentale, que ce soit lié à une mésentente entre collègues ou à une surcharge de travail, quand vous sentez que vous avez besoin de ralentir, ne tirez pas sur la corde. Trouvez des solutions justes pour votre bien être, pratiques et/ou collectives.

Si vous vous sentez drainé.e après une conversation avec un ou une collègue, c’est peut-être parce que vous êtes face à une personne énergivore, qui n’a pas les mêmes barrières intérieures que vous et marche un peu trop sur vos plates-bandes.

Il est important que vous preniez vos distances en restant cordial. 

D’ailleurs, globalement…

1. Ne donnez pas d’accès direct à votre intimité dans le monde professionnel 

    C’est un conseil particulièrement difficile à appliquer quand on aime parler, de soi ou de tout ce qui nous entoure, je comprends l’enjeu de la difficulté pour les plus bavards d’entre nous, il y a un aspect un peu frustrant à moins en dire sur nous-mêmes pour éviter les ennuis, mais croyez-moi, c’est une manière sûre de préserver la paix au travail. 

    Dans l’univers pro, les critiques, les jugements peuvent aller bon train et tout le monde connait un ou une collègue qui lâche les dossiers à l’heure du déjeuner. Le moins vous détaillez cette soirée épique où vous avez fini en petite culotte sur un comptoir à cinq heures du mat, le moins vous allez vous faire emmerder jour après jour sur un seul soir de votre vie qui ne vous définit pas. D’autant qu’encore en 2026 les femmes sont souvent malmenées au travail, bien plus que les hommes, leur attitude est régulièrement analysée…

    Qui que vous soyez, partez du principe que quoiqu’il arrive, vous serez jugé.

    Deal with it ! ✅

    Il vaut mieux être jugé à partir du peu que vous voulez bien montrer, qu’à partir d’anecdotes de votre vie privée. Il s’agit de faire la différence entre cordialité de façade, rire à des blagues un peu nulles, sourire, tenir des portes, dire des trucs bateaux par politesse, et vulnérabilité réelle : tout le monde ne mérite pas d’y avoir accès.

    Stratégie sociale ? Oui. Honnêtement, oui. Manque de spontanéité ? Oui, aussi, mais pour avoir l’esprit serein dans votre sphère professionnelle… c’est un petit prix à payer 🤝

    J’en arrive à mon deuxième conseil : 

    2. Gentillesse n’est pas synonyme de loyauté 

      La gentillesse est censée être un trait universel, commun à tous, en réalité c’est loin d’être le cas.

      C’est pour cette raison qu’on peut facilement se laisser surprendre quand quelqu’un se montre gentil avec nous, bien qu’en parallèle, il ou elle travaille contre nous, simultanément. 

      Souvent sous-estimée, la gentillesse peut aussi être un masque, une gentillesse de façade, une affabilité qui n’existe qu’au sein des bureaux. Le voile est souvent fin avec l’hypocrisie, surtout en entreprise.

      Pour ma part, je suis team gentils, pas team soumis.

      Restez sur vos gardes. 💪🏼

      3. Partagez vos idées aux décisionnaires directement

        Si vous travaillez en équipe managée par la même personne, confiez vos idées à ce N+1 sans faire de détour. Souvent, il m’est arrivé de faire cette erreur, demander l’avis des collègues, partager des informations précieuses sur un client ou un projet… 

        Tout ça pour finalement qu’on me renvoie balader après avoir bien collecté mes données en total chatgpt style – qui dit ça 🤡

        De manière générale, partez de A pour aller à B, ne passez par Z ou X, c’est pas le bon trajet.

        Je pourrai vous détailler encore plein de conseils de cette façon-là, mais je me dis que je vais jamais terminer cet article, donc je vous présente cette petite checklist de conseils complémentaires sous forme de « bullet points » (#tmtc les préz clients #powerpointmavie #kpis #roi #onveutlesstats📊) :

        • Ne partagez pas votre instagram à vos collègues dès le premier jour – attendez de voir qui le mérite
        • Demandez ou optez pour un téléphone pro, pour bien couper une fois rentré.e chez vous
        • Même chose pour les mails, ne connectez pas votre compte yahoo de 2008 à votre boite pro
        • Résistez à la flatterie, un compliment n’est pas une preuve d’amitié indéfectible
        • Parlez de la pluie et du beau temps, ne répondez pas aux questions trop intimes.
        • Arrivez et partez sobre des afterwork, ça fait très daronne de dire ça déjà calmez-vous j’ai 31 ans, mais on connaît les thérapies alcoolisées, le lendemain c’est dur à assumer (du vécu ? nonnnn).

        Enfin, je ne vous conseille pas d’entrer dans les discussions politiques, au risque de vous apercevoir que votre patron est un con qui vote RN avant le versement de votre premier salaire.

        PS : si c’est le cas barrez-vous, on a pas le temps 🏃‍♀️

        Malheureusement l’écologie, la lutte contre le réchauffement climatique ne sont pas les priorités de tout le monde.

        Prenez soin de vous.

        Bossez peu, gagnez des millions 💲

        Bizou les Coco 💜

        Vie pro vie perso : pourquoi il ne faut pas confondre les deux ? 

        vie-pro-vie-perso-emploi-colette-magazine

        Hey, bravo ! Vous vous posez les bonnes questions au sujet des limites entre plan personnel et plan professionnel. Vous arrivez dans la partie vraie et désillusionnée du game de l’emploi. Autrement dit, vous êtes du bon côté de l’open space.

        Aucune interrogation préalable à la lecture de cet article ? Aucune attente particulière ? Vous êtes juste là par hasard ?

        Cet article de blog servira de rappel d’une évidence. Vie pro vie perso… la barrière entre professionnel et privé a beau être mince, il vaut mieux ne pas la franchir.

        Vous allez comprendre pourquoi, si ce n’est pas déjà le cas.

        Petit aparté, ce papier ne parle pas des copains de longue date qui ont lancé leur business ensemble. Ni des couples qui ouvrent leur restau à flanc de montagne. Travailler avec ses proches, c’est un autre sujet, que je connais moins.

        Anecdotes et solutions pratiques pour éviter de confondre vie professionnelle et vie privée en 2026.

        Breaking news : vos collègues ne sont pas vos amis ! 

        Je vous vois, plein de nostalgie, replonger dans vos souvenirs de babyfoot avec Patrick votre gars sûr de la compta. Il y a des exceptions ! Bien sûr qu’on peut compter sur quelques collègues de travail de longue date. Heureusement que certains liens chouettes se créent dans la sphère pro. On a tous besoin d’un ou une acolyte avec qui c’est agréable de papoter.

        Pourtant, je suis convaincue que cette phrase doit rester un mantra au moment de mettre les pieds dans une entreprise que vous ne connaissez pas. Vos collègues ne sont pas vos potes.

        Au sein d’une équipe, la première semaine, les premiers mois, l’ambiance peut paraître très cool. D’autant que vous débarquez a priori pour aider sur un ou plusieurs projets. Beaucoup de gens vont dégainer leur plus beau sourire rien qu’à cette idée… déléguer ô sainte délégation. Mais aussi plus spontanément, on sourit par esprit de diplomatie, ou de corporatisme. On vit quand même dans le pays de la politesse… ça peut durer un moment. En revanche, ça ne veut pas dire que celle-ci est systématiquement sincère.

        “Euh ouais, non mais t’es qui, sur quoi tu te bases ?”

        Episode 1 : Spatule ou l’hypocrisie, une collègue, not a friend

        Nom de Zeus Marty remonte moi l’espace temps !

        Zwing ⏳

        Back to 2018 🏎️

        J’ai 23 ans, je vis et j’étudie à Paris, en alternance au CFPJ, mon rythme c’est deux semaines en entreprise, une semaine à l’école (je peux me tromper, ça fait huit ans).

        L’entreprise dans laquelle je bosse en contrat professionnel est une société du secteur de la distribution de la presse. Des grands médias nationaux aux magazines spécialisés beaucoup moins lus, toutes sortes de titres sont distribués par le biais d’une grande plateforme de presse que je ne citerai pas mais qui commence par S et finit par R. 

        Spatulette, la « comparse idéale »

        Lorsque je rencontre spatule (les noms ont été modifiés), je m’excite, je m’enthousiasme, je m’esclaffe :

        “Oh quelle comparse idéale ! Ô combien de rendez-vous cafette se profilent, où en toute confiance et totale complicité, nous allons gaiement évaluer les manières des habitants de la galaxie médiatique dans laquelle nous errons toutes deux au cours de cette année décisive de master professionnalisant.”

        Spatule m’envoie beaucoup de rêve au début. Son sourire resplendit et ricoche si bien sur moi que, ébahie, subjuguée par autant de sympathie gratuite, sortie de nulle part, je lui transmets petit à petit, et sans m’en apercevoir – sinon c’est moins drôle – absolument toutes mes idées novatrices pour l’avenir de la plateforme de presse pour laquelle je fournis un travail acharné.

        Croyez-moi, des idées de génie 💐

        Premiers signaux d’une fausse amitié entre collègues

        Les premières semaines, mon patron n’y voit que du feu, et moi avec. Je suis complètement bernée par cette demoiselle spatulée qui me vole mes idées sans scrupule et à tour de bras.

        Elle m’invite à déjeuner en terrasse, elle me présente des amies, elle m’invite chez elle…

        Naïve, je me dis, c’est un partage de bons procédés. Je me fais une copine et je lui donne quelques tuyaux sur le boulot, jusque-là rien ne me choque.

        La jeunesse a ses déraisons que le cœur connaît trop. 

        Je parle de ma jeunesse, de ma personnalité, je trouve les jeunes lucides et révoltés de ce que les précédentes générations leur ont légué… as they should be.

        De nature assez sensible et réservée, socialement ça n’a pas été de tout repos pendant ma scolarité. Il est donc normal dans cet état d’être de me retrouver en admiration totale de spatule qui, grande dame ! me donne quelques miettes de son attention pour mieux appâter le beluga.

        La reconnaissance du Boss : mon travail commence à payer

        Les semaines passent, et mon patron commence à me complimenter davantage que spatule. Et à juste titre : je donne tout à cette boite, mon âme, ma vie perso. Je suis dédiée corps et âme à réussir professionnellement pour faire mes preuves.

        Ce dernier s’aperçoit qu’on a gagné plusieurs milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux à force de persévérance dans les contenus que je créais et publiais. Il faut rendre à César ce qui lui appartient, mon boss complimente également spatulette pour ses talents de graphiste, talents qu’encore aujourd’hui, je souhaite développer (à chacune ses talents).

        Fière de moi, je redouble d’efforts et de créativité. En parallèle je commence à ressentir une forme de malaise vis à vis de spatule parce qu’après tout, je nous trouve injustement confrontées l’une à l’autre sur le plan pro… mises en compétition par un mec assez imbu de lui-même quoique doté d’une verve négociatrice imparable. 

        La compétition s’installe : sournoiserie au boulot

        L’écart, le fossé entre spatule et moi commence à se créer assez insidieusement.

        Encouragée par le grand patron, il me tient à cœur de continuer à “produire” toujours plus de contenus punchy pour la jungle, la presse française. D’autant qu’à l’époque, la presse pour moi c’était le champ d’oliviers, le jardin magique, le secteur de mes rêves, dans lequel je rêvais de travailler une fois mes études terminées.

        Spatule de son côté, rivalise avec ses compétences en graphisme. On commence à se déchirer, et cette rupture fait effet lorsque je la vois de plus en plus souvent posée le cul sur le bureau du DG à qui elle raconte sa vie un peu tous les jours. Mais si ce n’était que ça, OK ! Elle lui donne aussi des infos que j’avais transmises en interne, c’est-à-dire à elle, parfois à elle seule, ou au reste de l’équipe… 

        Rivalité amère entre collègues

        Un jour, mon patron s’énerve et le sang chaud il s’écrie en ouvrant la porte de l’open space « c’est quoi cette merde ! » en parlant d’un post que je venais de publier. Passons sur le caractère de ce monsieur, je me souviens surtout du sentiment de sabotage que j’ai eu quand ça s’est passé. Spatule manigançait des trucs dans mon dos, retouchait des posts, des présentations que j’avais faites via le drive partagé, effaçait des slides ou s’attribuait le mérite de ce que je faisais sans me citer…

        Les moves de Spatule ont le don de m’épuiser, je finis l’année diplômée, mais sur les rotules.

        Je ne vais pas m’épancher ici sur les coulisses de ce bureau au sein duquel on me faisait bien sentir que j’étais jeune et que je ne pesais rien alors qu’en un an j’avais réussi à tripler leur communautés de lecteurs sur les réseaux sociaux… je pourrai en dire plus, mais ce serait mégalo. 

        Dernier jour au travail : Hasta la vista Spatule, see you never

        Cette histoire de rivalité avec Spatule se termine dans le couloir de la boîte à la moquette grise et moche, le dernier jour de mon contrat pro. Je viens de littéralement traverser chaque bureau pour souhaiter une bonne continuation à tout le monde, quand je croise dame spatule, des documents (volés ? lol) à la main.

        Cette dernière m’interpelle une dernière fois, feignant la gentillesse : 

        “Salut Elvire, c’est le grand départ ! Surtout n’hésite pas à me partager des tuyaux, des trucs que tu te verrais bien mettre en place pour la boite quand tu seras partie. Tu avais tellement des bonnes idées, ça peut toujours servir, on ne sait jamais !” 

        J’aurai aimé capturer l’expression de mon visage à ce moment-là. 

        C’était vraiment la tentative la plus débile et désespérée de m’extorquer les dernières cellules de mon cerveau saturé.

        “Spatule, tu peux toujours te brosser pour que je te file quoi que ce soit. Tu t’es comporté comme une merde avec moi. Tu crois que tu vas me la faire, maintenant que je me barre ?”

        Rideaux.

        Spatule s’est pris le revers de sa personnalité, et je me suis barrée en paix, dégoûtée du milieu de la presse pour plusieurs décennies.

        Conclusion : conseils pour délimiter vie pro, vie perso 

        Je vous propose mes astuces pour arriver à définir des limites clairement établies entre vie pro et perso, pour éviter le chaos.

        Primo, votre santé est votre priorité ⚕️

        Ne détournez pas le regard, ni l’attention portée aux petits signes de fatigue physique ou mentale, que ce soit lié à une mésentente entre collègues ou à une surcharge de travail. Quand vous sentez que vous avez besoin de ralentir, ne tirez pas sur la corde. Trouvez des solutions justes pour votre bien être, pratiques et/ou collectives.

        Si vous vous sentez drainé.e après une conversation avec un ou une collègue, c’est peut-être parce que vous êtes face à une personne énergivore, qui n’a pas les mêmes barrières intérieures que vous et marche un peu trop sur vos plates-bandes.

        Il est important que vous preniez vos distances en restant cordial. 

        D’ailleurs, globalement…

        1. Ne donnez pas d’accès direct à votre intimité dans le monde professionnel 

        C’est un conseil particulièrement difficile à appliquer quand on aime parler, de soi ou de tout ce qui nous entoure. Je comprends l’enjeu de la difficulté pour les plus bavards d’entre nous. Il y a un aspect un peu frustrant à moins en dire sur nous-mêmes pour éviter les ennuis, mais croyez-moi, c’est une manière sûre de préserver la paix au travail. 

        Dans l’univers pro, les critiques, les jugements peuvent aller bon train et tout le monde connait un ou une collègue qui lâche les dossiers à l’heure du déjeuner. Le moins vous détaillez cette soirée épique où vous avez fini en petite culotte sur un comptoir à cinq heures du mat, le moins vous allez vous faire emmerder. Et vous seul.e êtes au courant qu’un soir de votre vie ne vous définit pas. D’autant qu’encore en 2026 les femmes sont souvent malmenées au travail, bien plus que les hommes, leur attitude est régulièrement analysée…

        Qui que vous soyez, partez du principe que quoiqu’il arrive, vous serez jugé.

        Deal with it ! ✅

        Il vaut mieux être jugé à partir du peu que vous voulez bien montrer, qu’à partir d’anecdotes de votre vie privée. Il s’agit de faire la différence entre cordialité de façade, rire à des blagues un peu nulles, sourire, tenir des portes, dire des trucs bateaux par politesse, et vulnérabilité réelle. Tout le monde ne mérite pas d’y avoir accès.

        Stratégie sociale ? Oui. Honnêtement, oui. Manque de spontanéité ? Oui, aussi, mais pour avoir l’esprit serein dans votre sphère professionnelle… c’est un petit prix à payer 🤝

        J’en arrive à mon deuxième conseil : 

        2. Gentillesse n’est pas synonyme de loyauté 

        La gentillesse est censée être un trait universel, commun à tous, en réalité c’est loin d’être le cas.

        C’est pour cette raison qu’on peut facilement se laisser surprendre quand quelqu’un se montre gentil avec nous, bien qu’en parallèle, il ou elle travaille contre nous, simultanément. 

        Souvent sous-estimée, la gentillesse peut aussi être un masque, une gentillesse de façade. Une affabilité qui n’existe qu’au sein des bureaux. Le voile est souvent fin avec l’hypocrisie, surtout en entreprise.

        Pour ma part, je suis team gentils, pas team soumis.

        Restez sur vos gardes. 💪🏼

        3. Partagez vos idées aux décisionnaires directement

        Si vous travaillez en équipe managée par la même personne, confiez vos idées à ce N+1 sans faire de détour. Souvent, il m’est arrivé de faire cette erreur, demander l’avis des collègues, partager des informations précieuses sur un client ou un projet… 

        Tout ça pour finalement qu’on me renvoie balader après avoir bien collecté mes données en total chatgpt style – qui dit ça 🤡

        De manière générale, partez de A pour aller à B, ne passez par Z ou X, c’est pas le bon trajet.

        Conseils et astuces pour un bon équilibre vie pro vie perso

        Je pourrai vous détailler encore plein de conseils de cette façon-là… Mais j’aimerai aller au bout de cet article ! Je vous présente une petite checklist de conseils complémentaires. C’est parti pour les « bullet points » (#tmtc les préz clients #powerpointmavie #kpis #roi #onveutlesstats📊).

        • Ne partagez pas votre instagram à vos collègues dès le premier jour – attendez de voir qui le mérite
        • Demandez ou optez pour un téléphone pro, pour bien couper une fois rentré.e chez vous
        • Même chose pour les mails, ne connectez pas votre compte yahoo de 2008 à votre boite pro
        • Résistez à la flatterie, un compliment n’est pas une preuve d’amitié indéfectible
        • Parlez de la pluie et du beau temps, ne répondez pas aux questions trop intimes.
        • Arrivez et partez sobre des afterwork, ça fait très daronne de dire ça déjà calmez-vous j’ai 31 ans, mais on connaît les thérapies alcoolisées, le lendemain c’est dur à assumer (du vécu ? nonnnn).

        Enfin, je ne vous conseille pas d’entrer dans les discussions politiques. Au risque de vous apercevoir que votre patron est un con qui vote RN avant le versement de votre premier salaire.

        PS : si c’est le cas barrez-vous, on a pas le temps 🏃‍♀️

        Malheureusement l’écologie, la lutte contre le réchauffement climatique ne sont pas les priorités de tout le monde.

        Prenez soin de vous.

        Bossez peu, gagnez des millions 💲

        Et veillez à conserver un bon équilibre vie pro vie perso.

        Bizou les Coco 💜

        Rédaction web : les 5 clichés du métier ✒️

        photo rédaction web mains vernis rouge sur un clavier

        Pour certains, écrire des articles relève du simple passe-temps, un hobby ordinaire, tantôt chronophage, tantôt exaltant. Pourtant, la rédaction web, c’est un vrai secteur, un vrai métier, qui n’est pas à la portée de tout le monde, même s’il est très prisé ces derniers temps.

        Alors c’est parti pour un petit brainsto’ des 5 clichés qui perdurent, menant la vie dure à de nombreux rédacteurs et rédactrices partout en France.

        « Ce n’est pas intéressant »

        La rédaction web ? Non merci, sans façon, ça ne m’intéresse pas, répondent souvent ceux qui ne connaissent rien au métier. Pourtant, cela revient presqu’à dire que l’écriture ne sert à rien.

        Autant dire qu’on sait tous à quel point l’écrit, malgré toutes les dernières avancées en matière de communication,  reste indispensable. Nous envoyons tous des textos, des messages via les messageries Facebook, WhatsApp, ou encore Instagram. Nous sommes tous des accros aux petites anecdotes entre potes sur smartphone.

        Mais au fait, comment on se raconte des histoires au quotidien, et à distance ? En passant par notre clavier.

        écrire rédaction

        De plus, la rédaction web n’est pas centrée sur elle-même, les rédacteurs sont peu nombreux en général à se consacrer uniquement au thème de la rédaction elle-même, non il s’agit très souvent pour eux d’aborder toutes sortes de thématiques très variées, du digital, au monde du travail, en passant par l’environnement, l’égalité, la peinture, la musique, le chant, l’Histoire, la Géographie, la Politique…

        Si vous avez un diplôme de Géopolitique, vous pourriez très bien tenter votre chance auprès de journaux ou de magazines branchés conflits internationaux par exemple.

        Si vous avez un diplôme de Lettres modernes, pourquoi ne pas vous lancer dans la critique littéraire, ou même, lancer votre propre blog de littérature ?

        Ce qu’il y a de génial dans la rédaction web, c’est la polyvalence, le côté touche-à-tout.

        Alors lâchez-vous, et tentez l’expérience !

        « Ça ne rapporte pas assez »

        Si le métier de journalisme détient sans doute la palme d’or de la précarité, la rédaction web, ce n’est pas tout à fait la même chose (et quand bien même, me direz-vous, certains journalistes s’en sortent à merveille grâce à leur réseau). En effet, la rédaction web se pratique souvent avec un statut de freelance, donc d’auto-entrepreneur.

        En freelance, les tarifs pratiqués en rédaction web ne correspondent pas à ceux des piges. Par exemple, pour des articles de 500 mots, vous pouvez très bien être rémunéré 150 € et plus, selon votre employeur. La grille tarifaire varie selon votre niveau, votre expérience, vos savoirs-faire en termes de SEO, votre style, mais surtout vos besoins.

        Vous devenez votre propre boss !

        rédaction business

        À noter également qu’en tant que rédacteur ou rédactrice web en freelance, vous pouvez développer votre propre portefeuille clients.

        Exemple : si une boite d’électroménager vous contacte pour rédiger des articles sur leur derniers modèles d’aspirateurs, rien ne vous empêche d’accepter cette autre mission rédactionnelle que vous propose votre coach Yoga préféré.

        Qu’est-ce que ça veut dire ? Que vous pouvez cumuler plusieurs revenus en même temps, à condition d’avoir assez de temps pour mener à bien vos objectifs.

        Autrement dit…

        C’est la Li-ber-té ! Thématique, et financière.

        « Écrire pour Google ? Non mais allô ! »

        J’entends autour de moi des petites rumeurs amusantes qui se créent, selon lesquelles écrire pour le web revient uniquement à contenter les algorithmes Google. C’est plutôt à ce type d’énormes clichés que j’ai envie de crier : « non mais allô ! »

        Non mais allô : Google en 2020, ce n’est plus la top priority des rédacteurs web, même si bien sûr toutes les entreprises souhaitent apparaître en page 1 sur Google, ça ce n’est un secret pour personne. Cela dit, ce qui est vital ces derniers temps, c’est l’aspect humain, et le lien créé entre le rédacteur et son lecteur.

        C’est bien de savoir écrire, encore faut-il intéresser une communauté !

        écrire communauté

        Si vous écrivez un article intitulé « Les chaussettes de l’archiduchesses, un bon rapport qualité prix ? » mais que le contenu de celui-ci est centré sur la personnalité de l’archiduchesse, c’est mauvais Jack. Tout le monde s’en fout de l’archiduchesse, ce que les lecteurs veulent connaître, c’est la matière des chaussettes : est-elle soyeuse ? Rugueuse ? Sont-ce des chaussettes de luxe, ou réservées à de pauvres hères ? Et ces chaussettes, combien coûtent-elles ?

        Bref, il faut arriver à captiver l’attention, non pas de Google, qui est loin d’être ce grand manitou imaginaire auxquels tout le monde semble se référer, mais de vos lecteurs, selon leurs intérêts, selon votre cible (les jeunes, les adultes, les personnes âgées…).

        Ce qui compte c’est la PER-TI-NENCE ! L’attribut essentiel d’un bon article.

        « J’ai eu 20 en Français au BAC. Écrire ? Trop easy »

        OK, pour certains génies de la langue Française, l’écriture, c’est du gâteau. 

        Néanmoins, la rédaction web, c’est un peu différent. Déjà, tu n’écris plus sur une feuille quadrillée format A4, et tu ne dois pas rendre de copie à Madame Caznov, la sexagénaire sexy et sympathique dont tu étais le petit chouchou – ou chouchoute en Terminale B.

        Là, il s’agit d’écrire pour un très grand nombre de personnes, y compris celles et ceux qui ne comprennent rien au sujet que tu traites. Il faudra donc veiller à être précis, concis, direct, ne pas utiliser de termes trop péremptoires, selon, bien sûr, le site pour lequel tu écris. Excuse-nous si tu as déjà écrit dans les Cahiers du Cinéma, là bien sûr, c’est une autre histoire.

        écrire easy

        Il faut également garder à l’esprit la stratégie de contenu du journal, du magazine ou de l’entreprise pour lequel – laquelle vous rédigez. Autre prérequis important : connaître les bases du référencement naturel.

        Si les balises H1 / H2 / H3 ne vous parlent pas, nous vous recommandons de faire quelques petites formations avant de songer sérieusement au métier. Il existe également des cours et des tutos en ligne pour tous ceux qui débutent.

        La clé ? Savoir respecter une ligne éditoriale, et comprendre les enjeux du SEO.

        « La rédaction web ? OK, si je n’ai pas le choix. »

        Pour d’autres, la rédaction web, c’est quasiment une insulte réservée à ces pauvres chômeurs qui n’ont pas trouvé de meilleur emploi.

        Figurez-vous qu’on est quand même hyper nombreux à vouloir faire de notre passion un métier, et pour ma part, l’écriture est ma passion. En vivre, ce serait donc mon rêve. Pour moi et pour beaucoup d’entre nous, je ne pense trahir personne en affirmant que l’écriture est bien plus qu’un simple loisir.

        écriture rêve dream

        La rédaction web nous aide d’ailleurs à vivre plus sereinement dans cette société hyper connecté, cette activité s’avère très épanouissante sur le long terme, puisque grâce à elle nous pouvons communiquer nos envies, nos passions, nos désirs. Écrire, c’est aussi partager, créer, inspirer, insuffler à des lecteurs un élan, celui de continuer à lire, celui de se lancer dans l’écriture…

        Écrire, c’est un choix de vie galvanisant et stimulant pour ceux qui osent s’y aventurer.

        Alors pourquoi ne pas essayer ? ☺️

         

         

         

        Lecture – Vous reprendrez bien un peu de chouquette ?

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        Le syndrome de la chouquette

        Alors que le télétravail s’impose dans de nombreuses entreprises, profitons d’un instant entre deux « conf-call » pour savourer ce délicieux ouvrage du chroniqueur Nicolas Santolaria, Le syndrome de la chouquette ou la tyrannie sucrée de la vie de bureau publié aux éditions Anamosa en 2018.

        En 69 chroniques, l’auteur nous livre avec humour les ingrédients d’un univers professionnel hostile aux rituels implicites. Il montre à merveille le côté « cool » de la start-up nation en analysant de façon juste chaque détail de la vie de bureau – du décor et de ses objets, en passant par les pratiques, jusqu’au langage et à la gestuelle. Il livre la recette qui fera de vous le parfait « coworker ». Le lecteur s’amusera de retrouver le traditionnel babyfoot, les ragots à la machine à café, les formules agaçantes en « ing« , les guillemets avec les doigts, le cadre à trottinette, le canapé dans l’open space…

        On rit à cette peinture du monde moderne. L’analyse de l’auteur n’en est pas moins critique (sans être ennuyeuse et théorique!) et nous interroge à la fois sur la limite entre sphère intime et professionnelle et sur la « tyrannie » du management. Nicolas Santolaria souligne bien que ces petits ingrédients qui peuvent (devraient) nous écœurer ne sont finalement que le symptôme d’un monde professionnel manipulateur et névrosé.

        Il aborde la souffrance au travail (burn out, bore out) et montre bien comment l’entreprise moderne vient étouffer ce mal-être. La dose de sucre de la chouquette réconfortante offerte par votre boss « ami », les espaces de détente et de loisirs dont déborde votre lieu de travail apparaissent comme des éléments de « coolitude ». Pourtant, ce théâtre dissimule la surcharge professionnelle et la froideur d’un univers où la hiérarchie semble imperceptible, mais bien réelle.

        Un livre à consommer sans modération.