J’écris pour moi et moi uniquement.
[Bon d’accord, j’écris aussi pour celles et ceux qui sont angoissés par leur âge, alors que oui, je vais le dire ici, dès le début : ce n’est qu’un nombre. D’autres qualités merveilleuses vous définissent ! Imaginez qu’on se sente défini par notre pointure de chaussure. C’est bon, oh, ça suffit. Arrêtons de culpabiliser de prendre de l’âge, de mûrir, de grandir. Le fait que notre corps évolue est plutôt bon signe. Imaginons qu’à 90 ans, on ait l’air d’en avoir 5… On aurait l’impression de se faire arnaquer. La vie est belle. Prenons tout le temps nécessaire pour la célébrer.]
Avoir 27 ans, ça ressemble à du vent frais dans les cheveux le matin dans le printemps naissant.
Ça donne envie de faire l’amour. Des bébés, mais pas trop rapidement, parce que qui sait ce qui nous attend avant de féconder.
Rêver, rire, voyager, grandir en s’aimant, en apprenant le respect, de soi-même pour commencer, les autres ensuite, une fois que c’est bon, que dans notre esprit tout est réglé.
Avoir 27 ans dans mon corps et dans ma tête, ça ressemble à une libération fraichement acquise, un envol enfin célébré, un appartement à soi, une chambre à moi et à moi-seule. Si certains de mes ennemis (à qui je souhaite la bienvenue s’ils lisent ce texte) pourraient prendre ça pour l’apogée de tous les égoïsmes ou pour de l’individualisme à l’américaine, je vois quant à moi, en ces portes, en ces fenêtres, en ces pieds battant sur un joli parquet parisien, la montée en puissance de mon moi réel, ma nouvelle identité à naître.
Avoir 27 ans, c’est l’âge idéal pour écrire, chanter, vivre, s’émanciper, avoir pleinement conscience de soi, de son présent, de son passé, dessiner gaiement le futur.
27 ans dans ma tête de farfadet à l’imagination trépidante, ça revient à embrasser la vie à nouveau.
Divorcer de ses anciennes flagellations intérieures, prendre la vie comme elle vient aussi, ne pas s’embêter avec des ambitions délirantes. Conquérir ? Oui pourquoi pas. Quand je veux, si je veux.
Ma conquête en cours se trouve dans des retrouvailles personnelles, mon ego du présent fait un pas vers mon ego du passé, tout en prenant dans ses bras toutes les facettes de mon moi futur.
Si vous trouvez que ces lignes débordent d’amour et d’auto-suffisance et que vous trouvez ça dégueu tellement ça explose de partout, honnêtement, je n’en ai un peu rien à secouer.
Gloire à ceux qui s’aiment, et savent aimer les autres.
Si vous pensez que c’est d’abord et surtout l’intelligence qu’il faut développer, la culture qu’il faut approfondir, les bonnes manières et la diplomatie qu’il faut pratiquer, retournez dans votre joli jardin et arrosez vos « faut » comme bon vous semble.
Mon envol pour la vie a déjà commencé, puisse l’atterrissage prendre des années d’exquises folies de bonheur de joie et de réalisations d’objectifs. La cible ? La beauté des femmes, des hommes, des petites choses. Voir toute cette beauté en couleur, en grand, en petit, tant qu’on la voit d’assez près pour se délecter du monde à chaque instant.
Participer à la beauté. Ajouter par des petites actions simples, tout ce dont la nature a besoin pour configurer l’harmonie.
À ceux qui voudraient que je ressente des choses impossibles à éprouver.
À ceux qui me font ou m’ont fait chanter émotionnellement.
À ceux qui ont confondu sommeil et désir. Amour d’enfant et amour de grandes personnes.
À ceux qui m’ont manipulé, dit que jamais je ne pourrai jamais retrouver autant d’amour après les avoir quitté, dit qu’ils avaient tout donné pour moi et que je ne retrouverai jamais une aussi « belle » paix que ceux qu’ils me donnaient.
À ceux qui m’insultaient sans raison, gratuitement, me faisaient sentir stupide juste pour mieux exister.
À ceux qui me faisaient remarquer certains détails sur mon corps qu’ils étaient incapables d’apprécier : les proportions de mon estomac, de mon nez, de mon visage tout entier, de mon rire, tonitruant parfois, de mon silence accablant et ma prétendue timidité – laquelle prend généralement toute sa place lorsque je n’aime pas quelqu’un…
À celles qui s’amusaient avec toute l’amitié que j’avais pour elles, me pensaient éternellement reconnaissante et soumise à des diktats indicibles et des codes ultra parisiens, privés, et soi-disant « hype ».
À celles qui connaissaient mes défauts par cœur et s’en sont servis exprès pour me faire exploser de jalousie, de colère, de toutes ces choses fatigantes qu’on ferait mieux de pas trimbaler avec soi…
À ces professeurs qui ne voyaient pas trop où je voulais en venir et encore aujourd’hui seraient capables de me regarder avec des yeux de merlans frits en me demandant l’air pataud, mais dis-donc tu vas où ?
Laissez-moi dire à tous infimes passants de ma vie, où je vais. Car c’est un chemin semé de joie, d’indépendance, de courage, d’affirmation de soi que certains n’osent prononcer, et pourtant je vais…
Eh bien je vais là, tout simplement :
Liberté
Sur mon chemin, je ferai quelques étapes très jolies, dont voici quelques-unes :
- Indépendance
- Respect
- Courage
- Rêves et imagination
- Audace
- Détermination
- Culot
- Scandale
- Douceur
- Générosité
- Altruisme
- Sécurité financière
- Stabilité émotionnelle
Et vous, où allez-vous ?

wow!! 90En 2024 ? ALLEZ-Y !
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