Vie pro vie perso : pourquoi il ne faut pas confondre les deux ? 

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Hey, bravo ! Vous vous posez les bonnes questions au sujet des limites entre plan personnel et plan professionnel. Vous arrivez dans la partie vraie et désillusionnée du game de l’emploi. Autrement dit, vous êtes du bon côté de l’open space.

Aucune interrogation préalable à la lecture de cet article ? Aucune attente particulière ? Vous êtes juste là par hasard ?

Cet article de blog servira de rappel d’une évidence. Vie pro vie perso… la barrière entre professionnel et privé a beau être mince, il vaut mieux ne pas la franchir.

Vous allez comprendre pourquoi, si ce n’est pas déjà le cas.

Petit aparté, ce papier ne parle pas des copains de longue date qui ont lancé leur business ensemble. Ni des couples qui ouvrent leur restau à flanc de montagne. Travailler avec ses proches, c’est un autre sujet, que je connais moins.

Anecdotes et solutions pratiques pour éviter de confondre vie professionnelle et vie privée en 2026.

Breaking news : vos collègues ne sont pas vos amis ! 

Je vous vois, plein de nostalgie, replonger dans vos souvenirs de babyfoot avec Patrick votre gars sûr de la compta. Il y a des exceptions ! Bien sûr qu’on peut compter sur quelques collègues de travail de longue date. Heureusement que certains liens chouettes se créent dans la sphère pro. On a tous besoin d’un ou une acolyte avec qui c’est agréable de papoter.

Pourtant, je suis convaincue que cette phrase doit rester un mantra au moment de mettre les pieds dans une entreprise que vous ne connaissez pas. Vos collègues ne sont pas vos potes.

Au sein d’une équipe, la première semaine, les premiers mois, l’ambiance peut paraître très cool. D’autant que vous débarquez a priori pour aider sur un ou plusieurs projets. Beaucoup de gens vont dégainer leur plus beau sourire rien qu’à cette idée… déléguer ô sainte délégation. Mais aussi plus spontanément, on sourit par esprit de diplomatie, ou de corporatisme. On vit quand même dans le pays de la politesse… ça peut durer un moment. En revanche, ça ne veut pas dire que celle-ci est systématiquement sincère.

“Euh ouais, non mais t’es qui, sur quoi tu te bases ?”

Episode 1 : Spatule ou l’hypocrisie, une collègue, not a friend

Nom de Zeus Marty remonte moi l’espace temps !

Zwing ⏳

Back to 2018 🏎️

J’ai 23 ans, je vis et j’étudie à Paris, en alternance au CFPJ, mon rythme c’est deux semaines en entreprise, une semaine à l’école (je peux me tromper, ça fait huit ans).

L’entreprise dans laquelle je bosse en contrat professionnel est une société du secteur de la distribution de la presse. Des grands médias nationaux aux magazines spécialisés beaucoup moins lus, toutes sortes de titres sont distribués par le biais d’une grande plateforme de presse que je ne citerai pas mais qui commence par S et finit par R. 

Spatulette, la « comparse idéale »

Lorsque je rencontre spatule (les noms ont été modifiés), je m’excite, je m’enthousiasme, je m’esclaffe :

“Oh quelle comparse idéale ! Ô combien de rendez-vous cafette se profilent, où en toute confiance et totale complicité, nous allons gaiement évaluer les manières des habitants de la galaxie médiatique dans laquelle nous errons toutes deux au cours de cette année décisive de master professionnalisant.”

Spatule m’envoie beaucoup de rêve au début. Son sourire resplendit et ricoche si bien sur moi que, ébahie, subjuguée par autant de sympathie gratuite, sortie de nulle part, je lui transmets petit à petit, et sans m’en apercevoir – sinon c’est moins drôle – absolument toutes mes idées novatrices pour l’avenir de la plateforme de presse pour laquelle je fournis un travail acharné.

Croyez-moi, des idées de génie 💐

Premiers signaux d’une fausse amitié entre collègues

Les premières semaines, mon patron n’y voit que du feu, et moi avec. Je suis complètement bernée par cette demoiselle spatulée qui me vole mes idées sans scrupule et à tour de bras.

Elle m’invite à déjeuner en terrasse, elle me présente des amies, elle m’invite chez elle…

Naïve, je me dis, c’est un partage de bons procédés. Je me fais une copine et je lui donne quelques tuyaux sur le boulot, jusque-là rien ne me choque.

La jeunesse a ses déraisons que le cœur connaît trop. 

Je parle de ma jeunesse, de ma personnalité, je trouve les jeunes lucides et révoltés de ce que les précédentes générations leur ont légué… as they should be.

De nature assez sensible et réservée, socialement ça n’a pas été de tout repos pendant ma scolarité. Il est donc normal dans cet état d’être de me retrouver en admiration totale de spatule qui, grande dame ! me donne quelques miettes de son attention pour mieux appâter le beluga.

La reconnaissance du Boss : mon travail commence à payer

Les semaines passent, et mon patron commence à me complimenter davantage que spatule. Et à juste titre : je donne tout à cette boite, mon âme, ma vie perso. Je suis dédiée corps et âme à réussir professionnellement pour faire mes preuves.

Ce dernier s’aperçoit qu’on a gagné plusieurs milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux à force de persévérance dans les contenus que je créais et publiais. Il faut rendre à César ce qui lui appartient, mon boss complimente également spatulette pour ses talents de graphiste, talents qu’encore aujourd’hui, je souhaite développer (à chacune ses talents).

Fière de moi, je redouble d’efforts et de créativité. En parallèle je commence à ressentir une forme de malaise vis à vis de spatule parce qu’après tout, je nous trouve injustement confrontées l’une à l’autre sur le plan pro… mises en compétition par un mec assez imbu de lui-même quoique doté d’une verve négociatrice imparable. 

La compétition s’installe : sournoiserie au boulot

L’écart, le fossé entre spatule et moi commence à se créer assez insidieusement.

Encouragée par le grand patron, il me tient à cœur de continuer à “produire” toujours plus de contenus punchy pour la jungle, la presse française. D’autant qu’à l’époque, la presse pour moi c’était le champ d’oliviers, le jardin magique, le secteur de mes rêves, dans lequel je rêvais de travailler une fois mes études terminées.

Spatule de son côté, rivalise avec ses compétences en graphisme. On commence à se déchirer, et cette rupture fait effet lorsque je la vois de plus en plus souvent posée le cul sur le bureau du DG à qui elle raconte sa vie un peu tous les jours. Mais si ce n’était que ça, OK ! Elle lui donne aussi des infos que j’avais transmises en interne, c’est-à-dire à elle, parfois à elle seule, ou au reste de l’équipe… 

Rivalité amère entre collègues

Un jour, mon patron s’énerve et le sang chaud il s’écrie en ouvrant la porte de l’open space « c’est quoi cette merde ! » en parlant d’un post que je venais de publier. Passons sur le caractère de ce monsieur, je me souviens surtout du sentiment de sabotage que j’ai eu quand ça s’est passé. Spatule manigançait des trucs dans mon dos, retouchait des posts, des présentations que j’avais faites via le drive partagé, effaçait des slides ou s’attribuait le mérite de ce que je faisais sans me citer…

Les moves de Spatule ont le don de m’épuiser, je finis l’année diplômée, mais sur les rotules.

Je ne vais pas m’épancher ici sur les coulisses de ce bureau au sein duquel on me faisait bien sentir que j’étais jeune et que je ne pesais rien alors qu’en un an j’avais réussi à tripler leur communautés de lecteurs sur les réseaux sociaux… je pourrai en dire plus, mais ce serait mégalo. 

Dernier jour au travail : Hasta la vista Spatule, see you never

Cette histoire de rivalité avec Spatule se termine dans le couloir de la boîte à la moquette grise et moche, le dernier jour de mon contrat pro. Je viens de littéralement traverser chaque bureau pour souhaiter une bonne continuation à tout le monde, quand je croise dame spatule, des documents (volés ? lol) à la main.

Cette dernière m’interpelle une dernière fois, feignant la gentillesse : 

“Salut Elvire, c’est le grand départ ! Surtout n’hésite pas à me partager des tuyaux, des trucs que tu te verrais bien mettre en place pour la boite quand tu seras partie. Tu avais tellement des bonnes idées, ça peut toujours servir, on ne sait jamais !” 

J’aurai aimé capturer l’expression de mon visage à ce moment-là. 

C’était vraiment la tentative la plus débile et désespérée de m’extorquer les dernières cellules de mon cerveau saturé.

“Spatule, tu peux toujours te brosser pour que je te file quoi que ce soit. Tu t’es comporté comme une merde avec moi. Tu crois que tu vas me la faire, maintenant que je me barre ?”

Rideaux.

Spatule s’est pris le revers de sa personnalité, et je me suis barrée en paix, dégoûtée du milieu de la presse pour plusieurs décennies.

Conclusion : conseils pour délimiter vie pro, vie perso 

Je vous propose mes astuces pour arriver à définir des limites clairement établies entre vie pro et perso, pour éviter le chaos.

Primo, votre santé est votre priorité ⚕️

Ne détournez pas le regard, ni l’attention portée aux petits signes de fatigue physique ou mentale, que ce soit lié à une mésentente entre collègues ou à une surcharge de travail. Quand vous sentez que vous avez besoin de ralentir, ne tirez pas sur la corde. Trouvez des solutions justes pour votre bien être, pratiques et/ou collectives.

Si vous vous sentez drainé.e après une conversation avec un ou une collègue, c’est peut-être parce que vous êtes face à une personne énergivore, qui n’a pas les mêmes barrières intérieures que vous et marche un peu trop sur vos plates-bandes.

Il est important que vous preniez vos distances en restant cordial

D’ailleurs, globalement…

1. Ne donnez pas d’accès direct à votre intimité dans le monde professionnel 

C’est un conseil particulièrement difficile à appliquer quand on aime parler, de soi ou de tout ce qui nous entoure. Je comprends l’enjeu de la difficulté pour les plus bavards d’entre nous. Il y a un aspect un peu frustrant à moins en dire sur nous-mêmes pour éviter les ennuis, mais croyez-moi, c’est une manière sûre de préserver la paix au travail

Dans l’univers pro, les critiques, les jugements peuvent aller bon train et tout le monde connait un ou une collègue qui lâche les dossiers à l’heure du déjeuner. Le moins vous détaillez cette soirée épique où vous avez fini en petite culotte sur un comptoir à cinq heures du mat, le moins vous allez vous faire emmerder. Et vous seul.e êtes au courant qu’un soir de votre vie ne vous définit pas. D’autant qu’encore en 2026 les femmes sont souvent malmenées au travail, bien plus que les hommes, leur attitude est régulièrement analysée…

Qui que vous soyez, partez du principe que quoiqu’il arrive, vous serez jugé.

Deal with it ! ✅

Il vaut mieux être jugé à partir du peu que vous voulez bien montrer, qu’à partir d’anecdotes de votre vie privée. Il s’agit de faire la différence entre cordialité de façade, rire à des blagues un peu nulles, sourire, tenir des portes, dire des trucs bateaux par politesse, et vulnérabilité réelle. Tout le monde ne mérite pas d’y avoir accès.

Stratégie sociale ? Oui. Honnêtement, oui. Manque de spontanéité ? Oui, aussi, mais pour avoir l’esprit serein dans votre sphère professionnelle… c’est un petit prix à payer 🤝

J’en arrive à mon deuxième conseil : 

2. Gentillesse n’est pas synonyme de loyauté 

La gentillesse est censée être un trait universel, commun à tous, en réalité c’est loin d’être le cas.

C’est pour cette raison qu’on peut facilement se laisser surprendre quand quelqu’un se montre gentil avec nous, bien qu’en parallèle, il ou elle travaille contre nous, simultanément. 

Souvent sous-estimée, la gentillesse peut aussi être un masque, une gentillesse de façade. Une affabilité qui n’existe qu’au sein des bureaux. Le voile est souvent fin avec l’hypocrisie, surtout en entreprise.

Pour ma part, je suis team gentils, pas team soumis.

Restez sur vos gardes. 💪🏼

3. Partagez vos idées aux décisionnaires directement

Si vous travaillez en équipe managée par la même personne, confiez vos idées à ce N+1 sans faire de détour. Souvent, il m’est arrivé de faire cette erreur, demander l’avis des collègues, partager des informations précieuses sur un client ou un projet… 

Tout ça pour finalement qu’on me renvoie balader après avoir bien collecté mes données en total chatgpt style – qui dit ça 🤡

De manière générale, partez de A pour aller à B, ne passez par Z ou X, c’est pas le bon trajet.

Conseils et astuces pour un bon équilibre vie pro vie perso

Je pourrai vous détailler encore plein de conseils de cette façon-là… Mais j’aimerai aller au bout de cet article ! Je vous présente une petite checklist de conseils complémentaires. C’est parti pour les « bullet points » (#tmtc les préz clients #powerpointmavie #kpis #roi #onveutlesstats📊).

  • Ne partagez pas votre instagram à vos collègues dès le premier jour – attendez de voir qui le mérite
  • Demandez ou optez pour un téléphone pro, pour bien couper une fois rentré.e chez vous
  • Même chose pour les mails, ne connectez pas votre compte yahoo de 2008 à votre boite pro
  • Résistez à la flatterie, un compliment n’est pas une preuve d’amitié indéfectible
  • Parlez de la pluie et du beau temps, ne répondez pas aux questions trop intimes.
  • Arrivez et partez sobre des afterwork, ça fait très daronne de dire ça déjà calmez-vous j’ai 31 ans, mais on connaît les thérapies alcoolisées, le lendemain c’est dur à assumer (du vécu ? nonnnn).

Enfin, je ne vous conseille pas d’entrer dans les discussions politiques. Au risque de vous apercevoir que votre patron est un con qui vote RN avant le versement de votre premier salaire.

PS : si c’est le cas barrez-vous, on a pas le temps 🏃‍♀️

Malheureusement l’écologie, la lutte contre le réchauffement climatique ne sont pas les priorités de tout le monde.

Prenez soin de vous.

Bossez peu, gagnez des millions 💲

Et veillez à conserver un bon équilibre vie pro vie perso.

Bizou les Coco 💜

Quand le travail se téléporte

Vous vous souvenez de l’époque où je cherchais activement un emploi en 2020 (et me suis retrouvée à refuser un poste) ? Ça y est, cette sombre époque est enfin derrière moi : depuis janvier 2021, je suis responsable éditoriale au sein d’une entreprise internationale spécialisée dans les comparateurs, en « FULL REMOTE », autrement dit : en télétravail à plein temps. Vous me direz, si j’ai trouvé du travail, pourquoi revenir sur le sujet et raconter ma vie dans cet article ? Parce qu’en télé-travail il y a plein de choses à comprendre, et quelques petits pièges à éviter… Et notamment le surmenage. Bien accrochés ? C’est parti.

Première impression : le télétravail, c’est le pied !

En 2020, j’étais libérée, délivrée, et surtout… diplômée.

Master 2 de communication digitale en poche (après maintes études de Lettres et de Philosophie en Hypokhâgne, Khâgne, à la Sorbonne, à Paris VII, ainsi que de communication au CFPJ), j’étais sur le qui-vive.

Non, je n’attendais pas à ce qu’une entreprise vienne joyeusement sonner à ma porte, si c’était le cas dans les années 70 d’après mes parents et leur entourage, tout le monde sait qu’en 2020-2021, mieux vaut remuer ciel et terre pour gagner sa vie. Je me suis donc transformée en Sydney Fox à la recherche, non pas de trésor perdu mais d’un réel grâal contemporain : le CDI.

Après avoir dépensé quelque somme non négligeable dans l’achat d’un tailleur propre et cohérent avec la réputation du secteur visé, pris des cafés à 00H00 pour me forcer à candidater jusqu’au bout de la nuit (ce que je ne vous recommande guère), j’ai finalement pris le temps d’écouter mes désirs et réalisé que ce que j’avais envie de faire, j’avais envie de le faire pour moi : en bref, devenir indépendante.

Je me suis donc mise à chercher par monts et par vaux des missions Freelance, un terme anglosaxon servant à désigner un aspect essentiel, travailler à son compte. Après avoir fait en sorte d’attirer le plus de recruteurs sur mon profil LinkedIn, j’ai été rapidement contactée par le directeur d’un magazine français reconnu par la communauté digitale. Je me lançais alors dans la rédaction web, le cœur léger !

J’adore écrire, on apprécie ma plume, c’est un beau compromis professionnel et je suis enfin soulagée d’avoir trouvé mon bonheur.

Réalité : l’incroyable monde des impôts

Le « CAPTAIN OBVIOUS » a encore frappé. Si j’enfonce des portes ouvertes, c’est parce que vous allez voir dans ce qui va suivre que le télétravail, c’est génial, mais ça demande un bol de détermination et une cuillère à soupe d’organisation.

En effet, même si j’adore ce fameux magazine parce qu’il m’avait ouvert le champ des possibles en premier, côté finances, ce n’était pas la même histoire. C’était déjà plus intéressant que des allocations pôle emploi, mais quand on est freelance, il y a un petit détail qui n’échappe à personne : le merveilleux monde des impôts et des cotisations URSSAF.

Celui-ci me réveillait la nuit, m’appelant dans mon sommeil, se faisant passer pour un diable accueillant : « viens Elvire, donne-moi de quoi me sustenter ! »

[Oui, j’ai omis de vous préciser qu’être indépendante, c’est aussi passer par la case impôts, les charges et cotisations, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle de nombreux salariés renoncent devant la porte d’entrée de l’univers freelance. Ce n’est pas un fatras administratif et financier insurmontable, loin de là, mais ça demande un peu d’énergie.]

Travailler, c’est bien… Gagner sa vie, c’est mieux

J’ai donc redoublé d’efforts – bien que les derniers en date aient bel et bien payé puisque l’un de mes articles au sein du magazine avait été repris sur le compte LinkedIn d’un éminent directeur de communication d’un grand groupe – et me suis mise en quête de nouvelles missions rédactionnelles.

Mon corps se changea soudainement en poulpe assoiffé de thune, mes bras, mes jambes, ma tête, mes mains, mon cœur, tout mon être était accaparé à l’idée de subvenir à mes besoins. Même les courtiers de Zola auraient été impressionné. Et mon futur album ? Et le clip que j’ai envie de réaliser ? Et la visibilité des femmes nécessaire au bon déroulement d’une société idéalement non patriarcale et pacifiste ? Le magazine que j’ai envie de faire grandir ? Mon futur voyage au Costa Rica…

Dans ma famille, on m’a souvent dit : l’argent n’est qu’un moyen pour accomplir ses rêves. Ce à quoi ma mère complétait souvent par : « bien sûr, ce n’est pas le seul moyen. Le culot aussi, ça marche bien. Sois culottée ma chérie. »

En ce sens, je ne mettais aucune limite particulière, j’appelais directement des recruteurs et rédacteurs en chef, même si aucune annonce n’était postée. je jetais des bouteilles à la mer dans l’attente d’être comblée et de voir le monstre fiscal de mes insomnies disparaître dans les nimbes de mon compte en banque.

J’abrège : deux nouvelles me tombèrent dessus simultanément, l’une venait d’un cabinet d’expert-comptable, on me demandait de rédiger des articles économiques – j’avais déjà pris l’habitude chez le courtier pour lequel j’avais travaillé en alternance en dernière année – l’autre venait de l’entreprise internationale dont je vous ai déjà parlé en introduction.

Cette dernière m’invitait non seulement à rédiger pour un site assez connu spécialisé en literie, et souhaitait également me voir reprendre les rênes éditoriales de leurs trois sites emblématiques.

En d’autres termes, j’allais pouvoir réaliser des missions de marketing, complétées par des missions de management et d’édition de CMS. J’osais à peine rêver mieux, rien de tel qu’une entreprise à vocation internationale ne serait-ce que pour apprendre à parler anglais, espagnol ou encore allemand, autrement dit développer mes compétences.

Avec ces trois entreprises complètement différentes, j’avais enfin l’esprit tranquille côté finances. L’objectif était atteint.

Cela dit, certains obstacles se sont mis en travers de mon chemin, des pièges que j’aurai pu facilement éviter si l’on m’avait bien expliqué à quoi ressemble le télétravail en 2021. Je vais donc vous donner quelques conseils pour…

Conseils pour télétravailler en liberté

1. Prenez le temps de bien vous organiser

Quand on se lance en freelance, on a tendance à ne voir d’abord que les aspects positifs, mais comme dirait mon père : « veille à bien t’organiser ».

S’organiser quand on est freelance

Si vous êtes déjà inscrits à l’URSSAF, si vous avez bien un numéro de Siret et un code APE, la seule chose qui reste à faire, c’est de vous lancer, et de bien vous organiser.

S’organiser, ça veut tout et rien dire, on est d’accord. Pour faire simple, je vous recommande de créer un dossier intitulé Freelance, dans lesquels vous allez insérer plusieurs sous-dossiers, pour bien séparer vos clients si vous en avez plusieurs. Je vous conseille notamment d’avoir un document Excel, pour inscrire votre comptabilité au fil des mois, et ne pas omettre une partie de votre chiffre d’affaires.

Côté travail, vous allez probablement devenir adepte des to-do !

Travailler en freelance pour des entreprises variées, cela revient à avoir beaucoup de choses à faire, et ce que je vous conseille par-dessus tout : ne pas vous mettre sur toutes missions en même temps.

Arrêtez de vouloir tout faire et tout compléter en une après-midi, ce n’est pas faisable et vous risquez de vous emmêler les pinceaux. Surtout si vous êtes à plein temps dans l’une de vos entreprises : mettez-vous un réveil et travaillez à fond pour celle-ci toute la journée, faites une pause vers 18h, et engagez-vous dans la mission d’une autre entreprise peu après seulement si vous estimez que celle-ci vous prendra une heure grand maximum.

 S’organiser quand on est en CDI ou en CDD

Quand on est en CDI ou en CDD c’est complètement différent. Vous n’avez pas à vous soucier outre mesure de votre comptabilité, cela dit, pour les impôts, il est très important de conserver vos fiches de paie soit sur votre ordinateur et sur un complément (disque dur, clé USB), soit physiquement, dans un classeur dédié à la gestion administrative.

L’avantage quand on est en CDI, CDD, c’est que les horaires sont fixes même si nous sommes nombreux, surtout en France, à faire des heures supplémentaires.

Arrêtez-tout : quand il est l’heure de partir, partez, gardez une chose en tête : « ce n’est que du travail ». Si ce travail vous passionne, c’est génial, mais il ne sert à rien de vous épuiser physiquement et mentalement, et d’ailleurs, ça ne vous rend pas plus performant.

2. Fixez-vous des priorités

Si vous êtes une ou un chef-fe de projet né-e, un consultant, une manageuse, bref : un télétravailleur qui doit gérer plusieurs projets en simultané : commencez par prendre du recul sur l’ensemble de vos missions et en un mot : PRIORISEZ.

Tout ne doit pas être fait en urgence, certains projets sont beaucoup plus importants et les autres un peu moins, c’est normal. Si vous êtes junior et que comme moi, vous avez eu du mal à établir clairement vos priorités, inutile de vous mettre la pression pour tout, tout le temps. Vous n’êtes pas UNDER PRESSURE.

Vous êtes maître de la situation.

En général, dans toutes les entreprises, on a tendance à fixer des objectifs de conversion prioritaires, mais tout ne tourne pas non plus autour de l’argent, si vous êtes dans une entreprise humaine et respectueuse de ses salariés mais aussi de la planète, il y a de fortes chances pour que vos priorités soient bien différentes des autres.

En tout cas l’important, c’est d’accomplir votre travail en étant vous-même, et de chercher à apprendre de vos erreurs.

Ce n’est pas la peine de vous mettre dans tous vos états pour le moindre petit détail.

Et d’ailleurs…

3. Détendez-vous ! Ce n’est QUE du travail

Au travail, à moins d’être médecin en télétravail et donc connecté à Skype ou Doctolib, il n’y a pas mort d’homme.

Si vous êtes épanoui dans votre travail, c’est l’essentiel, cela dit il n’y a aucune vie en jeu et si vous sentez que vous êtes en train de tirer sur la corde, surtout, écoutez votre corps.

Dès que vous ressentez une fatigue trop importante, un mal de dos inhabituel, des crampes, des maux d’estomac… Ayez bien en tête que c’est le signe que vous avez besoin de vous reposer et de faire une pause dodo.

En France, nous sommes très à cheval sur les horaires, et on a tous tendance à vouloir prouver notre valeur jusqu’à s’épuiser physiquement et mentalement. Stop ! On est pas des machines !

Je compte sur vous pour vous écouter, vous balader, écouter de la musique entre midi et deux, vous aérer l’esprit pendant vos pauses, la Terre ne va pas s’écrouler parce que vous n’avez pas livré telle refonte de site ou présentation PPT en temps et en heure.

Don’t worry be happy !

4. Ne prenez pas les critiques personnellement

Si vous êtes la petite dernière, le petit nouveau, bref vous venez tout juste de commencer à prendre vos marques dans l’entreprise de vos rêves : vous allez certainement entendre des phrases qui ne vont pas du tout vous plaire et qui risquent de vous bousculer.

C’est une note à moi-même mais aussi un conseil que je vous donne à vous cher lecteur – chère lectrice, ne vous emballez pas pour une phrase prononcée dans la précipitation, par une personne qui subit elle-même un stress important au quotidien.

Quoique ce collègue, cette-ce supérieur-e dise de votre travail, les remarques que l’on vous adresse ne sont généralement pas à charge et n’ont pas pour objectif de vous viser vous personnellement.

Quand on démarre dans la vie professionnelle, c’est très dur de savoir faire la part des choses alors une chose est sûre, ne vous flagellez pas et ne pleurez pas si une toute petite remarque vient contrecarrer votre journée. Cela arrive, et toute remarque au travail est censée être constructive et a pour but de vous aider à avancer.

Ce ne sera pas la première, ni la dernière que vous entendrez, autant vous y faire en répondant calmement et sereinement de la manière la plus intelligible et la plus pertinente possible.

Attention toutefois aux remarques et injures sexistes, aux propos mal placés, et ainsi de suite : vous n’avez pas non plus à encaisser des grossièretés. Si cela vous arrive, parlez-en et trouvez de l’aide autour de vous. Ne restez pas seuls !

Et dites-vous bien une chose, d’après mon psy, ce qu’une personne va dire de vous, de votre travail, ou de vos habitudes, en dit beaucoup plus longuement sur elle que sur vous-mêmes… À bon entendeur !

5. Fixez vos horaires, connaissez vos limites

C’est LA base d’un télé-travail serein.

Si on vous laisse le choix de vos horaires, tant que le travail est fait, ne prenez pas pour acquis que si vous avez envie, vous pouvez vous lever tard et travailler jusqu’à minuit. Bien sûr, c’est un rythme de croisière qui peut correspondre à beaucoup d’entre nous, on est tentés de s’y essayer. Cela dit, ce n’est pas le meilleur rythme professionnel à long terme.

Je vous recommande d’adopter des horaires sains et réguliers, pour ne pas trop vous perturber tant sur le plan physique que psychologique. Parce que tout le monde le sait, se coucher tard, ce n’est jamais bon pour la santé, surtout si vous vous endormez devant un écran.

Autre point très important, connaissez-vous vous-même (#Socrate), connaissez vos limites. Vous savez que vous êtes du genre à s’enthousiasmer pour le moindre projet ou la moindre activité excitante ? Ne foncez pas tête baissée et n’acceptez pas tout et n’importe quoi. Je vous recommande vivement d’éviter le surmenage en acceptant un à deux projets à la fois, et non cinquante tel que vous en rêvez sauf que… Votre corps ne va pas apprécier.

Ménagez-vous, reposez-vous, prenez le temps qu’il faudra, ce n’est que de cette manière que vous allez prouver à votre équipe que vous êtes réellement au top de la performance.

J’espère que ces petits conseils vous ont été utiles 😊

Si vous avez des questions, une remarque, la Team Colette se fera une joie d’y répondre !

Si vous avez des questions, des remarques la Team Colette se fera une joie d’y répondre.

Bon FULL REMOTE à tous.