heures sombres

Les heures sombres, Catherine Grangeard

En ces temps troubles de couvre-feu et de confinement (imminent ?), la psychanalyste et écrivaine Catherine Grangeard nous livre ses conseils pour faire face sereinement à ces heures, qu’elle qualifie de sombres… Mais pas que. Découverte.

Puiser dans ses forces personnelles

Dans cette période difficile, comment ne pas perdre son temps ? Ce sentiment est insupportable. Cette impression de regarder s’entasser les jours aux jours sans qu’il ne se passe rien et de voir filer le temps est angoissant. Comme le dit la chanson le temps perdu ne se rattrape guère, ne se rattrape plus. 

Les heures sombres que nous vivons sont d’autant plus pénibles qu’on n’en connaît pas le terme. Cette incertitude ajoutée à celle d’un virus invisible qui circule on ne sait où m’amène à conseiller de quitter une attitude qui affaiblit : ressasser les pertes, les privations, les efforts à faire et toute cette série d’idées qui affaiblissent.

Certes, tout le monde souffre du manque de liberté. Certes, c’est déstabilisant. Certes, c’est affreux de ne plus réussir à tant bien que mal gérer sa vie. Par conséquent il s’impose dans ces temps d’exceptions d’adopter également un positionnement d’exception. Il n’est pas réservé aux héros ! Prendre conscience qu’aller puiser dans des forces personnelles inemployées jusqu’alors est la seule solution pour profiter du moment.

L’importance de renforcer son intériorité

Il s’agit de renforcer son intériorité face à ce que l’on ne trouve plus à l’extérieur. Les ressources internes peuvent s’épanouir et épanouir. Dans cette adversité, ne penser qu’à compenser fait décompenser. Il s’agit de développer d’autres ressources, de hiérarchiser et se poser les questions existentielles fondamentales. C’est le moment.

En ce moment, je conseille régulièrement mes patients à voir ou revoir le film  Les Heures sombres ou L’Heure la plus sombre au Québec (Darkest Hour).

Pourquoi ? Au travers des choix difficiles de cet homme d’Etat on perçoit les états d’âme qu’il traverse et doit dépasser.

C’est vital ! Ce film n’a pas vocation psychologique. C’est pour cette distance qu’il est si intéressant. C’est par ce décalage que l’on perçoit la détermination nécessaire pour affronter les épreuves.

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