2025 : Colette is back

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Bonjour chers lectrices et lecteurs d’un peu partout ❤️

Je suis bien plus que contente de vous retrouver, l’enthousiasme, la liberté, la créativité, la joie d’écrire à nouveau sur Colette m’envahissent, et ça m’avait manqué.

Depuis la dernière fois que j’ai écrit à cet endroit, il s’est passé tellement de choses dans le monde.

Le drame palestinien, expression souvent utilisée pour éviter de faire fuir les gens, employée à tort et à travers à la place de : génocide ; la déclaration de guerre de Poutine à l’Ukraine, Donald Trump réélu Président des États-Unis…

En France, on a eu droit à un énergumène d’extrême droite à la barre au pouvoir alias Michel Barnier, balayé et vite remplacé par, roulement de tambourin en panne 🥁, François Bayrou, qui dernièrement, s’est dit qu’il allait renforcer les mesures de contrôle de l’immigration (alors qu’en 2013, l’année de mon bac, le type annonçait qu’il se porterait à nouveau candidat à la mairie de Pau, j’ai pas compris cet enchaînement), bref, on est sur un régime semi-présidentiel… Tout ça donne bien sûr envie de crier : 

What. The Actual. Motherfucking. FUCK ?

Il était donc temps que je revienne ici pour sauver la planète avec mes petits mots, car j’ai, bien sûr, bon espoir que Poutine tombe sur mon article, ainsi que sur tous les articles et vidéos des petits micro blogueurs dont je fais partie qui dénoncent des trucs, des conflits, et se qu’il se dise mais pardi, oui c’est n’importe quoi, et paf, le voilà parti en asile psy avec Musk, Trump, Xi Jinping et Netanyahou dans une de ses nombreuses villas de la Mer noire. 

Mais assez parlé des hommes riches de cette planète, concentrons-nous sur le quotidien actuel des filles et des femmes de la Terre, aussi pluriel qu’il soit. Quelques petits rappels.

Les femmes au cœur : on est où en 2025 ?

  • Aujourd’hui, 1,1 milliard de filles à travers le monde sont déscolarisées, victimes d’exploitation, ou mariées de force. Environ toutes les 3 secondes, une fille est mariée avant l’âge de 18 ans.
  • À échelle mondiale, environ 736 millions de femmes ont subi au moins une fois des violences physiques et ou sexuelles de la part de leur partenaire intime, ou en dehors du couple, ou les deux. 
  • Pour ce qui est du couple, en moyenne, 30% des femmes qui ont eu des relations – de couple – signalent avoir subi une violence physique ou sexuelle de leur partenaire intime.
  • En France, comme on peut le constater sur le site de noustoutes, il y a un féminicide tous les deux jours. Au 1er mars 2025, on dénombrait déjà 23 féminicides depuis le début de l’année. Un viol ou une tentative de viol toutes les 2 minutes 30. 
  • 16% des Français.e.s ont subi une maltraitance sexuelle durant leur enfance.
  • Côté travail, les femmes touchent (toujours) 28,5% de moins que les hommes.

Et l’avortement dans tout ça ? Où en est l’IVG ?

Si le lundi 4 mars 2024, la France est devenue le premier état au monde à inscrire dans sa Constitution « la liberté garantie de la femme de recourir au droit à l’interruption volontaire de grossesse », il existe encore 21 pays dans lequel l’interruption de grossesse est formellement interdite. Au niveau planétaire, on parle de 40% de femmes vivant dans un pays dans lequel l’avortement est soit interdit, soit très restreint.

Une honte, quand on sait que de toute façon, malgré les interdictions, la loi et toute forme d’oppression, les femmes ont recours à des techniques d’avortement. Et ce quitte à mettre leur vie en danger (lisez L’événement, d’Annie Ernaux pour mieux comprendre la problématique).

Il va donc falloir que les dirigeants de ces pays comprennent à un moment donné que les femmes, lorsqu’elles sont déterminées dans leur choix qui concernent leur corps, sont prêtes à aller jusqu’au bout pour pouvoir vivre, et surtout, le plus souvent, survivre, et si cela signifie avorter, elles sont prêtes à tout, alors raison de plus pour leur garantir enfin une sécurité, une réelle protection de santé

Les IVG clandestines représentent encore la troisième cause de mortalité maternelle dans le monde. 

Ces interdictions, restrictions, discriminations continues, ne font qu’aggraver l’oppression générale et systémique envers les femmes. 

Et les femmes, d’ailleurs, ne sont pas toutes les mêmes, comme les médias diffusant des généralités sexistes voudraient nous le faire croire.

On est ensemble

Aujourd’hui, pour faire avancer les combats, la lutte pour les droits des femmes, il est nécessaire de reconnaître la pluralité des femmes, la multiplicité de leurs différences, la diversité, accueillir toutes les femmes peu importe leurs religions, leurs origine.

Les femmes ne sont pas toutes européennes et trentenaires comme moi: certaines sont issues des minorités ethniques, racisées, c’est-à-dire qu’en plus de subir du sexisme au quotidien, elles doivent en plus de ça porter le fardeau à 200% illégal du racisme, et tout un tas d’autres discrimination en fonction de leur situation sociale.

Cette vision intersectionnelle du féminisme, je la partage entièrement, puisque c’est grâce à la convergence des luttes que nous allons augmenter nos chances de nous faire entendre, et de faire avancer la libération des femmes partout dans le monde.

J’ai envie de parler de toutes les femmes, de la nécessité de notre émancipation, mais aussi de faire entendre ici tous les combats qu’on n’entend pas, qu’on ne voit pas, qu’on oublie trop souvent. 

Le but ici, ce n’est pas de recourir à la force physique, au vu de mon gabarit, ce serait bien compliqué.

Je suis seule derrière mon écran à vous écrire, à vous lectrices, lecteurs, à vous qui souhaitez un monde plus apaisé, dans lequel la douceur reprend ses droits, accompagnée de la nature, d’un monde plus tourné vers l’humain, vers ce qui ralentit, la paix prend du temps.

Cette paix, j’ai envie de l’installer progressivement avec vous sur des espaces d’information qui ne sont pas encore pollués de censure, d’interdiction ou de désinformation.

Il y aura peut-être ici ou là quelques erreurs, mais s’il vous plaît, corrigez-moi, ou encouragez-moi à reformuler si je m’exprime avec maladresse, j’ai besoin de vous, je pense qu’on a besoin des uns des autres pour avancer ensemble, pour aller loin et construire un monde plus serein dans lequel l’art fait bon vivre.

Osez me parler en commentaire, ou par mail, dites-moi le fond de votre pensée, si vous avez envie de dire ou de crier quelque chose : exprimez-vous, je suis là pour vous entendre, tant que ça reste constructif et sympa.

Soyons audacieux.ses tous ensemble.

Parlons, réveillons la langue ensemble, et tentons d’enjoliver cette planète déjà magnifique, grâce à de beaux mots, à l’amour, la passion que nous éprouvons quant à certains sujets, certaines causes, certaines luttes, certains arts… 

J’ai envie de revenir ici pour écrire sur tous les sujets qui me passionnent, dans l’espoir de dialoguer avec celles et ceux pour qui les textes de Colette résonnent

Pour être dans une clarté absolue, une transparence totale, je m’adresse à tous les amoureux.ses du rire, aux tendres, à celles et ceux qui ont ce don inné de reconnaître de la beauté dans les recoins de la vie les plus infimes, parce que je ne suis pas parfaite, et j’aime de plus en plus l’imperfection.

Je m’adresse aux audacieuses et audacieux, tout ce beau peuple qui veut vivre, chanter, danser, parler autour d’un café, s’émanciper des carcans, briser les cases, les causeurs du dimanche, les énervés de l’après-midi, les tristes poètes du soir, je veux être là pour parler de toutes ces émotions qui nous traversent tous et toutes, de santé mentale, de féminisme, d’égalité des sexes, de droits des femmes oui, de solidarité, d’environnement… 

Avec ma petite plume, on va essayer d’avancer un peu par-là, et puis j’espère qu’avec vos yeux, nos cerveaux communs, tout l’amour et la bonne volonté du monde, on réussira à planter quelques graines d’avenir serein. 

Pour toutes et tous, 

Et fièrement vôtre

Elvire Balusseau

AKA Farfadet des Plaines ✨