IAN PAICE DEEP PURPLE

Deep Purple : Ian Paice, batterie en folie

Je pratique le plus bel instrument du monde qu’est la batterie depuis une bonne dizaine d’années maintenant. Depuis mes premiers pas sur la Terre, j’ai été bercé au son des albums de Deep Purple.

Quand j’ai commencé la batterie, ma première grande référence était tout naturellement Ian Paice.

Puis, au fur et à mesure que je travaillais, je découvrais d’autres monstres sacrés. Je pense à Dennis Chambers, à Steve Gadd, à Vinnie Colaiuta ou encore à Dave Weckl. J’en oublie bien d’autres. Chacun de ces musiciens renferme une technique absolument hors normes, une maîtrise parfaite des tous les éléments de la batterie, ainsi qu’une incroyable capacité à lire de très complexes partitions.

Pourtant, bien qu’ayant passé des heures à regarder d’innombrables vidéos de ces géants-là, ma référence demeure et demeurera toujours Ian Paice.

Pourquoi Ian Paice ?

La réponse à cette question pourrait s’appuyer uniquement sur les goûts personnels. Chaque batteur possède sa sensibilité rythmique et sonore, qui fait partie intégrante de sa personnalité musicale. Paice n’a pas selon moi le meilleur son de batterie.

Je trouve par exemple que ses toms altos manquent de profondeur.

composition batterie
[Petit tuto « composition classique d’une batterie » pour ceux qui n’y connaissent rien]

Un jeu unique, mêlant puissance et orfèvrerie

Seulement si je devais résumer son jeu en une formule lapidaire, je dirais puissance et orfèvrerie. Sa technique de caisse en est la parfaite illustration. On peut tous essayer de reproduire les fameux couplets de Burn, le break de Smoke On The Water entre l’intro et le premier couplet, personne ne saura mettre les bons accents aux bons moments.

Son frisé et son roulé continueront de marquer, par leur son et leurs nuances, quantité de batteurs à venir. Mais ce n’est pas que cela. Paicey est doté d’un sixième sens musical absolument hallucinant. Il fait ce qu’il faut quand il faut, sans fioriture inutile.

Se formant tout seul devant des vidéos de concerts et de démonstrations de Buddy Rich, Paice a hérité d’une grande sensibilité jazz. On la perçoit aisément lorsque l’on écoute Lazy, véritable shuffle dans lequel il fouette sa ride avec une incroyable légèreté et une grande délicatesse.

Dans Black Night, nous avons le même type de rythme, mais cette fois d’une façon beaucoup plus lourde, avec un hi-hat bien moelleux et une grosse caisse beaucoup plus présente. Dans la puissance ou dans la finesse, Paice adapte ses breaks, les rend puissants ou légers en parvenant toujours à faire de la dentelle.

L’exemple parlant est The Battle Rages On où les breaks fins et très recherchés contrastent avec la lourdeur hard rock des couplets.

Un roi du solo !

Ian a également innové en matière de solo. On se rappelle tous The Mule, la référence absolue.

S’il n’a pas inventé à proprement parler le solo de batterie, il a toutefois su imposer sa marque et inspirer toute une génération de batteurs. Depuis l’album Made in Japan, chaque concert de rock ou presque possède son solo de batterie, plus ou moins technique, plus ou moins musical.

Enfin, notre Paicey international est l’un des derniers dinosaures des années 70 à jouer encore aujourd’hui, avec une aisance et un niveau de jeu toujours aussi élevés.

Chapeau Ian !

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